• [^] # Re: Un sacré merdier ?

    Posté par . En réponse au journal GitHub lance copilot, un générateur de code entraîné sur du code GPL. Évalué à 3. Dernière modification le 05 juillet 2021 à 09:30.

    À la base, il y a quand même la pirouette qui donne "magiquement" à un travail technique (du code) une dimension artistique ("œuvre de l'esprit"), ce que le législateur n'avait pas du tout prévu. C'est une pirouette utile, qui permet de ne pas réécrire le code de la propriété intellectuelle et de se baser sur un consensus international, mais quand même. Je veux bien que certains bouts de code brillent par leur originalité (dans le sens où la logique sous-jacente serait tellement originale qu'on peut déterminer avec certitude que le code a été écrit par X ou par Y, même si les noms de variables ont été changés ou que le code a été traduit dans un autre langage), mais pour l'énorme majorité des bouts de code, il semble très difficile de défendre ce statut.

    Il me semble tout à fait possible que les libristes ont aussi sur-interprété la protection que leur donnait la GPL via le droit d'auteur. Mettre une licence GPL est une condition nécessaire, mais probablement pas suffisante, pour avoir la certitude que quelqu'un qui reprend une partie de votre code doit respecter votre licence. Bien sûr, la question ne se pose pas si on reprend un projet entier, ou une bibliothèque de 100k lignes. Mais si des juristes spécialistes de la question semblent ne pas s'émouvoir des pratiques de cette nouvelle IA (en fait, il semble qu'il s'agisse plutôt d'une fonction d'auto-complétion basée sur un moteur de recherche), c'est peut-être que nous avons pris l'habitude de défendre une conception du droit d'auteur sur le code qui est fantasmée.