Hé oui, à partir de la fin du latin comme langue internationale de communication (avec la renaissance, en gros), c'est le français qui est devenu la langue à la fois internationale, mais aussi des élites.
En Angleterre, du temps de Shakespeare, le roi parlait français, et c'est bien pour cela que Shakespeare écrivait en anglais: pour donner de la valeur à la langue nationale, et la faire s'imposer.
Presque jusqu'au 1er tiers du 20ème siècle, le français avait le monopole de la communication internationale. Tous les textes internationaux, et en particulier les traités, ont été rédigés en français jusqu'en 1919 (traité de Versailles). Depuis, on écrit dans les deux, mais la "langue de travail" (celle dans laquelle on négocie réellement) est de plus en plus le français. Je signale encore que le tsar Nicolas II parlait français, et que l'on trouvait cela normal. De même, Voltaire était le conseiller de Frédérick II un certain temps, mais ne croyez pas qu'il parlait allemand (d'ailleurs, l'allemand n'existait pas encore).
Je rappelle qu'il n'y a que deux langues au Conseil de sécurité de l'ONU: le français et l'anglais. Dans l'Union Européenne, les langues de travail sont le français, l'anglais et la langue du pays qui préside l'union à ce moment-là.
[^] # Non , c'est exact.
Posté par François Heiblé . En réponse à la dépêche Est-ce qu'internet détruit les langues locales ?. Évalué à 1.
En Angleterre, du temps de Shakespeare, le roi parlait français, et c'est bien pour cela que Shakespeare écrivait en anglais: pour donner de la valeur à la langue nationale, et la faire s'imposer.
Presque jusqu'au 1er tiers du 20ème siècle, le français avait le monopole de la communication internationale. Tous les textes internationaux, et en particulier les traités, ont été rédigés en français jusqu'en 1919 (traité de Versailles). Depuis, on écrit dans les deux, mais la "langue de travail" (celle dans laquelle on négocie réellement) est de plus en plus le français. Je signale encore que le tsar Nicolas II parlait français, et que l'on trouvait cela normal. De même, Voltaire était le conseiller de Frédérick II un certain temps, mais ne croyez pas qu'il parlait allemand (d'ailleurs, l'allemand n'existait pas encore).
Je rappelle qu'il n'y a que deux langues au Conseil de sécurité de l'ONU: le français et l'anglais. Dans l'Union Européenne, les langues de travail sont le français, l'anglais et la langue du pays qui préside l'union à ce moment-là.