• # Faux semblants

    Posté par . En réponse à la dépêche L’envolée de Odoo, le logiciel de gestion open source. Évalué à 5.

    De l'art de présenter une mauvaise nouvelle comme une bonne :

    Un certain Cyrl, membre du conseil d'administration et probablement actionnaire depuis l'origine d'Odoo, se fait la malle en la remplissant de 180 millions d'euros aimablement livrés par un fond d'investissement originaire comme d'habitude du pays qui possède la monnaie dominante au niveau mondial, le dollar US, pays qui en créé à volonté pour piller les autres économies par le biais financier (ou quand ce n'est pas possible ou rapide en usant de sa puissance militaire également gracieusement financée par le dieu $).

    Conséquences

    1. À court terme

    Le(s) dirigeant(s) historique(s) d'Odoo restant s'en trouve(nt) affaibli(s) avec un contrôle moindre sur le capital et avec un nouvel actionnaire susceptible d'avoir l'appétit du loup qui vient d'entrer dans la bergerie.

    L'opération n'apporte aucun argent frais à l'entreprise et n'a donc aucun intérêt pour le quotidien opérationnel de l'entreprise.
    Devant cette mauvaise nouvelle, il s'agit donc comme souvent de faire bonne figure, de trouver matière à se réjouir et de générer un peu de bruit médiatique : le couplet classique est sur l'air fameux "rien ne change" mais ne permet pas de cacher que l'agneau comme d'habitude est en train de se faire croquer par le loup, voila qui est propre à rassurer les "milieux économiques" et à attirer de nouvelles entreprises comme clients ne doutant plus de la viabilité d'Odoo en tant qu'elle est devenue une entreprise identifiée comme proie par les forces dominantes du système économique.

    1. À moyen/long terme

    Une entreprise belge dont le capital sera détenu par des intérêts états-uniens / mondialisés qui décideront à leurs guises de son avenir et éventuellement de sa fusion/absorption avec une autre marque et un autre modèle économique, d'autres localisations des emplois,... et le tout possiblement toujours plus éloigné de l'éthique du logiciel libre.

    Bref "business as usual" dans ce monde de concentration effrénée du capital dans la main des sociétés par actions et d'obligation de croître de ces dernières pour repousser un peu l'échéance de l'effondrement systémique, quitte, bien sûr, à détruire l’écosystème au niveau planétaire.

    Y a t-il lieu de célébrer cette nouvelle sur LinuxFr ?