Ce dont tu parle, c'est la question morale, le fait que les individus développent un système de valeur pour déterminer ce qui est bien et mal, et que pour faire société, ils ont besoin de synchroniser leurs systèmes de valeurs entre eux, et ça se fait en développant des idéologies. De nos jours, on peut considérer la démocratie comme étant le système le moins mauvais en pratique pour arbitrer les inévitables conflits que cela engendre, le pire étant l'usage des armes.
Ce dont parle ce texte, c'est autre chose, de mon point de vue, c'est plutôt ce dont parle La Boétie dans son discours de la servitude volontaire.
Il faut que je relise ce texte, que j'ai étudié a l'école, je pense comme tout le monde, mais y a looooongtemps :
En démocratie, on peut très bien se soumettre à une forme de tyrannie, faut que juste qu'il y ait suffisamment de gens pour voter pour un tyran et/ou que les gens renoncent à leur liberté.
La peur étant le moteur principal qui mène à la soumission et le moyen le plus efficace pour lutter contre la peur, c'est la connaissance. (c'est l'inconnu qui fait peur, on a le cerveau codé comme ça depuis la nuit des temps, question de survie).
Du coup, la liberté n'est pas simplement une question de droit, c'est une bataille permanente, une lutte constante pour comprendre et penser le monde par soi-même. Une façon d’apprivoiser la sauvagerie du monde. Apprivoiser au sens le plus noble du terme, ce que l'on retrouve dans le texte de Saint-ex, le petit prince :
On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
C'est à dire apprivoiser, mais sans soumettre, apprendre à connaitre le monde pour pouvoir vivre avec lui sans qu'il nous fasse peur.
Eh oui on a tout autant besoin des cons que des gens bien et/ou intelligents.
Non, la connerie n'est pas une fatalité, c'est lorsque la connaissance est mise en échec. Mais l’échec n'est pas forcément un probléme, si on l'admet, c'est une façon de progresser. Tout le monde échoue tout le temps, et à ce titre, on est toujours con quelque part. Mais renoncer au dur chemin de la connaissance et ensuite à la liberté, parce que c'est plus confortable ? Ha non, ça non, jamais.
Tu sais ce qui est amusant au final dans cette toute cette histoire qui tourneboule tout le monde, c'est qu'un vaccin, c'est juste une méthode pas con pour apprivoiser un virus. Pour apprendre a notre système immunitaire a le connaître et a vivre avec. Cette méthode est juste plus efficace et moins couteuse en vie humaine que de laisser faire la nature. C'est pas que la nature soit mauvaise, ça n'a pas de sens, mais elle obéi de façon complexe a des loi simple, le hasard et la nécessité. Elle avance comme un aveugle qui se cognerai partout dans une pièce avant de trouver la porte.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Le problème Nazi? Ou le problème manichéen?
Posté par Big Pete . En réponse au journal Comment reconnaitre un·e Nazi·e potentiel·le ?. Évalué à 6.
Ce dont tu parle, c'est la question morale, le fait que les individus développent un système de valeur pour déterminer ce qui est bien et mal, et que pour faire société, ils ont besoin de synchroniser leurs systèmes de valeurs entre eux, et ça se fait en développant des idéologies. De nos jours, on peut considérer la démocratie comme étant le système le moins mauvais en pratique pour arbitrer les inévitables conflits que cela engendre, le pire étant l'usage des armes.
Ce dont parle ce texte, c'est autre chose, de mon point de vue, c'est plutôt ce dont parle La Boétie dans son discours de la servitude volontaire.
Le texte complet :
https://fr.wikisource.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire/%C3%89dition_1922/Texte_entier
Une explication de texte par Raphaël Enthoven sur FC :
https://www.franceculture.fr/emissions/le-gai-savoir/discours-de-la-servitude-volontaire-la-boetie
Il faut que je relise ce texte, que j'ai étudié a l'école, je pense comme tout le monde, mais y a looooongtemps :
En démocratie, on peut très bien se soumettre à une forme de tyrannie, faut que juste qu'il y ait suffisamment de gens pour voter pour un tyran et/ou que les gens renoncent à leur liberté.
La peur étant le moteur principal qui mène à la soumission et le moyen le plus efficace pour lutter contre la peur, c'est la connaissance. (c'est l'inconnu qui fait peur, on a le cerveau codé comme ça depuis la nuit des temps, question de survie).
Du coup, la liberté n'est pas simplement une question de droit, c'est une bataille permanente, une lutte constante pour comprendre et penser le monde par soi-même. Une façon d’apprivoiser la sauvagerie du monde. Apprivoiser au sens le plus noble du terme, ce que l'on retrouve dans le texte de Saint-ex, le petit prince :
https://microtop.ca/lepetitprince/chapitre21.html
C'est à dire apprivoiser, mais sans soumettre, apprendre à connaitre le monde pour pouvoir vivre avec lui sans qu'il nous fasse peur.
Non, la connerie n'est pas une fatalité, c'est lorsque la connaissance est mise en échec. Mais l’échec n'est pas forcément un probléme, si on l'admet, c'est une façon de progresser. Tout le monde échoue tout le temps, et à ce titre, on est toujours con quelque part. Mais renoncer au dur chemin de la connaissance et ensuite à la liberté, parce que c'est plus confortable ? Ha non, ça non, jamais.
Tu sais ce qui est amusant au final dans cette toute cette histoire qui tourneboule tout le monde, c'est qu'un vaccin, c'est juste une méthode pas con pour apprivoiser un virus. Pour apprendre a notre système immunitaire a le connaître et a vivre avec. Cette méthode est juste plus efficace et moins couteuse en vie humaine que de laisser faire la nature. C'est pas que la nature soit mauvaise, ça n'a pas de sens, mais elle obéi de façon complexe a des loi simple, le hasard et la nécessité. Elle avance comme un aveugle qui se cognerai partout dans une pièce avant de trouver la porte.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.