• [^] # Re: pédopornographie

    Posté par . En réponse à la dépêche La fin de la vie privée pour la correspondance numérique. Évalué à 3.

    Je ne suis pas d'accord avec toi.

    la surveillance de masse sans enquête judiciaire

    La surveillance se fait la plupart du temps sans décision judiciaire. Quand la police fait des rondes en ville ou dans les transports, c'est de la surveillance et aucun juge n'a requis la police pour le faire puisque ça fait partie des missions de base de la police. Idem avec la vidéosurveillance sur la voie publique.

    Je pense que tu te trompes d'adversaire. Les algorithmes utilisés pour la surveillance des réseaux sociaux ne sont que des procédures automatiques. Que les procédures soient automatiques ou manuelles ne change fondamentalement rien. Ce qui est important c'est leur mise en œuvre. Il y a, selon moi, 2 traits qui rendent une procédure dangereuse, qu'elle soit manuelle ou automatique :
    1/ la confiance aveugle que l'agent accorde aux résultats de la procédure qu'il met en œuvre ;
    2/ le fait que rien ne soit prévu pour corriger une erreur et réduire les biais que la procédure contient.

    Par exemple il est ahurissant qu'une personne puisse être déclarée morte par une administration alors qu'elle est bien vivante et que la correction du problème ne soit pas une formalité. De même que des gens puissent être privés du jour au lendemain de leur carte d'identité alors que l'administration leur en a délivré une pendant 50 ans sans rechigner. Là est le vrai problème : l'administration ne reconnaît ni n'assume jamais ses erreurs, elle se considère comme infaillible par construction. Sur ce plan l'Église catholique fait preuve de bien plus de prudence et d'humilité que l'administration française.

    Pour conclure, je pense que le vrai combat est sur les 2 points que j'ai mentionnés. Cela revient d'une certaine façon à organiser la surveillance des surveillants.