C'était un prototype pour lequel le SGMAP avait obtenu de haute lutte un instant de tolérance de la part du MEN. On l'a proposé dans quelques collèges, et les retours étaient dithyrambiques. Ca a été fait, semble-t-il, en très peu de temps, à partir de briques logicielles déjà existantes alors pour OpenFisca.
Le fait principal, c'était de demander au parent d'élève son numéro fiscal, et puis plus rien d'autre ! Il n'en faut pas plus en effet pour accorder une bourse de collège : nombre de parts fiscales et revenu fiscal de référence.
Ensuite tu poses la question qui tue : mais pourquoi donc bon sang de bois de scrogneugneu faudrait-il une authentification pour cela !? Notre système de bourse consistait seulement à dire "je suis le numéro fiscal 123456789 et mon enfant Kévin Dugenou est dans votre collège, donnez-moi la bourse à laquelle j'ai droit". On pouvait à la rigueur imaginer un tiers ayant réussi à mettre la main sur le numéro fiscal d'une personne, et... ne pouvant rien en faire d'autre que de faire la demande à la place de cette personne, mais rien d'autre. Ensuite il y avait le sujet des coordonnées bancaires où se faire virer la bourse, mais ça dans tous les cas à l'intendance on doit en faire une vérification.
Le machin du MEN, généralisé depuis, au contraire, repose sur une identification préalable du parent d'élève. La procédure est compliquée, peu ergonomique, et elle repose sur le courriel : sans même évoquer les blaguounettes amusantes comme le traitement en spam de ce que l'application nationale envoie par tout un tas de serveurs de courriel, ce média est éloigné des pratiques des familles en difficulté sociales. Les parents ne s'en sortent pas avec, et immanquablement, depuis que ce bouzin est imposé partout, il y a deux situations : soit l'établissement fait tout le boulot et notamment conserve une campagne massive sur papier ; soit le taux de boursiers prend une grosse claque.
[^] # Re: Application bourse?
Posté par L'intendant zonard (site web personnel) . En réponse au journal Les états d'âme d'OpenAcadémie, épisode 2. Évalué à 10.
C'était un prototype pour lequel le SGMAP avait obtenu de haute lutte un instant de tolérance de la part du MEN. On l'a proposé dans quelques collèges, et les retours étaient dithyrambiques. Ca a été fait, semble-t-il, en très peu de temps, à partir de briques logicielles déjà existantes alors pour OpenFisca.
Le fait principal, c'était de demander au parent d'élève son numéro fiscal, et puis plus rien d'autre ! Il n'en faut pas plus en effet pour accorder une bourse de collège : nombre de parts fiscales et revenu fiscal de référence.
Ensuite tu poses la question qui tue : mais pourquoi donc bon sang de bois de scrogneugneu faudrait-il une authentification pour cela !? Notre système de bourse consistait seulement à dire "je suis le numéro fiscal 123456789 et mon enfant Kévin Dugenou est dans votre collège, donnez-moi la bourse à laquelle j'ai droit". On pouvait à la rigueur imaginer un tiers ayant réussi à mettre la main sur le numéro fiscal d'une personne, et... ne pouvant rien en faire d'autre que de faire la demande à la place de cette personne, mais rien d'autre. Ensuite il y avait le sujet des coordonnées bancaires où se faire virer la bourse, mais ça dans tous les cas à l'intendance on doit en faire une vérification.
Le machin du MEN, généralisé depuis, au contraire, repose sur une identification préalable du parent d'élève. La procédure est compliquée, peu ergonomique, et elle repose sur le courriel : sans même évoquer les blaguounettes amusantes comme le traitement en spam de ce que l'application nationale envoie par tout un tas de serveurs de courriel, ce média est éloigné des pratiques des familles en difficulté sociales. Les parents ne s'en sortent pas avec, et immanquablement, depuis que ce bouzin est imposé partout, il y a deux situations : soit l'établissement fait tout le boulot et notamment conserve une campagne massive sur papier ; soit le taux de boursiers prend une grosse claque.
Intendant, donc méchant, mais libre !