Ce vaccin (enfin, ces vaccins) ne sont pas terribles. Pas grand monde n'affirme ça. Il existe quand même une différence avec les vaccins obligatoires classiques : il sont en autorisation provisoire. Est-ce que ça a un impact ? Probablement pas, mais ce n'est pas à nous d'en juger : ces procédures ont été mises en place par les experts du domaine. Du fait de l'urgence, il a été décidé, très très probablement a raison (du moins pour les cas à risques), de ne pas respecter le processus habituel.
Mais ce n'est pas au citoyen lambda d'en juger : pour une personne jeune en bonne santé, l'étude bénéfice/risque pour soi n'est pas évidente (tant les deux sont petits), et pour une personne immunisée même le bénéfice/risque pour les autres est a priori minime. Dans des conditions où, a priori, le gouvernement donne le choix, il n'est pas déconnant pour une bonne partie de la population d'attendre (vu l'intérêt minime pour eux, voire même pour les autres suivant les cas). Et lorsqu'on les menace, c'est normal qu'ils ne prennent pas ça très bien, surtout au vu des nombreux faux-pas du gouvernement dans la gestion de la crise préalablement (qui a causé l'infection de beaucoup de ceux-ci).
Personnellement, je n'ai pas peur du vaccin (je n'avais déjà pas très peur du covid, alors...), car je sais estimer une probabilité et me suis assez renseigné sur l'aspect scientifique. Mais je suis en colère, car pour avoir le pass sanitaire et ne pas devenir un citoyen de deuxième classe qui devra payer 50€ hebdomadairement en PCR (cf. menaces du gouvernement), je devrai m'injecter une deuxième dose de vaccin en autorisation provisoire alors que d'un point de vue scientifique je sais qu'une seule est censée suffire dans mon cas (avec les connaissances scientifiques actuelles, même zéro aurait suffit a priori, mais bon, suivons les recommandations officielles). Comme le gouvernement m'infantilise, j'ai besoin d'une preuve que je ne peux pas avoir, parce que je suis resté sagement chez moi plutôt que me balader contagieux dans un labo pour me faire des PCRs qui coûtent un œil à la sécu. Sachant que si j'ai attrapé cette saleté à la base, c'est en bonne partie grâce à l'incompétence du gouvernement, ses menaces me gonflent d'autant plus.
Et la communication du gouvernement à base de menaces me dégoûte d'autant plus qu'elle est encore plus cruelle pour les personnes non informées ou peu scientifiques, vu la quantité d'info alarmante médiatisée et qui fait mal psychologiquement à beaucoup : avant, ils lisaient qu'ils allaient mourir du covid, une fois soignés, on leur disait qu'ils avaient des chances d'avoir des séquelles graves (myocardites ou autre), après ils lisent que le vaccin aussi peut provoquer des thromboses... C'est une torture médiatique pour quiconque n'a pas d'expérience en matière de probas ou dans le domaine. Les dégâts psychologiques de ces déboires médiatiques renforcés par les faux-pas avec les mesures et la communication du gouvernement et son vocabulaire guerrier ; de mon point de vue, et je pense celui de beaucoup, c'est tout ça qui est « terrible ».
[^] # Re: Voici un autre pourcentage
Posté par anaseto . En réponse au journal Petite question sur l'immunité collective. Évalué à 3.
Ce vaccin (enfin, ces vaccins) ne sont pas terribles. Pas grand monde n'affirme ça. Il existe quand même une différence avec les vaccins obligatoires classiques : il sont en autorisation provisoire. Est-ce que ça a un impact ? Probablement pas, mais ce n'est pas à nous d'en juger : ces procédures ont été mises en place par les experts du domaine. Du fait de l'urgence, il a été décidé, très très probablement a raison (du moins pour les cas à risques), de ne pas respecter le processus habituel.
Mais ce n'est pas au citoyen lambda d'en juger : pour une personne jeune en bonne santé, l'étude bénéfice/risque pour soi n'est pas évidente (tant les deux sont petits), et pour une personne immunisée même le bénéfice/risque pour les autres est a priori minime. Dans des conditions où, a priori, le gouvernement donne le choix, il n'est pas déconnant pour une bonne partie de la population d'attendre (vu l'intérêt minime pour eux, voire même pour les autres suivant les cas). Et lorsqu'on les menace, c'est normal qu'ils ne prennent pas ça très bien, surtout au vu des nombreux faux-pas du gouvernement dans la gestion de la crise préalablement (qui a causé l'infection de beaucoup de ceux-ci).
Personnellement, je n'ai pas peur du vaccin (je n'avais déjà pas très peur du covid, alors...), car je sais estimer une probabilité et me suis assez renseigné sur l'aspect scientifique. Mais je suis en colère, car pour avoir le pass sanitaire et ne pas devenir un citoyen de deuxième classe qui devra payer 50€ hebdomadairement en PCR (cf. menaces du gouvernement), je devrai m'injecter une deuxième dose de vaccin en autorisation provisoire alors que d'un point de vue scientifique je sais qu'une seule est censée suffire dans mon cas (avec les connaissances scientifiques actuelles, même zéro aurait suffit a priori, mais bon, suivons les recommandations officielles). Comme le gouvernement m'infantilise, j'ai besoin d'une preuve que je ne peux pas avoir, parce que je suis resté sagement chez moi plutôt que me balader contagieux dans un labo pour me faire des PCRs qui coûtent un œil à la sécu. Sachant que si j'ai attrapé cette saleté à la base, c'est en bonne partie grâce à l'incompétence du gouvernement, ses menaces me gonflent d'autant plus.
Et la communication du gouvernement à base de menaces me dégoûte d'autant plus qu'elle est encore plus cruelle pour les personnes non informées ou peu scientifiques, vu la quantité d'info alarmante médiatisée et qui fait mal psychologiquement à beaucoup : avant, ils lisaient qu'ils allaient mourir du covid, une fois soignés, on leur disait qu'ils avaient des chances d'avoir des séquelles graves (myocardites ou autre), après ils lisent que le vaccin aussi peut provoquer des thromboses... C'est une torture médiatique pour quiconque n'a pas d'expérience en matière de probas ou dans le domaine. Les dégâts psychologiques de ces déboires médiatiques renforcés par les faux-pas avec les mesures et la communication du gouvernement et son vocabulaire guerrier ; de mon point de vue, et je pense celui de beaucoup, c'est tout ça qui est « terrible ».