• [^] # Re: it iz not bicose you are

    Posté par . En réponse au journal Make your Pass (sanitaire) Fun Again. Évalué à 4.

    Euh, le mot "nazi" ne prête pas du tout à sourire justement.

    Ah bon ? Personnellement le mot "nazi" je le trouve hilarant.
    Il est drôle quand il est utilisé par un homme qui se croit important pour qualifier un serveur qui vient de lui refuser une table réservée.
    Il est franchement fendard quand une moitié de pays insulte ainsi une autre moitié de pays pour leur conviction politique.
    Il est délicieusement ironique quand les convaincus politiques sus-mentionnée l'utilisent à leur tout pour dénigrer qui voudrait les forcer à porter un masque de tissu sur la bouche.
    Il est juste à se tordre de rire quand des slaves ou des magyars s'autoproclament membre de ce groupe.

    Je ris parce que tant qu'un mouvement n'a pas d'autre nom que "Nazis", avec ou sans le très oxymorique "neo" devant (comme si il y avait quoi que ce soit de neuf dans l'idée de se considérer supérieur par le sang, la naissance ou l'histoire), tant qu'un mouvement donc n'a pas d'autre appellation c'est qu'il est risible, et qu'il a besoin de toute la force que le rejet des idées maintenant centenaires peut lui prêter.

    Combien de ces clowns grandiloquents et bruyants ont seulement ouvert "Mein Kampf", ou "The International Jew" le livre d'Henri Ford à l'origine de tout ?

    Mais là ou je ris le plus fort c'est quand comme une personne en intime une autre, sous des menaces à peine voilée, de ne pas utiliser le terme à tort et à travers, ordonne presque de ne pas dire "Nazi du protocole", "Grammar nazi" ou autre "c'est un truc de nazis". De peur qu'une personne fasse une mauvais interprétation du mot et que cela serve la cause des "vrais nazis".

    Ils oublient simultanément la réalité historique de ce qu'est un "vrai nazi", toutes les subtilités du langage tel qu'il est compris d'à peu près tout le monde, et l'intelligence de leur interlocuteur.

    Il se drapent dans une légitimité évidente à leurs yeux, font preuve d'une condescendance rare - normalement réservée à une personne âgée quand elle explique la vie à un gamin, et surtout d'un élan de supériorité élitiste que certains chroniqueurs philosophes ne désavoueraient point. Bref ils se placent plus près de l'idéologie qu'ils invitent à rejeter qu'aucun de leurs interlocuteurs ne l'a jamais été.

    Et oui je trouve ça drôle.