« (...) et dans ce cas on ne peut pas parler de « licence de documentation » ou de « licence d'article ». »
Je parlais plutot de licences comme ça, mais au départ elles sont quand même écrites pour un type de document particulier. Pour les licences très détaillées que tu évoques... eh bien je ne suis pas sûr que si on veut que ça reste libre, il soit possible d'imposer tant de choses que ça...
« Tu peux aller demander dans la rue, tout le monde te dira qu'il s'agit de « modifications de l'original ». Bien sûr, techniquement, ou plutôt légalement, il s'agit de la « création d'un travail dérivé », mais je préfère être franc et ne pas jouer sur les mots. »
Demander dans la rue, c'est bien faire une simplification. Je ne vois pas l'intérêt ici. On parle de choses précises, et la différence est essentielle. C'est toi qui joue sur les mots si tu ne les emploie pas correctement.
« La question pratique qui se pose à l'auteur est : « Vais-je autoriser d'autres personnes à modifier ce que j'ai écrit ? » Il choisira une licence en fonction de sa réponse à cette question. »
Avec la réserve sur le mot « modifier » oui. S'il veut interdire les travaux dérivés, c'est qu'il veut faire du propriétaire. Qu'est-ce qui n'est pas clair ?
« Si l'original est connu, personne ne manquera de faire le lien. Et sinon, un petit tour sur Google permet de retrouver rapidement les sources de tels travaux dérivés. (Cas pratique : retrouver les « sources » d'une copie d'élève.) »
On s'en fout complètement. L'essentiel c'est qu'il soit établit clairement que l'auteur original n'est pas l'auteur du travail dérivé. Si on remarque que le travail dérivé a utilisé une partie du texte original, qu'est-ce que ça peut faire ? Si l'original est libre, on sait déjà que c'est possible, ça n'apporte rien.
« De toute façon, je ne pense pas qu'un tel cas, où un auteur veut autoriser d'autres personnes à modifier son travail tout en dissimulant le lien de parenté entre son travail original et la version modifiée, soit très fréquent. »
Alors dis-le à ceux qui s'inquiètent de voir un auteur associé à un travail dérivé, dis-leur que cet auteur n'a pas d'autre choix que faire du propriétaire. On ne fait qu'indiquer les possibilités, les solutions existantes avec le libre. Ceux qui ne veulent pas en faire, eh bien ils font ce qu'ils veulent après tout...
« Par contre, vouloir empêcher d'autres personnes de bénéficier de la réputation du travail original (en modifiant un petit paragraphe et rajoutant leur nom en gros) est certainement une problématique très présente dans les milieux universitaires, mais elle ne se résoud certainement pas en dissimulant le nom de l'auteur de l'original, bien au contraire ! »
Et alors, c'est quoi l'intérêt de dire ça ? Tu expliques qu'un auteur qui a une approche propriétaire, va aller vers une licence propriétaire. Personne ne conteste l'intérêt ni le choix de licences propriétaires pour des travaux quels qu'ils soient.
« Je caricature ton propos : « Si X a un problème ... il y a une solution simple ... très simple ... Si X n'est pas capable de faire ce petit sacrifice, c'est qu'il n'est pas dans notre camp. » Ça me rappelle des mauvais souvenirs. »
Une caricature, ça garde le même sens. Là c'est juste d'une bêtise affligeante. Le libre ce n'est pas un « camp », chacun peut décider de faire des contributions au libre, tout en faisant aussi des travaux placés sous une licence propriétaire. Que certains veuillent faire du librement diffusable (mais pas libre), ça se comprend très bien.
« Je crois que c'est plutôt qu'ils trouvent important (voire capital) de diffuser leurs articles sans permission de modification. Et c'est de toute façon clairement un choix, pas une négligeance. Il en va de même pour la GPL. »
Tu es la FSF ? Je ne parle pas d'une petite réflexion sur ce sujet, toutes les protections voulues sont possibles avec le libre. Choisir du non modifiable est une solution de facilité très compréhensible : que c'est textes soient libres ne présente pas un immense intérêt, et s'ils ne sont pas libre on évite que des gens appliquent mal les licences, parce que ça prêterait beaucoup plus à confusion que dans le cas du logiciel. Ne pas se poser la question et aller vers la solution facile, ce n'est pas une négligence, la question n'est pas simple. Mais peu importe, si la FSF ne veut pas que les textes soient modifiables, ils ne sont pas libres, voilà tout. Et la FSF ne prétend probablement pas qu'ils le sont.
[^] # Re: Pour Debian, la GNU FDL n'est pas libre
Posté par #3588 . En réponse à la dépêche Pour Debian, la GNU FDL n'est pas libre. Évalué à 0.
Je parlais plutot de licences comme ça, mais au départ elles sont quand même écrites pour un type de document particulier. Pour les licences très détaillées que tu évoques... eh bien je ne suis pas sûr que si on veut que ça reste libre, il soit possible d'imposer tant de choses que ça...
« Tu peux aller demander dans la rue, tout le monde te dira qu'il s'agit de « modifications de l'original ». Bien sûr, techniquement, ou plutôt légalement, il s'agit de la « création d'un travail dérivé », mais je préfère être franc et ne pas jouer sur les mots. »
Demander dans la rue, c'est bien faire une simplification. Je ne vois pas l'intérêt ici. On parle de choses précises, et la différence est essentielle. C'est toi qui joue sur les mots si tu ne les emploie pas correctement.
« La question pratique qui se pose à l'auteur est : « Vais-je autoriser d'autres personnes à modifier ce que j'ai écrit ? » Il choisira une licence en fonction de sa réponse à cette question. »
Avec la réserve sur le mot « modifier » oui. S'il veut interdire les travaux dérivés, c'est qu'il veut faire du propriétaire. Qu'est-ce qui n'est pas clair ?
« Si l'original est connu, personne ne manquera de faire le lien. Et sinon, un petit tour sur Google permet de retrouver rapidement les sources de tels travaux dérivés. (Cas pratique : retrouver les « sources » d'une copie d'élève.) »
On s'en fout complètement. L'essentiel c'est qu'il soit établit clairement que l'auteur original n'est pas l'auteur du travail dérivé. Si on remarque que le travail dérivé a utilisé une partie du texte original, qu'est-ce que ça peut faire ? Si l'original est libre, on sait déjà que c'est possible, ça n'apporte rien.
« De toute façon, je ne pense pas qu'un tel cas, où un auteur veut autoriser d'autres personnes à modifier son travail tout en dissimulant le lien de parenté entre son travail original et la version modifiée, soit très fréquent. »
Alors dis-le à ceux qui s'inquiètent de voir un auteur associé à un travail dérivé, dis-leur que cet auteur n'a pas d'autre choix que faire du propriétaire. On ne fait qu'indiquer les possibilités, les solutions existantes avec le libre. Ceux qui ne veulent pas en faire, eh bien ils font ce qu'ils veulent après tout...
« Par contre, vouloir empêcher d'autres personnes de bénéficier de la réputation du travail original (en modifiant un petit paragraphe et rajoutant leur nom en gros) est certainement une problématique très présente dans les milieux universitaires, mais elle ne se résoud certainement pas en dissimulant le nom de l'auteur de l'original, bien au contraire ! »
Et alors, c'est quoi l'intérêt de dire ça ? Tu expliques qu'un auteur qui a une approche propriétaire, va aller vers une licence propriétaire. Personne ne conteste l'intérêt ni le choix de licences propriétaires pour des travaux quels qu'ils soient.
« Je caricature ton propos : « Si X a un problème ... il y a une solution simple ... très simple ... Si X n'est pas capable de faire ce petit sacrifice, c'est qu'il n'est pas dans notre camp. » Ça me rappelle des mauvais souvenirs. »
Une caricature, ça garde le même sens. Là c'est juste d'une bêtise affligeante. Le libre ce n'est pas un « camp », chacun peut décider de faire des contributions au libre, tout en faisant aussi des travaux placés sous une licence propriétaire. Que certains veuillent faire du librement diffusable (mais pas libre), ça se comprend très bien.
« Je crois que c'est plutôt qu'ils trouvent important (voire capital) de diffuser leurs articles sans permission de modification. Et c'est de toute façon clairement un choix, pas une négligeance. Il en va de même pour la GPL. »
Tu es la FSF ? Je ne parle pas d'une petite réflexion sur ce sujet, toutes les protections voulues sont possibles avec le libre. Choisir du non modifiable est une solution de facilité très compréhensible : que c'est textes soient libres ne présente pas un immense intérêt, et s'ils ne sont pas libre on évite que des gens appliquent mal les licences, parce que ça prêterait beaucoup plus à confusion que dans le cas du logiciel. Ne pas se poser la question et aller vers la solution facile, ce n'est pas une négligence, la question n'est pas simple. Mais peu importe, si la FSF ne veut pas que les textes soient modifiables, ils ne sont pas libres, voilà tout. Et la FSF ne prétend probablement pas qu'ils le sont.