• [^] # Re: Et le rôle de la FSF ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal GitHub lance copilot, un générateur de code entraîné sur du code GPL. Évalué à 1. Dernière modification le 02 juillet 2021 à 18:38.

    Il me parait beaucoup plus probable que l'équipe se soit dit "le code est libre, donc c'est bon"

    A mon avis le plus gros problème ici est surtout qu'on associe le libre ou la GPL à ce sujet. Il n'a en fait rien à voir, à part que du GPL a été utilisé comme "nourriture" dans un premier jet. Mais ça aurait pu être n'importe quel code à source publiques (NC inclus, voire le code source de Windows filé aux gouvernements).

    Associer le libre ici est prendre un épouvantail pour s'offusquer que ce qu'on (pense) aimer est "attaqué", alors que le sujet est bien plus général.

    Normalement, ce genre de souci d’interprétation se règle via des avis juridiques d'experts pour dire "voila, on pense que les auteurs du code voulaient dire en prenant tel license",

    Ici, on se fout en réalité de la FSF et de la GPL, car le sujet est de pouvoir enlever le copyright de tout, étant que la GPL n'autorise pas ça. C'est la loi qui et visé, sans une ligne de licence GPL à analyser. Essayer d'analyser ce qui est autorisé ou pas dans la GPL est manquer largement le problème. Bref : même si la FSF avait un avis sur ça, on s'en foutrait complet car c'est l'interprétation de la loi (inter)nationale qui nous intéresse ici, les liberté de lire pour apprendre et créer derrière étant plutôt de ce domaine, une licence n'ayant pas le droit d'interdire ça (corrigez moi donc en argumentant i vous pensez que je me trompe à ce sujet, mais comme je n'ai jamais vu un auteur de livre d'étude poser un copyright sur ce que font les études je me dis que c'est quand même impossible que personne n'aurait pensé à contraindre si il pouvait).

    En fait, le FUD (car il s'agit de FUD en pratique, faire peur aux utilisateurs de GPL) sur la GPL en faisant croire que c'est légitime que lire du code GPL ferait qu'ils (machine... Ou humain par ricochet) devraient faire du code GPL, si ce n'est pas se tirer une balle dans le pied qu'est-ce que c'est...

    Mais depuis plusieurs années, la FSF a perdu une forme d'autorité sur l’interprétation de la GPL.

    Je te corrige : depuis plusieurs années, la FSF a perdu toute forme d'autorité sur l’interprétation de la GPL ou du libre ou juste son intégrité (j'attends toujours la FSF déclarer que la SSPL n'a rien à voir avec le libre pour que ce oit bien clair que non on ne peut pas en libre bloquer une personne qu'on déteste, au contraire...).
    Son problème est que ce qu'elle a créé s'est libéré d'elle et de sa volonté de contrôler ce que pourraient faire celui qui reçoit le code libre.

    Mais c'est un bien grand hors sujet ici :).

    Et je suppose que c'est lié à une forme de dépolitisation du logiciel libre, ou plutôt, à une forme de non politisation. On montre et on parle du coté cool, sans parler du projet politique.

    Mais, et tu le sais bien car tu m'as déjà lu à ce sujet, c'est que c'était voulu à la base de ne rien mettre de politique dans le libre, juste dans des phrases marketing à côté pour qui avait envie de bouffer du "marketing FSF". Le libre, tel que défini par la FSF (donc les 4 libertés et pas les à côté marketing) n'a jamais été politique, c'est un fantasme de gens gobant un "marketing" qui peuvent y croire mais eux ce sont bien fait avoir... On pourrait même presque penser que les gens derrière la FSF se sont fait avoir par leur propre marketing :), et que la réalité de ce qu'ils ont créé a pris sa liberté.

    Rappelons, pour faire râler l'auteur du journal, que le libre interdit explicitement (pour tous les usages) d'interdire l'usage par entre autre des "capitalistes". C'est voulu, par design.

    Et sans se poser la question de ce qui a foiré, on ne peux pas trop évoluer.

    Si ta question porte sur ce qui a foiré sur le copyleft et non le libre (qui est loin d'avoir foiré), oui il faudra reconnaître que militer avec une définition différente de ce qu'on veut (définir le libre alors qu'on n'aime pas le libre sauf si copyleft; utiliser une définition "non politique" alors qu'on veut faire de la "politique") c'est quand même bien chercher les emmerdes. Mais perso je remercie bien la FSF d'avoir merdé la dessus, ils ont créé un mouvement (celui du FLOSS) qui à défaut de leur plaire (ils auraient voulu du copyleft sous stéroïdes dans les limitations genre sans tivoïsation etc) me plaît! Et leur acharnement à complexifier, interdire et interpréter "rigoureusement" des choses m'ont même poussé dans le bras du libre copyfree :-D.