> vaut-il mieux un logiciel adaptable et adapté à vos besoins réels (surtout que c'est cette adaptation que l'on paye = service) ou un logiciel grand public
là, tu as mis le doigt sur tout le noeud du problème.
dans la quasi-totalité des grosses boites et administrations que j'ai vues, les responsables à presque tous les niveaux ne veulent surtout pas savoir quels sont les besoins réels des utilisateurs. ils s'en foutent complètement. d'ailleurs, ils sont souvent tellement incompétents qu'ils seraient incapable de faire une analyse des besoins (fonctionnels et techniques). il faut dire que les deux sont souvent difficiles à réaliser, car, pour des raisons politiques, chacun tient à garder son pré carré (pour ne pas qu'on se rende compte qu'il est inutile, et qu'on peut le virer). A partir de là, il va sans dire que les phases d'architecture, de spécifications, de développement, de tests et de mise en production sont complètement bidonnés, et aboutissent à des grosses bouses que les utilisateurs et les exploitants se débrouillent tant bien que mal pour utiliser et gérer. et c'est là que ça devient imparable: pour se couvrir, sachant où on va en arriver, lesdits incompétents font deux choses:
1- ils choisissent que des produits de grande marque ("ah ben ça peut pas etre de ma faute, g dit qu'il fallait prendre le produit leader du marché")
2- ils se débrouillent pour faire retomber la responsabilité sur des consultants bidons (non pas que tous les consultants le soient !) qu'ils auront fait intervenir de manière en réalité plus ou moins convenue à une étape du projet.
Pour finir de vérouiller la situation, les mecs qui sont au dessus (en remontant souvent jusqu'au DSI ou pas loin), doivent tellement de choses à ces types là (et réciproquement), dont leur poste, que personne ne remet jamais en cause personne.
La solution: contourner tous ces gens là en externalisant une bonne partie des projets dans des SSII externes à la boite, au groupe, ou à l'administration, qui n'en ont rien à foutre de ces sombres histoires de politique. Inconvénient principal: quand la SSI en question montre le bout du nez, alors là tous les incompétents sortent les bazookas pour lui tirer dessus, car ils savent parfaitement qu'ils risquent leur poste.
Et le libre dans tout ça ?
Ben deux possibilités:
- soit il s'agit de couches techniques basses interchangeables (OS, serveur web, serveur d'application J2EE), et là, no problem
- soit il s'agit de couches applicatives (suite bureautique, groupware, etc.), et là... ça coince, parce qu'il faudrait la faire, cette fameuse définition des besoins, si on veut tout intégrer correctement, et notamment faire le choix d'un des nombreux composants libres pour chaque tâche à accomplir.
Les bonnes nouvelles qu'on a vu passer avant mériteraient d'être plus décryptées: est-ce que Munich a acheté à SuSE du service, ou bien ils ont juste pris des boites bien packagées, faites pour ressembler le plus possible à MS Windows+MS Office+... ? Auquel cas, la seule chose que le libre ait gagné c'est qu'on a un peu affaibli "le camp d'en face", mais nos idées n'ont pas le moins du monde progressé (l'utilisateur, l'exploitant, l'entrprise ou l'administration ne sont pas plus libres, car, meme si en théorie ils pourraient changer de fournisseur, en pratique ça ne se fera jamais, étant donné qu'on a pas assaini le circuit décisionnel)
[^] # Re: Microsoft vs Linux : revers dans la guerre des contrats
Posté par anonyme512 . En réponse à la dépêche Microsoft vs Linux : revers dans la guerre des contrats. Évalué à 10.
là, tu as mis le doigt sur tout le noeud du problème.
dans la quasi-totalité des grosses boites et administrations que j'ai vues, les responsables à presque tous les niveaux ne veulent surtout pas savoir quels sont les besoins réels des utilisateurs. ils s'en foutent complètement. d'ailleurs, ils sont souvent tellement incompétents qu'ils seraient incapable de faire une analyse des besoins (fonctionnels et techniques). il faut dire que les deux sont souvent difficiles à réaliser, car, pour des raisons politiques, chacun tient à garder son pré carré (pour ne pas qu'on se rende compte qu'il est inutile, et qu'on peut le virer). A partir de là, il va sans dire que les phases d'architecture, de spécifications, de développement, de tests et de mise en production sont complètement bidonnés, et aboutissent à des grosses bouses que les utilisateurs et les exploitants se débrouillent tant bien que mal pour utiliser et gérer. et c'est là que ça devient imparable: pour se couvrir, sachant où on va en arriver, lesdits incompétents font deux choses:
1- ils choisissent que des produits de grande marque ("ah ben ça peut pas etre de ma faute, g dit qu'il fallait prendre le produit leader du marché")
2- ils se débrouillent pour faire retomber la responsabilité sur des consultants bidons (non pas que tous les consultants le soient !) qu'ils auront fait intervenir de manière en réalité plus ou moins convenue à une étape du projet.
Pour finir de vérouiller la situation, les mecs qui sont au dessus (en remontant souvent jusqu'au DSI ou pas loin), doivent tellement de choses à ces types là (et réciproquement), dont leur poste, que personne ne remet jamais en cause personne.
La solution: contourner tous ces gens là en externalisant une bonne partie des projets dans des SSII externes à la boite, au groupe, ou à l'administration, qui n'en ont rien à foutre de ces sombres histoires de politique. Inconvénient principal: quand la SSI en question montre le bout du nez, alors là tous les incompétents sortent les bazookas pour lui tirer dessus, car ils savent parfaitement qu'ils risquent leur poste.
Et le libre dans tout ça ?
Ben deux possibilités:
- soit il s'agit de couches techniques basses interchangeables (OS, serveur web, serveur d'application J2EE), et là, no problem
- soit il s'agit de couches applicatives (suite bureautique, groupware, etc.), et là... ça coince, parce qu'il faudrait la faire, cette fameuse définition des besoins, si on veut tout intégrer correctement, et notamment faire le choix d'un des nombreux composants libres pour chaque tâche à accomplir.
Les bonnes nouvelles qu'on a vu passer avant mériteraient d'être plus décryptées: est-ce que Munich a acheté à SuSE du service, ou bien ils ont juste pris des boites bien packagées, faites pour ressembler le plus possible à MS Windows+MS Office+... ? Auquel cas, la seule chose que le libre ait gagné c'est qu'on a un peu affaibli "le camp d'en face", mais nos idées n'ont pas le moins du monde progressé (l'utilisateur, l'exploitant, l'entrprise ou l'administration ne sont pas plus libres, car, meme si en théorie ils pourraient changer de fournisseur, en pratique ça ne se fera jamais, étant donné qu'on a pas assaini le circuit décisionnel)