• # Quelques éclaircissements sur les vaccins et immunité collective

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Petite question sur l'immunité collective. Évalué à 10.

    Attention au pavé.

    Le but d’un vaccin, c’est de stimuler nos défenses avec un ersatz de virus pour qu’elles se souviennent d’avoir déjà combattu un truc semblable en cas de futures réelles infections.

    A l’heure actuelle, les vaccins utilisés en France sont de deux types :
    - vaccins à ARN messager (Pfizer, Moderna). On injecte un bout d’ARN qui va faire que nos propres cellules vont fabriquer la fameuse protéine Spike dont le virus sert pour entrer dans nos cellules et les infecter. Nos défenses naturelles vont ensuite créer des anticorps (entre autres) pour combattre cette protéine étrangère, enfin, pas si étrangère que ça puisque fabriquées par nos propres cellules, m’enfin bref, c’est là le principe. Niveau efficacité, c’est élevé si le virus qui arrive après la vaccination a une protéine Spike très similaire à celle produite par la vaccination. C’est évidemment le cas de la souche chinoise d’origine (sans entrer dans la polémique sur l’origine réelle de ce virus), c’est encore assez efficace sur les variants précédant le variant indien (delta). Ce dernier variant est suffisamment différent pour que ce vaccin ARN ne soit plus aussi efficace, d’où le superbe coup commercial de Pfizer : « vous pouvez avoir un troisième shot de boost contre le variant delta », ou comment vendre des centaines de millions de vaccins en plus sans avouer que les deux premières injections ne vous protègent finalement pas autant que vous l’espériez. Marketing quand tu nous tiens...
    Concernant la dangerosité de ce type de vaccin, comme c’est une technologie assez nouvelle, on n’a de retours que sur un ou deux ans, pas de retours sur le long terme, même si « on » pense que ça devrait bien se passer . La population mondiale sert donc de cobayes : business first.
    - vaccins à adénovirus (de chimpanzé), genre Astrazenecca et Johnson&Johnson. On prend un virus inoffensif sur lequel on greffe des morceaux du coronavirus. Niveau efficacité, même si les chiffres qu’on annonce sont plus faibles que pour les vaccins ARN, l’efficacité est globalement meilleure. Pourquoi « globalement » ? Parce que contrairement aux vaccins ARN, les morceaux de virus sont plus gros, plusieurs protéines, qui vont engendrés des défenses moins ciblées, mais qui pourront tout de même réagir si le virus a muté. Ce type de vaccins est également beaucoup moins cher à produire, on est moins dans une affaire de gros sous (tout est relatif). Dangerosité : la technique est plus ancienne que l’ARN, mais on a tous entendu parler des cas de thromboses, car même si le phénomène est très très rare, il a été suffisamment médiatisé pour pourvoir politiquement annuler les commandes européennes de ce vaccin bon marché (les lobbys font du bon boulot).
    - Il existe un troisième type de vaccin mais non-disponible en France : vaccins à virus inactivés (sinopharm, sinovac...). C’est l’ancienne méthode pour faire des vaccins, comme pour la grippe et bien d’autres vaccins utilisés depuis des décennies : on prend le virus complet, et on l’inactive, c’est à dire qu’il ne pourra pas se reproduire dans le corps humain après injection. L’efficacité est similaire au vaccin de la grippe, autour de 65 %, mais est bien moins sensible aux variants, puisque le corps peut développer des défenses sur quasiment toutes les protéines du virus. Si une partie du virus change, il y a des chances pour que le corps dispose encore de défenses contre les parties n’ayant pas mutées. Le petit sursaut de variant delta en Chine, dans la province du Guangdong, tend à montrer (pas démonter, le nombre de cas étudiés est trop faible) que le vaccin chinois reste efficace contre ce variant.

    Donc voilà, vous avez le choix (ou pas, souvent pas d’ailleurs) entre un vaccin ARN très cher (merci la sécu, la dette, ...) mais trop ciblant, un vaccin à adénovirus peu cher mais éjecté du marché, et un vaccin à virus inactivé non-autorisé en France. Ne cherchez pas trop le pourquoi du comment, la réponse est politique, économique, ou tout ce que vous voulez d’autres sauf médicale.

    Sur l’obligation vaccinale (du personnel soignant pour commencer, mais ensuite...), il est bon de rappeler que ces vaccins en France disposent d’une autorisation provisoire d’utilisation. C’est important de le noter car c’est la preuve que ces vaccins ne sont pas « matures », que l’on n’a pas assez de recul pour affirmer qu’ils sont sans danger sur le long terme, et que leur utilisation n’est faite que compte tenu du caractère d’urgence épidémique (le fameux bénéfice/risque) et en attendant d’avoir quelque chose de mieux éprouvé.
    Sur cette base, forcer des gens (oui forcer, parce que quand on dit c’est ça ou tu perds ton job... ça ne laisse pas vraiment le choix), c’est un peu jouer avec leur vie. Il serait bien plus sage d’expliquer la situation aux gens et de les laisser choisir librement leur vaccin, voire de ne pas se faire vacciner pour l’instant. Il existe déjà plusieurs vaccins obligatoires en France, mais ils ne sont pas en autorisation provisoire d’utilisation, ils sont éprouvés, ce n’est donc pas comparable. Il reste aussi savoir quoi faire des gens qui ne peuvent pas se faire vacciner pour des raisons médicales, mais qui font bien leur job de soignant au quotidien, on les vire ?

    « Mais si les gens ne se font pas vacciner, la quatrième vague va arriver ». Pour commencer, aucune étude ne prouve un quelconque effet positif des vaccins sur la transmission du virus, si on ajoute à ça une efficacité relative des vaccins utilisés en France face aux nouveaux variants, on est loin de l’immunité collective. Les frontières étant de véritables passoires, les futurs variants arriveront assurément en France, donc rebelotte (Pfizer nous dira qu’ils font une promo sur le 4ème shot super-boost du variant epsilon, au détriment de la dette). Par contre il a été démontré que les mesures de protection en extérieur sont inutiles, qu’on lâche donc une bonne fois pour toute un peu de lest sur les mesures sociales inutiles. Sachant que la mortalité touche très majoritairement les plus de 65 ans, qu’on se concentre sur les soins (par exemple lits ouverts en hôpital au lieu d’en fermer). A propos des protocoles de soin, et sans entrer dans les débats pro/anti chloroquine, invermectine, pourdre verte, ... vous noterez qu’il est pour l’instant impossible en France de valider un traitement comme étant « efficace ». En effet, les vaccins sont en autorisation provisoire d’utilisation (c’est important, je l’ai déjà dit), donc qu’un traitement soit déclaré efficace pour soigner ce coronavirus et c’en est fini de cette autorisation provisoire d’utilisation, donc exit les vaccins du jour au lendemain. Ca n’arrivera évidemment pas, allez savoir pourquoi (indice : $$$)

    PS : si ce pavé vous a paru antivax, sachez que ce n’est pas le cas. J’ai rendez-vous le 15 pour ma première injection. La province du Yunnan en Chine a enfin ouvert la vaccination aux étrangers, ce sera donc Sinovac ou Sinopharm, comme plus d’un milliard de chinois déjà, j’aurai pu tomber plus mal.