une licence de documentation peut être utilisée pour un article, et inversement
Ça dépend sans doute du contenu des licences. On peut tout à fait imaginer que la licence de la documentation parle de versions livre de poche, du nombre de tomes maximum en lesquels elle sera publiée, et que la licence de l'article parle de la manière dont l'article sera traité dans un magazine (taille, position, section, etc.). Ou alors, les deux licences traitent de documents textuels de manière générale, et s'appliquent indifféremment et interchangeablement aux deux types de documents, et dans ce cas on ne peut pas parler de « licence de documentation » ou de « licence d'article ».
dans le libre, quand on parle de modifier, ça ne veut pas dire modifier l'original, ça veut dire réaliser un travail dérivé
Dans la plupart des cas, le travail dérivé est une addition au texte original, l'effacement d'une portion de celui-ci, ou une re-rédaction, une correction ou une mise à jour. Tu peux aller demander dans la rue, tout le monde te dira qu'il s'agit de « modifications de l'original ». Bien sûr, techniquement, ou plutôt légalement, il s'agit de la « création d'un travail dérivé », mais je préfère être franc et ne pas jouer sur les mots. La question pratique qui se pose à l'auteur est : « Vais-je autoriser d'autres personnes à modifier ce que j'ai écrit ? » Il choisira une licence en fonction de sa réponse à cette question.
si un auteur a peur d'être associé à tort à un travail dérivé, il lui suffit d'exiger dans la licence la suppression de toute référence à l'original
Si l'original est connu, personne ne manquera de faire le lien. Et sinon, un petit tour sur Google permet de retrouver rapidement les sources de tels travaux dérivés. (Cas pratique : retrouver les « sources » d'une copie d'élève.) De toute façon, je ne pense pas qu'un tel cas, où un auteur veut autoriser d'autres personnes à modifier son travail tout en dissimulant le lien de parenté entre son travail original et la version modifiée, soit très fréquent. Par contre, vouloir empêcher d'autres personnes de bénéficier de la réputation du travail original (en modifiant un petit paragraphe et rajoutant leur nom en gros) est certainement une problématique très présente dans les milieux universitaires, mais elle ne se résoud certainement pas en dissimulant le nom de l'auteur de l'original, bien au contraire !
si un auteur a peur ... il lui suffit ... Ce problème peut être traité sans difficulté ... Si l'auteur n'accepte même pas ça, c'est qu'il a une approche propriétaire
Je caricature ton propos : « Si X a un problème ... il y a une solution simple ... très simple ... Si X n'est pas capable de faire ce petit sacrifice, c'est qu'il n'est pas dans notre camp. » Ça me rappelle des mauvais souvenirs.
ils [la FSF] trouvent suffisant de diffuser leurs articles sans permission de modification. Que ce soit par choix, ou parce qu'ils ne se sont pas vraiment posés la question, ces documents ne sont pas libres
Je crois que c'est plutôt qu'ils trouvent important (voire capital) de diffuser leurs articles sans permission de modification. Et c'est de toute façon clairement un choix, pas une négligeance. Il en va de même pour la GPL.
[^] # Re: Pour Debian, la GNU FDL n'est pas libre
Posté par Boa Treize (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pour Debian, la GNU FDL n'est pas libre. Évalué à 1.
Ça dépend sans doute du contenu des licences. On peut tout à fait imaginer que la licence de la documentation parle de versions livre de poche, du nombre de tomes maximum en lesquels elle sera publiée, et que la licence de l'article parle de la manière dont l'article sera traité dans un magazine (taille, position, section, etc.). Ou alors, les deux licences traitent de documents textuels de manière générale, et s'appliquent indifféremment et interchangeablement aux deux types de documents, et dans ce cas on ne peut pas parler de « licence de documentation » ou de « licence d'article ».
dans le libre, quand on parle de modifier, ça ne veut pas dire modifier l'original, ça veut dire réaliser un travail dérivé
Dans la plupart des cas, le travail dérivé est une addition au texte original, l'effacement d'une portion de celui-ci, ou une re-rédaction, une correction ou une mise à jour. Tu peux aller demander dans la rue, tout le monde te dira qu'il s'agit de « modifications de l'original ». Bien sûr, techniquement, ou plutôt légalement, il s'agit de la « création d'un travail dérivé », mais je préfère être franc et ne pas jouer sur les mots. La question pratique qui se pose à l'auteur est : « Vais-je autoriser d'autres personnes à modifier ce que j'ai écrit ? » Il choisira une licence en fonction de sa réponse à cette question.
si un auteur a peur d'être associé à tort à un travail dérivé, il lui suffit d'exiger dans la licence la suppression de toute référence à l'original
Si l'original est connu, personne ne manquera de faire le lien. Et sinon, un petit tour sur Google permet de retrouver rapidement les sources de tels travaux dérivés. (Cas pratique : retrouver les « sources » d'une copie d'élève.) De toute façon, je ne pense pas qu'un tel cas, où un auteur veut autoriser d'autres personnes à modifier son travail tout en dissimulant le lien de parenté entre son travail original et la version modifiée, soit très fréquent. Par contre, vouloir empêcher d'autres personnes de bénéficier de la réputation du travail original (en modifiant un petit paragraphe et rajoutant leur nom en gros) est certainement une problématique très présente dans les milieux universitaires, mais elle ne se résoud certainement pas en dissimulant le nom de l'auteur de l'original, bien au contraire !
si un auteur a peur ... il lui suffit ... Ce problème peut être traité sans difficulté ... Si l'auteur n'accepte même pas ça, c'est qu'il a une approche propriétaire
Je caricature ton propos : « Si X a un problème ... il y a une solution simple ... très simple ... Si X n'est pas capable de faire ce petit sacrifice, c'est qu'il n'est pas dans notre camp. » Ça me rappelle des mauvais souvenirs.
ils [la FSF] trouvent suffisant de diffuser leurs articles sans permission de modification. Que ce soit par choix, ou parce qu'ils ne se sont pas vraiment posés la question, ces documents ne sont pas libres
Je crois que c'est plutôt qu'ils trouvent important (voire capital) de diffuser leurs articles sans permission de modification. Et c'est de toute façon clairement un choix, pas une négligeance. Il en va de même pour la GPL.