le but est-il d'atteindre zéro mort, zéro malade ?
Il me semble que le but qui a toujours été affiché est d'éviter la saturation des hôpitaux.
Pendant la vague de novembre, on était en gros à :
- 50.000 cas officiels par jour, probablement environ 100.000 cas réels car tout le monde n'a pas été testé
- un peu plus de 15000 hospitalisations par jour
- 2500 admissions en réanimations par jour
- 500 décès par jour
On retrouve le chiffre de 0,5% de létalité qu'on lit ici et là.
Les hôpitaux ont été très chargés, mais ont pu soigner les malades. Que se serait-il passé si ça n'avait pas été le cas ? Est-ce qu'on peut vraiment espérer que les malades admis en réanimation auraient pu guérir tranquillement si à la place on les avait renvoyés chez eux ? Inversement, si on considère qu'un malade admis en réanimation n'a aucune chance de survie sans soin, ça veut dire qu'avec des hôpitaux saturés on passerait à 2.5% de létalité, et ça c'est en faisant l'hypothèse que les 15000 autres hospitalisés s'en seraient sortis sans soins.
L'autre réponse que j'ai reçu est "pour protéger les autres"
Rien que protéger les autres d'un système de santé saturé par le COVID, ça vaut déjà la peine. Une personne vaccinée contre le COVID peut tout à fait avoir besoin d'être hospitalisée pour un autre problème de santé, et cette personne appréciera d'avoir un lit d’hôpital disponible si elle en a besoin.
Et même s'ils sont très efficaces, les vaccins ne le sont pas à 100%. Une personne vaccinée est d'autant mieux protégée que 1) son entourage est aussi vacciné (la charge virale diminue avec le vaccin, donc une personne contaminée vaccinée est moins contagieuse) et 2) le taux d'incidence est faible, ce qui est évidemment lié à l'immunité collective et aux vaccins.
on peut toujours se protéger soi-même en conservant les gestes barrières,
Oui, on a montré pendant le premier confinement qu'en restant cloîtrés chez soi on pouvait aller d'un R0 d'environ 3 à un R effectif de 0,5. Cette année, on a un variant deux fois plus contagieux, donc en étant un tout petit peu plus stricts qu'au premier confinement on peut maintenir un R effectif en dessous de 1.
# Ce qu'on aimerait (tous?) éviter ...
Posté par Matthieu Moy (site web personnel) . En réponse au journal Petite question sur l'immunité collective. Évalué à 10.
Il me semble que le but qui a toujours été affiché est d'éviter la saturation des hôpitaux.
Pendant la vague de novembre, on était en gros à :
- 50.000 cas officiels par jour, probablement environ 100.000 cas réels car tout le monde n'a pas été testé
- un peu plus de 15000 hospitalisations par jour
- 2500 admissions en réanimations par jour
- 500 décès par jour
On retrouve le chiffre de 0,5% de létalité qu'on lit ici et là.
Les hôpitaux ont été très chargés, mais ont pu soigner les malades. Que se serait-il passé si ça n'avait pas été le cas ? Est-ce qu'on peut vraiment espérer que les malades admis en réanimation auraient pu guérir tranquillement si à la place on les avait renvoyés chez eux ? Inversement, si on considère qu'un malade admis en réanimation n'a aucune chance de survie sans soin, ça veut dire qu'avec des hôpitaux saturés on passerait à 2.5% de létalité, et ça c'est en faisant l'hypothèse que les 15000 autres hospitalisés s'en seraient sortis sans soins.
Rien que protéger les autres d'un système de santé saturé par le COVID, ça vaut déjà la peine. Une personne vaccinée contre le COVID peut tout à fait avoir besoin d'être hospitalisée pour un autre problème de santé, et cette personne appréciera d'avoir un lit d’hôpital disponible si elle en a besoin.
Et même s'ils sont très efficaces, les vaccins ne le sont pas à 100%. Une personne vaccinée est d'autant mieux protégée que 1) son entourage est aussi vacciné (la charge virale diminue avec le vaccin, donc une personne contaminée vaccinée est moins contagieuse) et 2) le taux d'incidence est faible, ce qui est évidemment lié à l'immunité collective et aux vaccins.
Oui, on a montré pendant le premier confinement qu'en restant cloîtrés chez soi on pouvait aller d'un R0 d'environ 3 à un R effectif de 0,5. Cette année, on a un variant deux fois plus contagieux, donc en étant un tout petit peu plus stricts qu'au premier confinement on peut maintenir un R effectif en dessous de 1.
Ou alors, on peut utiliser les vaccins.