• [^] # Re: passe sanitaire == pied dans la porte à un système de crédit social à la Chinoise

    Posté par . En réponse au journal [HS] Quand quelqu'un vous parle de liberté.... Évalué à 9.

    On commence par profiter d'un choc pour faire accepter une mesure qui ne le serait pas en temps normal. En l'occurrence on profite du covid, de la peur de la contamination et du ras le bol des mesures sanitaires pour imposer le principe du passe avec comme récompense une levée des mesures et le sentiment de sécurité. Enfin imposer pas vraiment puisque c'est sous une pluie d'applaudissements.

    Ensuite on le pérennise. Par exemple un amendement qui mettait fin au passe une fois qu'il n'est plus utile a été rejeté (https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/4386/CION_LOIS/CL185).

    Puis on étend son périmètre. Bien sur toujours pour le bien des gens. Pourquoi ne pas y ajouter d'autres vaccins, ou autres données médicales. Cela pourrait servir pour filtrer l'entrée dans certains lieux. On pourrait y ajouter des données sécuritaires. Pour empêcher les fichés S d'accéder à des lieux sensibles par exemple. Ou les délinquants sexuels. Là encore ça pourra se faire à l'occasion d'un choc comme un fait divers sordide, ou un attentat.

    Au final on a un passe qui autorise ou non l'accès à certains lieux ou activités. Le tout à travers une boite noire dont les critères ne sont pas transparents. On scanne le code et on reçoit un OK / NOK sans plus d'explication.

    A partir de là tout est possible. Exactement comme pour le crédit social chinois.

    Alors vous direz que c'est de la fiction. Oui pour le moment.
    Mais la pérennisation des lois sécuritaires c'est la norme depuis Chirac.
    L'extension du périmètre des mesures très restrictives au départ, juré craché que ça restera comme ça c'est aussi un peu la norme.
    La volonté de contrôle, de limiter les opposants c'est une tendance lourde depuis un bon paquet d'années.
    La dernière en date est encore l'UE qui veut surveiller les communications privées numériques. Au nom de la lutte contre la pédopornographie bien sur.

    Alors si vous voulez enlever la suspicion envers ce passe il faudra plus que du "c'est de la fiction", ou des accusations de complotisme.