Il n'est pas question de surinterpréter ou non : ça fait juste partie d'un procédé qui a été proposé par des experts du domaine après la seconde guerre mondiale pour éviter des dérives. Tant qu'on en est à une autorisation provisoire, le droit exige le consentement « libre et éclairé » de chaque citoyen. C'est pourquoi a priori le vaccin ne peut être rendu ouvertement obligatoire pour le moment et le gouvernement essaie de contourner la loi via des menaces de très mauvais goût. Pour le consentement « libre » on aura vu mieux au vu des menaces de pertes de libertés, et pour « éclairé » on aura vu mieux également au vu de la difficulté du sujet et sa mauvaise médiatisation depuis plus d'un an.
Personnellement, j'essaie de ne pas répondre à la connerie des autres par un comportement idiot.
Je suis d'accord, mais parfois le gouvernement t'oblige à utiliser un comportement idiot : s'injecter une deuxième dose lorsque tu es déjà immunisé est un comportement idiot également. Le risque de thrombose ou autre, aussi faible soit-il, dépasse a priori dans ce cas les bénéfices pour la société. Donc tu as le choix entre deux comportements idiots.
Et tous les comportements idiots ne se valent pas. Pour quelqu'un d'immunisé, entre se plier à des exigences inutiles qui n'auront aucune influence significative sur la pandémie, et faire résistance bruyante aux dérives totalitaires ou incompétentes du gouvernement, je ne sais pas qu'est-ce qui est plus utile pour la société. Après, d'un point de vue égoïste, il est plus simple de se plier aux menaces, ce qu'on fera donc tous pour la plupart. Et c'est d'autant plus inquiétant.
Note qu'il y a aussi une grande surinterprétation de l'intérêt de vacciner toute la population, au-delà du fait de ne pas avoir d'études d'efficacité sur des populations significatives (comme les minimum 15% d'immunisés). Sur dix personnes mortes depuis un an, un peu plus d'une personne est morte du covid. Et sur ces dix personnes, celle qui est morte du covid est dans l'immense majorité des cas une personne à risque (soit du fait de l'âge, soit du fait d'autres facteurs). Maintenant, si 100% des personnes à risques étaient vaccinées, avec un vaccin qui réduit les formes graves de 95% (donc facteur 20), au lieu d'une personne sur dix morte du covid, ça devrait devenir une personne sur 200. Comme, réalistement, vacciner toutes les personnes à risques n'est pas toujours possible, mettons pessimistement qu'on ne peut vacciner que 90% des personnes à risque. Ça donne quand même grosso modo le fait qu'un décès sur 100 sera dû au covid. Même en supposant une efficacité moindre qu'annoncée des vaccins, la différence par rapport à avant devrait se sentir fortement.
Dans ces conditions, il est difficile de comprendre en quoi les hôpitaux pourraient se retrouver de nouveau en surcharge, or c'est l'argument principal pour justifier les menaces du gouvernement ! Car les gens vaccinés finiront pour la plupart normalement par être infectés un jour ou l'autre (vu que le vaccin ne diminue la contagion que par un facteur 3 ou 4), le truc à éviter est la surcharge et je ne vois pas comment on ne pourrait plus l'éviter maintenant.
[^] # Re: Voici un autre pourcentage
Posté par anaseto . En réponse au journal Petite question sur l'immunité collective. Évalué à -2.
Il n'est pas question de surinterpréter ou non : ça fait juste partie d'un procédé qui a été proposé par des experts du domaine après la seconde guerre mondiale pour éviter des dérives. Tant qu'on en est à une autorisation provisoire, le droit exige le consentement « libre et éclairé » de chaque citoyen. C'est pourquoi a priori le vaccin ne peut être rendu ouvertement obligatoire pour le moment et le gouvernement essaie de contourner la loi via des menaces de très mauvais goût. Pour le consentement « libre » on aura vu mieux au vu des menaces de pertes de libertés, et pour « éclairé » on aura vu mieux également au vu de la difficulté du sujet et sa mauvaise médiatisation depuis plus d'un an.
Je suis d'accord, mais parfois le gouvernement t'oblige à utiliser un comportement idiot : s'injecter une deuxième dose lorsque tu es déjà immunisé est un comportement idiot également. Le risque de thrombose ou autre, aussi faible soit-il, dépasse a priori dans ce cas les bénéfices pour la société. Donc tu as le choix entre deux comportements idiots.
Et tous les comportements idiots ne se valent pas. Pour quelqu'un d'immunisé, entre se plier à des exigences inutiles qui n'auront aucune influence significative sur la pandémie, et faire résistance bruyante aux dérives totalitaires ou incompétentes du gouvernement, je ne sais pas qu'est-ce qui est plus utile pour la société. Après, d'un point de vue égoïste, il est plus simple de se plier aux menaces, ce qu'on fera donc tous pour la plupart. Et c'est d'autant plus inquiétant.
Note qu'il y a aussi une grande surinterprétation de l'intérêt de vacciner toute la population, au-delà du fait de ne pas avoir d'études d'efficacité sur des populations significatives (comme les minimum 15% d'immunisés). Sur dix personnes mortes depuis un an, un peu plus d'une personne est morte du covid. Et sur ces dix personnes, celle qui est morte du covid est dans l'immense majorité des cas une personne à risque (soit du fait de l'âge, soit du fait d'autres facteurs). Maintenant, si 100% des personnes à risques étaient vaccinées, avec un vaccin qui réduit les formes graves de 95% (donc facteur 20), au lieu d'une personne sur dix morte du covid, ça devrait devenir une personne sur 200. Comme, réalistement, vacciner toutes les personnes à risques n'est pas toujours possible, mettons pessimistement qu'on ne peut vacciner que 90% des personnes à risque. Ça donne quand même grosso modo le fait qu'un décès sur 100 sera dû au covid. Même en supposant une efficacité moindre qu'annoncée des vaccins, la différence par rapport à avant devrait se sentir fortement.
Dans ces conditions, il est difficile de comprendre en quoi les hôpitaux pourraient se retrouver de nouveau en surcharge, or c'est l'argument principal pour justifier les menaces du gouvernement ! Car les gens vaccinés finiront pour la plupart normalement par être infectés un jour ou l'autre (vu que le vaccin ne diminue la contagion que par un facteur 3 ou 4), le truc à éviter est la surcharge et je ne vois pas comment on ne pourrait plus l'éviter maintenant.