J'ai l'impression que tu ne comprends pas comment ça marche : on fait des méta-analyses, car il y a beaucoup d'études sur un petit nombre de patients infectés, comme d'habitude dans le domaine de la médecine. Ces études peuvent être de bonne qualité mais, à elles seules, ne permettent pas de conclure, car une partie d'elles va correspondre à du bruit statistique.
Une meta-analyse ne peut pas toujours rattraper le faiblesse statistique d'études avec un nombre de cas trop petit. La variabilité des cohortes (dans ce cas précis : répartitions des ages, des genres, des comorbidités, test double aveugle, études en pre publication ou revues par des paris) rend l'exercice pas infaisable mais compliqué du fait de ces biais potentiels
20000 patients dans une meta analyse, ce sera en général moins puissant statistiquement qu'une étude avec 2000 patients où tout est contrôlé de la même manière (ce qui est le cas dans les tests de validation de l'efficacité pour tous les vaccins anti covid récemment arrivés)
Concernant les meta-analyses sur l'ivermectine, on trouve pas mal d'avis (à leur sujet ou dans l'étude elle-même) sur leur qualité statistique et méthodologique (disclaimer, ma sélection vaut ce qu'elle vaut, je n'ai pas poncé le sujet) :
Par exemple (en accès libre) :
Tous notent la faiblesse des papiers utilisés (statistique, qualité des cohortes) dans les études cumulées qui normalement empêchent de conclure sereinement.
Concluding, research related to ivermectin in COVID-19 has serious methodological limitations resulting in very low certainty of the evidence, and continues to grow. The use of ivermectin, among others repurposed drugs for prophylaxis or treatment for COVID-19, should be done based on trustable evidence, without conflicts of interest, with proven safety and efficacy in patient-consented, ethically approved, randomised clinical trials.
Ils parlent aussi de la dose énorme (9 fois la dose recommandée par la FDA) qu'il faut donner par rapport au traitement parasitaire habituel. Si l'idée c'est de le prendre en prophylaxie, il me semble que l'ivermectine, c'est, sauf erreur de ma part, une dose one-shoot voire une seconde pour le traitement.
Si on parle d'en ingérer régulièrement à des doses possiblement élevées, des effets secondaires à longs termes doivent survenir (et on doit donc s'en inquiéter, je n'ai pas chercher à savoir si des études existent sur ce sujet et les meta-analyses ne traitent vraiment pas ce sujet)
Un point intéressant aussi qu'ils remontent : la profusion de sites en ligne (donc certains liens sont passées ici) dédiés à la meta-analyse automatisées et orientées des études sur l'ivermectine (il y a d'ailleurs les mêmes pour HCQ) qui part leur aspect facile d'accès donc une fausse idée de l'état de l'art sur le sujet et amène la confusion.
Recently, there has been several reports and publications suggesting that ivermectin may be beneficial for the prophylaxis and treatment of COVID-19 patients. Based on a critical appraisal of the ivermectin literature, most data are cited from non-peer-reviewed clinical studies with methodological flaws and intrinsic limitations. Most of these trials are relatively small with low to very low certainty of evidence to support the outcomes. In addition, the studies vary widely in their designs, treatment regimens and duration, comparators, standards of care, endpoints, and statistical results. To date, there has notbeen a pivotal, well-conducted, randomized controlled trial (RCT) that is adequately powered to meet statistical significance. Based on these findings, there remains uncertainty in the benefits of ivermectin for prophylaxis and treatment of COVID-19.
Ivermectin was associated with decreased mortality in patients with COVID-19 with a low certainty of evidence. Further double-blinded placebo-controlled RCTs with large samples are required for definite conclusion. In the future, if the pre-prints publication is published with the similar result to the current analyses, the certainty of evidence will increase.
Cette conclusion va donc dans le sens d'une potentielle efficacité de l'invermectine d'après leur meta-analyse qui ferait baisser la mortalité dans certains cas mais sans suffisamment de confiance du fait des biais dans les études utilisés. ILs décrivent bien leur méthode d'analyse
Ils décrivent aussi de nombreux biais (!) mais concluent quand même (??) sur l'efficacité (lire le parapagraphe 5.1 de la discussion https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S187140212100206X#sec5)
Donc non, c'est loin d'être tranché en ce qui concerne une efficacité l'ivermectine chez l'humain contre les effets du covid.
Par contre si on est un hamster doré de sexe féminin, on a des effets favorables d'après les tests de Pasteur effectivement. Comme leur papier le dit, c'est une piste mais qu'il faut la tester chez l'humain et ça me parait une bonne démarche scientifique
[^] # Re: courage
Posté par littlebreizhman . En réponse au journal Troisième dose. Évalué à 8.
Une meta-analyse ne peut pas toujours rattraper le faiblesse statistique d'études avec un nombre de cas trop petit. La variabilité des cohortes (dans ce cas précis : répartitions des ages, des genres, des comorbidités, test double aveugle, études en pre publication ou revues par des paris) rend l'exercice pas infaisable mais compliqué du fait de ces biais potentiels
20000 patients dans une meta analyse, ce sera en général moins puissant statistiquement qu'une étude avec 2000 patients où tout est contrôlé de la même manière (ce qui est le cas dans les tests de validation de l'efficacité pour tous les vaccins anti covid récemment arrivés)
Concernant les meta-analyses sur l'ivermectine, on trouve pas mal d'avis (à leur sujet ou dans l'étude elle-même) sur leur qualité statistique et méthodologique (disclaimer, ma sélection vaut ce qu'elle vaut, je n'ai pas poncé le sujet) :
Par exemple (en accès libre) :
Tous notent la faiblesse des papiers utilisés (statistique, qualité des cohortes) dans les études cumulées qui normalement empêchent de conclure sereinement.
Papier d'opinion https://ebm.bmj.com/content/early/2021/05/26/bmjebm-2021-111678 (avril 2021)
Ils parlent aussi de la dose énorme (9 fois la dose recommandée par la FDA) qu'il faut donner par rapport au traitement parasitaire habituel. Si l'idée c'est de le prendre en prophylaxie, il me semble que l'ivermectine, c'est, sauf erreur de ma part, une dose one-shoot voire une seconde pour le traitement.
Si on parle d'en ingérer régulièrement à des doses possiblement élevées, des effets secondaires à longs termes doivent survenir (et on doit donc s'en inquiéter, je n'ai pas chercher à savoir si des études existent sur ce sujet et les meta-analyses ne traitent vraiment pas ce sujet)
Un point intéressant aussi qu'ils remontent : la profusion de sites en ligne (donc certains liens sont passées ici) dédiés à la meta-analyse automatisées et orientées des études sur l'ivermectine (il y a d'ailleurs les mêmes pour HCQ) qui part leur aspect facile d'accès donc une fausse idée de l'état de l'art sur le sujet et amène la confusion.
Un avis dans un memorandum du British Columbia COVID-19 Therapeutics Committee pour prendre un axe de soigants : https://physicians.northernhealth.ca/sites/physicians/files/physician-resources/covid-19/Ivermectin-NOT-for-COVID-19-Prophylaxis-Treatment-01July21.pdf (juillet 2021)
Et dans le sens de l'efficacité de l'ivermectine, un papier d'une équipe indonésienne
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S187140212100206X (juin 2021), souvent cité par des pro ivermectine d'ailleurs une conclusion seulement légèrement favorable
Cette conclusion va donc dans le sens d'une potentielle efficacité de l'invermectine d'après leur meta-analyse qui ferait baisser la mortalité dans certains cas mais sans suffisamment de confiance du fait des biais dans les études utilisés. ILs décrivent bien leur méthode d'analyse
Ils décrivent aussi de nombreux biais (!) mais concluent quand même (??) sur l'efficacité (lire le parapagraphe 5.1 de la discussion https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S187140212100206X#sec5)
Donc non, c'est loin d'être tranché en ce qui concerne une efficacité l'ivermectine chez l'humain contre les effets du covid.
Par contre si on est un hamster doré de sexe féminin, on a des effets favorables d'après les tests de Pasteur effectivement. Comme leur papier le dit, c'est une piste mais qu'il faut la tester chez l'humain et ça me parait une bonne démarche scientifique