« - la fierté des gens qui s'affichent à être vaccinés ?? C'est comme si on s'affichait avec son carnet de santé avec la notion de vaccination du tétanos, de la rubéole, de l'hépatite B etc... Non franchement ? Qu'on m'explique où est la fierté. »
J’espère avoir bien compris votre question, et voici ma réponse qui n’a probablement pas de portée générale.
Étant d’une classe d’âge, d’un état de santé, et de mœurs tels que je n’ai probablement rien à craindre à titre personnel — ni moi, ni mes proches — de la Covid-19, je me suis fait vacciner dès que cela a été possible. Il me semble que cela soit une attitude socialement responsable. Cela limite vraisemblablement la possibilité que le virus se propage par moi et affecte autrui. Une action civique donc, même si probablement pas très indispensable.
On pourrait faire un parallèle avec le vote : même pour ne pas mettre un bulletin dans l’urne, je me déplace pour les élections.
Probablement n’y a-t-il pas là de quoi éprouver une grande fierté : la vaccination ne prend guère plus de temps, d’efforts ou de risques que de participer aux deux tours d’une votation ; c’est en revanche beaucoup plus vraisemblablement utile. Se faire vacciner me paraît juste le geste citoyen que quiconque en ayant la possibilité, sans aléas contraires particuliers, devrait faire dans notre contexte épidémique.
Bien entendu j’aurais préféré que l’état assume son rôle en rendant la vaccination obligatoire, de manière à affirmer que même pour l’élite une certaine solidarité nationale avait encore du sens. Mais ç’aurait été sans doute trop demander à des « gouvernants de rencontre. » Qu’importe. C’est d’en bas que doit provenir l’exemple. Les dirigeants n’étant jamais que l’émanation du peuple.
[^] # Re: La servitude volontaire (mais pas de La Boétie)
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au lien En France, Macron lance la traque aux non vaccinés - letemps.ch (€). Évalué à 3.
J’espère avoir bien compris votre question, et voici ma réponse qui n’a probablement pas de portée générale.
Étant d’une classe d’âge, d’un état de santé, et de mœurs tels que je n’ai probablement rien à craindre à titre personnel — ni moi, ni mes proches — de la Covid-19, je me suis fait vacciner dès que cela a été possible. Il me semble que cela soit une attitude socialement responsable. Cela limite vraisemblablement la possibilité que le virus se propage par moi et affecte autrui. Une action civique donc, même si probablement pas très indispensable.
On pourrait faire un parallèle avec le vote : même pour ne pas mettre un bulletin dans l’urne, je me déplace pour les élections.
Probablement n’y a-t-il pas là de quoi éprouver une grande fierté : la vaccination ne prend guère plus de temps, d’efforts ou de risques que de participer aux deux tours d’une votation ; c’est en revanche beaucoup plus vraisemblablement utile. Se faire vacciner me paraît juste le geste citoyen que quiconque en ayant la possibilité, sans aléas contraires particuliers, devrait faire dans notre contexte épidémique.
Bien entendu j’aurais préféré que l’état assume son rôle en rendant la vaccination obligatoire, de manière à affirmer que même pour l’élite une certaine solidarité nationale avait encore du sens. Mais ç’aurait été sans doute trop demander à des « gouvernants de rencontre. » Qu’importe. C’est d’en bas que doit provenir l’exemple. Les dirigeants n’étant jamais que l’émanation du peuple.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace