Tu confond cloud et hébergement et infrastructure. Une offre de cloud ce n'est pas une offre d'hébergement.
Je ne pense pas, On a de très belles offres cloud en France chez les opérateurs que j'ai cité. On a des offres GPU à l'heure, des infrastructures pour l'IA, de la gestion de contenu, de la haute dispo etc.
Ce que l'on a pas c'est des gros contrats qui permettraient de faire tous les investissements qui seraient nécessaire pour que la quantité d'offres disponibles et la qualité des formations/interfaces utilisateurs soient augmenté.
Tant qu'on ne comprends pas la différence entre Azure et Gandi
Je comprend très bien la différence entre Azure et Gandi. Mais ce qui à mon sens n'est pas compris est le "pourquoi" de cet différence.
Ça n'est pas un problème de compétences. On a très largement les compétences pour faire de l'aussi bon boulot, si ce n'est du meilleur en France et en Europe.
Ça n'est pas un problème d'infrastructure globale. La qualité globale de nos Infras est largement devant ce qu'on peut trouver aux US ou aux Canada. En fait à part 4 points chauds en Californie on est assez largement en avance sur tout ce qui se fait aux US.
Ça n'est pas un problème d'hébergement. On a largement de quoi héberger les systèmes cloud les plus complexes et les plus solides.
C'est pour ça que je dit qu'il va falloir définir "retard" avec beaucoup d'attention. On est en retard sur un seul point : les investissements. Effectivement il n'y a pas moyen de créer un système aussi intégré et aussi testé que GCP ou Amazon sans avoir des millions de clients.
Aujourd'hui les fournisseurs existant, même les plus gros (Scaleway et OVH) ne vendent que de l'offre discount et ne font que copier les API des Clouds américains en mode suiveur. Non pas parce qu'ils ne sont pas capable de faire mieux, mais parce que le marché, et principalement les marchés publiques leur sont fermés. Ce qui les met en ultra désavantage par rapport à leurs concurrents d'outre Atlantique.
La volonté politique existante fait que le cloud, qui a tout pour décoller en Europe, ne décolle pas.
Un exemple tout simple : le dossier patient. Pour l'assurance maladie il était impensable que les données des malades et les dossiers médicaux partent dans le cloud américain. Il y a eu de nombreux acteurs qui ont énormément investis pour avoir toute la chaine de certification nécessaire pour pouvoir être reconnu comme capable d'héberger de telles données. Ce qui impliquait entre d'être ISO 27000 et de faire certifier tous ses fournisseurs ISO 27000.
Au final tous les contrats juteux sont partis dans des clouds extra européens quand même. Ou dans des projets assez acrobatiques par les gros opérateurs en place (Orange et SFR) dont je suis très curieux de savoir ce qu'il restera dans 5 ou 10 ans.
Beaucoup de gens ont retenus la leçon : ne pas investir dans les grandes opérations cloud des états.
TLDR : Le seul retard réel existant en Europe est un retard d'investissement, et la volonté politique actuelle est une ennemie, pas une potentielle alliée.
[^] # Re: Plus d'infos
Posté par Kaane . En réponse au journal Améli et la Souveraineté Numérique. Évalué à 6.
Je ne pense pas, On a de très belles offres cloud en France chez les opérateurs que j'ai cité. On a des offres GPU à l'heure, des infrastructures pour l'IA, de la gestion de contenu, de la haute dispo etc.
Ce que l'on a pas c'est des gros contrats qui permettraient de faire tous les investissements qui seraient nécessaire pour que la quantité d'offres disponibles et la qualité des formations/interfaces utilisateurs soient augmenté.
Je comprend très bien la différence entre Azure et Gandi. Mais ce qui à mon sens n'est pas compris est le "pourquoi" de cet différence.
Ça n'est pas un problème de compétences. On a très largement les compétences pour faire de l'aussi bon boulot, si ce n'est du meilleur en France et en Europe.
Ça n'est pas un problème d'infrastructure globale. La qualité globale de nos Infras est largement devant ce qu'on peut trouver aux US ou aux Canada. En fait à part 4 points chauds en Californie on est assez largement en avance sur tout ce qui se fait aux US.
Ça n'est pas un problème d'hébergement. On a largement de quoi héberger les systèmes cloud les plus complexes et les plus solides.
C'est pour ça que je dit qu'il va falloir définir "retard" avec beaucoup d'attention. On est en retard sur un seul point : les investissements. Effectivement il n'y a pas moyen de créer un système aussi intégré et aussi testé que GCP ou Amazon sans avoir des millions de clients.
Aujourd'hui les fournisseurs existant, même les plus gros (Scaleway et OVH) ne vendent que de l'offre discount et ne font que copier les API des Clouds américains en mode suiveur. Non pas parce qu'ils ne sont pas capable de faire mieux, mais parce que le marché, et principalement les marchés publiques leur sont fermés. Ce qui les met en ultra désavantage par rapport à leurs concurrents d'outre Atlantique.
La volonté politique existante fait que le cloud, qui a tout pour décoller en Europe, ne décolle pas.
Un exemple tout simple : le dossier patient. Pour l'assurance maladie il était impensable que les données des malades et les dossiers médicaux partent dans le cloud américain. Il y a eu de nombreux acteurs qui ont énormément investis pour avoir toute la chaine de certification nécessaire pour pouvoir être reconnu comme capable d'héberger de telles données. Ce qui impliquait entre d'être ISO 27000 et de faire certifier tous ses fournisseurs ISO 27000.
Au final tous les contrats juteux sont partis dans des clouds extra européens quand même. Ou dans des projets assez acrobatiques par les gros opérateurs en place (Orange et SFR) dont je suis très curieux de savoir ce qu'il restera dans 5 ou 10 ans.
Beaucoup de gens ont retenus la leçon : ne pas investir dans les grandes opérations cloud des états.
TLDR : Le seul retard réel existant en Europe est un retard d'investissement, et la volonté politique actuelle est une ennemie, pas une potentielle alliée.