Je peux répondre quelques trucs pour Aryeom en espérant ne pas me planter.
Ça n'a quasiment pas été abordé dans l'article (ceci dit sans aucun reproche de ma part). Aussi Aryeom (ou d'autres volontaires) pourrait peut-être en dire un peu plus en réponse à ce commentaire sur son parcours et sa formation pour sa carrière de graphiste, y compris sa formation à l'utilisation de logiciels propriétaires.
Elle a été formée et diplômée à l'université en Corée (en Beaux Arts, spécialité animation), donc je crois pas que ça t'aidera beaucoup.
Je sais qu'elle dessine depuis très jeune. Quand j'entends ses histoires, je ne peux que l'imaginer que comme cet(te) élève qui dessine tout le temps et qu'on a tous eu dans certaines classes pendant notre scolarité.
Elle a aussi été en académie de dessin au lycée. Les "académies" sont un concept habituel en Corée où les enfants vont à une école-après-l'école — les académies donc, le soir après les cours — pour exceller dans certains domaines en fonction des choix des parents et/ou des désirs des enfants, et surtout (au lycée) qui les préparent aux concours d'entrées des universités; des cours du soir quoi, sauf que presque tout le monde en fait en Corée... Quand d'autres prenaient des cours du soir de maths ou autres matières scolaires habituelles (en général, c'est ce vers quoi les parents veulent pousser leurs enfants, pour devenir médecins, avocats, ou je-ne-sais-quoi de prestigieux), Aryeom prenait donc des cours du soir de dessin (3 à 4 heures par jour, de lundi à samedi, puis toute la journée pendant les vacances scolaires).
En gros, elle a beaucoup dessiné, déjà avant les études supérieures.
Aryeom pourrait-elle aussi en dire un peu plus sur les lieux ou elle a donné des formations ?
Elle a donné des cours 3 années de suite à l'université de Cergy Pontoise. Elle donne un cours de retouche d'image à une licence 3 pro de "Patrimoine, visualisation et modélisation 3D" (avec un focus sur des retouches de vielles œuvres graphiques, ou des frises et autres œuvres murales sur des monuments historiques) et un cours d'illustration numérique à une licence 3 pro "Infographie, webdesign et multimedia". GIMP est utilisé pour ces 2 cours.
Ma fille de 15 ans est passionnée par les arts graphiques (peu d'animation pour l'instant) auxquels elle consacre presque l'exclusivité de son temps libre. Elle utilise une petite tablette wacom et exclusivement des logiciels libres : essentiellement MyPaint, PikoPixel et Gimp sous Linux comme sous Mac, avec une préférence pour Linux ;-).
Je pense qu'être passionné est un premier gros avantage dans ces métiers. Je conseillerais aussi de ne pas faire que du dessin numérique. Je pense que s'enfermer dans le numérique dès le début est une erreur de notre époque (le numérique est beaucoup plus limité, quel que soit le logiciel, que les méthodes physiques). C'est comme pour l'informatique, on apprend les maths et la logique d'abord (pas besoin d'ordi pour ça). On apprend aussi à écrire avec des stylos avant de le faire avec au clavier, et avec des livres et des dictionnaires avant d'avoir des corrections automatiques qui corrigent et proposent même des tournures de phrase de nos jours (😱).
Quand on est adulte, on aura bien assez l'occasion de ne plus faire toutes ces étapes manuelles (plus le temps ni l'envie, recherche d'efficacité permanente, emplois du temps chargés...), donc on doit absolument les voir comme des bases surtout quand on débute.
Faire que du numérique dès le début, c'est aussi l'un des meilleurs moyens de s'enfermer dans les logiciels (car on ne sait plus faire les trucs que parce que nos logiciels le font à notre place, donc si on change de logiciel avec une fonctionnalité en moins, paf! on est perdu bêtement!).
Elle entre en 1ere et a choisi des modules correspondants à ses points forts et centres d'intérêts (langues anglaise et japonaise ainsi que les maths et la programmation). Quelles formations s'ouvriront à elle après le bac si elle souhaite faire du graphisme un métier ?
Je pense qu'il faut pas forcément s'évertuer à chercher une formation "libriste" à tout prix. Enfin s'il se trouve qu'il y a juste à côté de chez vous une université ou école pro-libre, clairement c'est un choix à considérer en priorité (mais il faut tout de même vérifier le cursus dans son entièreté, rien n'empêche de faire n'importe quoi avec du libre!). Mais sinon, je déconseillerais de s'acharner sur ce point, tout simplement car il y en a trop peu, et ce serait dommage de manquer sa vocation sur un point technique.
Ce qu'il faut bien voir, c'est que ces logiciels ne sont que des outils. Si on apprend le graphisme numérique, il y a énormément de concepts en commun, quels que soient les logiciels. Se réhabituer à un autre logiciel n'est pas le gros du travail. D'ailleurs cela s'applique à une majorité de métier. En tant que développeur, quand je vois des "développeurs" qui se disent "développeur Python" (ou ceci ou cela) comme si c'est la seule chose qu'ils peuvent écrire, c'est juste triste. Quand on a les bases du développement logiciel et qu'on a compris les concepts, qu'importe le langage ou les outils. Ben pour un graphiste, c'est similaire. Si vous apprenez avec Photoshop ou que-sais-je, passer à GIMP (ou inversement) n'est qu'un détail technique (qui prendra un peu de temps au début, mais c'est comme quand on change de boîte, on est rarement efficace sur tout immédiatement, faut apprendre les spécificités du nouveau métier, c'est juste normal).
Par contre, ça n'empêche pas ta fille de continuer à utiliser les logiciels libres de son côté, voire sur des projets pros ou scolaires quand possible (certains profs peuvent bêtement être anti-libres, pas la peine de se les mettre à dos). L'interview montre bien d'ailleurs que "dans la vraie vie", c'est souvent juste le résultat qui compte.
Et puis justement c'est parce qu'on aura de plus en plus de professionnels qui utilisent GIMP dans leur vie professionnelle (sans pour autant avoir été formés avec à l'école) que les formations commenceront à affluer, pas l'inverse.
Enfin je rappelle que c'est rarement la formation qui nous apporte le gros des connaissances et techniques. La formation, c'est bien sur plein de points de vue, ça nous met un premier pied dans la porte d'un métier, on voit certaines bases (pas forcément techniques d'ailleurs, mais justement des choses qu'on ne voyait pas en se focalisant sur la technique), on rencontre des gens (ce qui peut ou non être important, ça dépend), etc. Et puis quand on a un diplôme, ça rassure certaines personnes (même si souvent on se rend compte rapidement que ça a peu d'importance). Néanmoins c'est rarement là où on apprend réellement le métier... mais en le faisant tout simplement.
D'ailleurs en réalité, les écoles les plus côtées le sont rarement car elles ont les meilleurs professeurs ou formations, mais parce qu'elles sélectionnent les meilleurs déjà avant d'entrer (par dossier ou examen). Donc c'est le serpent qui se mord la queue (puisque forcément ça fait que ces bons étudiants ont rapidement du boulot en sortant, donc que la réputation de l'école monte, donc que les meilleurs étudiants veulent y aller, et ainsi de suite). Personnellement on a été à une porte ouverte d'une des écoles de graphisme parisiennes parmi les plus côtées et j'étais juste choqué du speech où ils expliquent que les jeunes font des "vrais projets pour des grosses entreprises", genre des clips pour des chaînes de télés, qui passent réellement à la télé. À ce moment là, j'ai pas pu me retenir de poser une question: "donc les étudiants travaillent gratuitement pendant des semaines pour des grosses entreprises privées qui auraient largement de quoi payer mais préfèrent plutôt exploiter des étudiants?" Ma question n'a pas été si bien reçue (j'ai eu droit aux clichés habituels "c'est pour le CV" et compagnie). 🙄
Des fois, j'ai plus l'impression d'écoles qui sélectionnent les meilleurs plutôt que se fouler à bien former, puis les trans-forment en bons petits soldats pour les grosses entreprises du design et de l'audiovisuel.
Il me semble qu'Aryeom me disait qu'elle avait appris plus avec les autres étudiants (notamment les plus âgés lorsqu'elle travaillait sur leurs projets, un truc un peu courant où les classes supérieures "embauchent" des étudiants plus jeunes pour travailler sur leurs projets de fin d'années, quand ils sont un peu gros, ce qui est classique dans l'audiovisuel évidemment) qu'avec les professeurs et elle a même travaillé professionnellement, à côté de l'école, sur des projets graphiques/audiovisuelles pendant ses années d'université (ce qui forcément forme beaucoup aussi, en sautant à pied joint dans le métier directement).
Donc mon conseil: trouve une formation (y en a plein pour le graphisme, audiovisuel, animation, design, etc.), regarde un peu leur éthique, et inscris la mais sache que ce n'est pas l'alpha et l'omega. Mon but n'était pas de dégoûter du système éducatif. Au contraire, faut voir cela comme un soulagement: choisir une bonne école, c'est bien, mais c'est pas ça qui va réellement décider son succès professionnel, donc ça sert à rien de trop se stresser sur ce choix (notamment même si elle n'est pas acceptée dans les écoles les plus côtées, ça veut pas dire qu'elle fera pas une super carrière quand même).
Je pense que pragmatiquement, c'est quand même très bien d'avoir un pied dans le système et de suivre un parcours classique quand on le peut (ça reste plus simple). Mais il ne sert à rien d'y mettre tout ses espoirs. Cela aidera mais ce n'est pas cela qui fera et déterminera sa vie professionnelle. Comme tout le monde, elle devra travailler beaucoup (hors cursus), s'acharner peut-être, chercher sa voie (le graphisme, c'est large, y a plein de branches), découvrir ce qui lui fera plaisir. Si elle est passionnée, ça viendra.
Qu'est-ce qui existe ?
Je pense que tu t'attendais à des noms d'école précis. Déjà tu dis même pas dans quelle région tu es, donc on peut pas trop répondre. Et puis de toutes façons, je pense pas que ce soit la meilleure idée de te donner des noms. Comme je disais, je pense pas que du bien de certaines des écoles les plus prestigieuses et de leur logique de formation (sans penser que du mal non plus! Je sais rester objectif quand il faut), mais je veux pas non plus te dire que c'est mal d'y rentrer. Il est clair que sortir d'une école connue va tout de même ouvrir des portes. Et pis si ta fille veut absolument y aller, faut pas lui interdire non plus.
Quant à trouver les noms exacts, une simple recherche web (associée à ta ville/région) te donnera les noms des écoles les plus connues (qui franchement ne manquent pas).
Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]
[^] # Re: Quelle formation pour les arts graphiques libres ?
Posté par Jehan (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Interview d’Aryeom dessinatrice de marmottes (mais pas que). Évalué à 5.
Je peux répondre quelques trucs pour Aryeom en espérant ne pas me planter.
Elle a été formée et diplômée à l'université en Corée (en Beaux Arts, spécialité animation), donc je crois pas que ça t'aidera beaucoup.
Je sais qu'elle dessine depuis très jeune. Quand j'entends ses histoires, je ne peux que l'imaginer que comme cet(te) élève qui dessine tout le temps et qu'on a tous eu dans certaines classes pendant notre scolarité.
Elle a aussi été en académie de dessin au lycée. Les "académies" sont un concept habituel en Corée où les enfants vont à une école-après-l'école — les académies donc, le soir après les cours — pour exceller dans certains domaines en fonction des choix des parents et/ou des désirs des enfants, et surtout (au lycée) qui les préparent aux concours d'entrées des universités; des cours du soir quoi, sauf que presque tout le monde en fait en Corée... Quand d'autres prenaient des cours du soir de maths ou autres matières scolaires habituelles (en général, c'est ce vers quoi les parents veulent pousser leurs enfants, pour devenir médecins, avocats, ou je-ne-sais-quoi de prestigieux), Aryeom prenait donc des cours du soir de dessin (3 à 4 heures par jour, de lundi à samedi, puis toute la journée pendant les vacances scolaires).
En gros, elle a beaucoup dessiné, déjà avant les études supérieures.
Elle a donné des cours 3 années de suite à l'université de Cergy Pontoise. Elle donne un cours de retouche d'image à une licence 3 pro de "Patrimoine, visualisation et modélisation 3D" (avec un focus sur des retouches de vielles œuvres graphiques, ou des frises et autres œuvres murales sur des monuments historiques) et un cours d'illustration numérique à une licence 3 pro "Infographie, webdesign et multimedia". GIMP est utilisé pour ces 2 cours.
Je pense qu'être passionné est un premier gros avantage dans ces métiers. Je conseillerais aussi de ne pas faire que du dessin numérique. Je pense que s'enfermer dans le numérique dès le début est une erreur de notre époque (le numérique est beaucoup plus limité, quel que soit le logiciel, que les méthodes physiques). C'est comme pour l'informatique, on apprend les maths et la logique d'abord (pas besoin d'ordi pour ça). On apprend aussi à écrire avec des stylos avant de le faire avec au clavier, et avec des livres et des dictionnaires avant d'avoir des corrections automatiques qui corrigent et proposent même des tournures de phrase de nos jours (😱).
Quand on est adulte, on aura bien assez l'occasion de ne plus faire toutes ces étapes manuelles (plus le temps ni l'envie, recherche d'efficacité permanente, emplois du temps chargés...), donc on doit absolument les voir comme des bases surtout quand on débute.
Faire que du numérique dès le début, c'est aussi l'un des meilleurs moyens de s'enfermer dans les logiciels (car on ne sait plus faire les trucs que parce que nos logiciels le font à notre place, donc si on change de logiciel avec une fonctionnalité en moins, paf! on est perdu bêtement!).
Je pense qu'il faut pas forcément s'évertuer à chercher une formation "libriste" à tout prix. Enfin s'il se trouve qu'il y a juste à côté de chez vous une université ou école pro-libre, clairement c'est un choix à considérer en priorité (mais il faut tout de même vérifier le cursus dans son entièreté, rien n'empêche de faire n'importe quoi avec du libre!). Mais sinon, je déconseillerais de s'acharner sur ce point, tout simplement car il y en a trop peu, et ce serait dommage de manquer sa vocation sur un point technique.
Ce qu'il faut bien voir, c'est que ces logiciels ne sont que des outils. Si on apprend le graphisme numérique, il y a énormément de concepts en commun, quels que soient les logiciels. Se réhabituer à un autre logiciel n'est pas le gros du travail. D'ailleurs cela s'applique à une majorité de métier. En tant que développeur, quand je vois des "développeurs" qui se disent "développeur Python" (ou ceci ou cela) comme si c'est la seule chose qu'ils peuvent écrire, c'est juste triste. Quand on a les bases du développement logiciel et qu'on a compris les concepts, qu'importe le langage ou les outils. Ben pour un graphiste, c'est similaire. Si vous apprenez avec Photoshop ou que-sais-je, passer à GIMP (ou inversement) n'est qu'un détail technique (qui prendra un peu de temps au début, mais c'est comme quand on change de boîte, on est rarement efficace sur tout immédiatement, faut apprendre les spécificités du nouveau métier, c'est juste normal).
Par contre, ça n'empêche pas ta fille de continuer à utiliser les logiciels libres de son côté, voire sur des projets pros ou scolaires quand possible (certains profs peuvent bêtement être anti-libres, pas la peine de se les mettre à dos). L'interview montre bien d'ailleurs que "dans la vraie vie", c'est souvent juste le résultat qui compte.
Et puis justement c'est parce qu'on aura de plus en plus de professionnels qui utilisent GIMP dans leur vie professionnelle (sans pour autant avoir été formés avec à l'école) que les formations commenceront à affluer, pas l'inverse.
Enfin je rappelle que c'est rarement la formation qui nous apporte le gros des connaissances et techniques. La formation, c'est bien sur plein de points de vue, ça nous met un premier pied dans la porte d'un métier, on voit certaines bases (pas forcément techniques d'ailleurs, mais justement des choses qu'on ne voyait pas en se focalisant sur la technique), on rencontre des gens (ce qui peut ou non être important, ça dépend), etc. Et puis quand on a un diplôme, ça rassure certaines personnes (même si souvent on se rend compte rapidement que ça a peu d'importance). Néanmoins c'est rarement là où on apprend réellement le métier... mais en le faisant tout simplement.
D'ailleurs en réalité, les écoles les plus côtées le sont rarement car elles ont les meilleurs professeurs ou formations, mais parce qu'elles sélectionnent les meilleurs déjà avant d'entrer (par dossier ou examen). Donc c'est le serpent qui se mord la queue (puisque forcément ça fait que ces bons étudiants ont rapidement du boulot en sortant, donc que la réputation de l'école monte, donc que les meilleurs étudiants veulent y aller, et ainsi de suite). Personnellement on a été à une porte ouverte d'une des écoles de graphisme parisiennes parmi les plus côtées et j'étais juste choqué du speech où ils expliquent que les jeunes font des "vrais projets pour des grosses entreprises", genre des clips pour des chaînes de télés, qui passent réellement à la télé. À ce moment là, j'ai pas pu me retenir de poser une question: "donc les étudiants travaillent gratuitement pendant des semaines pour des grosses entreprises privées qui auraient largement de quoi payer mais préfèrent plutôt exploiter des étudiants?" Ma question n'a pas été si bien reçue (j'ai eu droit aux clichés habituels "c'est pour le CV" et compagnie). 🙄
Des fois, j'ai plus l'impression d'écoles qui sélectionnent les meilleurs plutôt que se fouler à bien former, puis les trans-forment en bons petits soldats pour les grosses entreprises du design et de l'audiovisuel.
Il me semble qu'Aryeom me disait qu'elle avait appris plus avec les autres étudiants (notamment les plus âgés lorsqu'elle travaillait sur leurs projets, un truc un peu courant où les classes supérieures "embauchent" des étudiants plus jeunes pour travailler sur leurs projets de fin d'années, quand ils sont un peu gros, ce qui est classique dans l'audiovisuel évidemment) qu'avec les professeurs et elle a même travaillé professionnellement, à côté de l'école, sur des projets graphiques/audiovisuelles pendant ses années d'université (ce qui forcément forme beaucoup aussi, en sautant à pied joint dans le métier directement).
Donc mon conseil: trouve une formation (y en a plein pour le graphisme, audiovisuel, animation, design, etc.), regarde un peu leur éthique, et inscris la mais sache que ce n'est pas l'alpha et l'omega. Mon but n'était pas de dégoûter du système éducatif. Au contraire, faut voir cela comme un soulagement: choisir une bonne école, c'est bien, mais c'est pas ça qui va réellement décider son succès professionnel, donc ça sert à rien de trop se stresser sur ce choix (notamment même si elle n'est pas acceptée dans les écoles les plus côtées, ça veut pas dire qu'elle fera pas une super carrière quand même).
Je pense que pragmatiquement, c'est quand même très bien d'avoir un pied dans le système et de suivre un parcours classique quand on le peut (ça reste plus simple). Mais il ne sert à rien d'y mettre tout ses espoirs. Cela aidera mais ce n'est pas cela qui fera et déterminera sa vie professionnelle. Comme tout le monde, elle devra travailler beaucoup (hors cursus), s'acharner peut-être, chercher sa voie (le graphisme, c'est large, y a plein de branches), découvrir ce qui lui fera plaisir. Si elle est passionnée, ça viendra.
Je pense que tu t'attendais à des noms d'école précis. Déjà tu dis même pas dans quelle région tu es, donc on peut pas trop répondre. Et puis de toutes façons, je pense pas que ce soit la meilleure idée de te donner des noms. Comme je disais, je pense pas que du bien de certaines des écoles les plus prestigieuses et de leur logique de formation (sans penser que du mal non plus! Je sais rester objectif quand il faut), mais je veux pas non plus te dire que c'est mal d'y rentrer. Il est clair que sortir d'une école connue va tout de même ouvrir des portes. Et pis si ta fille veut absolument y aller, faut pas lui interdire non plus.
Quant à trouver les noms exacts, une simple recherche web (associée à ta ville/région) te donnera les noms des écoles les plus connues (qui franchement ne manquent pas).
Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]