C'est vrai que les langues sont porteuses d'une idéologie. Jack Vance en avait fait un bouquin (Les Langages de Pao, en VF).
Quand on pense, on pense dans une langue. Elle va conduire à faire des associations d'idées quand il y a des homonymes, elle va influer sur la manière de penser...
Un exemple que l'on rencontre souvent dans la communauté Linux: la confusion entre free et free. L'Angleterre est une nation de boutiquier, l'Amérique aussi, et un, surprise!, un terme aussi fort que celui déignat le fait d'être libre a aussi un sens monétaire. En anglais, la liberté ne vaut rien.
On pourra me dire que ce double-sens se retrouve aussi en français; par exemple dans l'expression "entrée libre" signifiant que l'on a pas besoin de payer quoi que ce soit pour rentrer quelque part. Mais ce n'est pas le sens premier. Quand on dit libre, le français comprends tout de suite "liberté" et n'y verra un autre sens que si c'est dicté par le contexte. L'anglais, lui, il verra tout de suite "gratuit".
Le français, dit-on, est la langue des arts, de la séduction et de la diplomatie. C'est peut-être bien possible, car on ne peut que constater que ces valeurs sont tombée en désuétude -- du moins telles qu'elles étaient conçus au temps du "rayonnement" du français. L'anglais, lui, est assurement la langue des marchands. Quelle est la valeur suprême de nos jours ? Faut-il alors s'étonner que l'anglais triomphe ?
[^] # Re: ...
Posté par Gaël . En réponse à la dépêche Est-ce qu'internet détruit les langues locales ?. Évalué à 1.
Quand on pense, on pense dans une langue. Elle va conduire à faire des associations d'idées quand il y a des homonymes, elle va influer sur la manière de penser...
Un exemple que l'on rencontre souvent dans la communauté Linux: la confusion entre free et free. L'Angleterre est une nation de boutiquier, l'Amérique aussi, et un, surprise!, un terme aussi fort que celui déignat le fait d'être libre a aussi un sens monétaire. En anglais, la liberté ne vaut rien.
On pourra me dire que ce double-sens se retrouve aussi en français; par exemple dans l'expression "entrée libre" signifiant que l'on a pas besoin de payer quoi que ce soit pour rentrer quelque part. Mais ce n'est pas le sens premier. Quand on dit libre, le français comprends tout de suite "liberté" et n'y verra un autre sens que si c'est dicté par le contexte. L'anglais, lui, il verra tout de suite "gratuit".
Le français, dit-on, est la langue des arts, de la séduction et de la diplomatie. C'est peut-être bien possible, car on ne peut que constater que ces valeurs sont tombée en désuétude -- du moins telles qu'elles étaient conçus au temps du "rayonnement" du français. L'anglais, lui, est assurement la langue des marchands. Quelle est la valeur suprême de nos jours ? Faut-il alors s'étonner que l'anglais triomphe ?