• [^] # Re: S'appuyer sur ce qui existe déjà

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Vote électronique. Évalué à 6.

    « Oui, mais le fait que à 11 ans j'ai pu redresser ça, ça m'a paru assez fou en fait. »

    C'est justement un point clef et une raison fondamentale pour laquelle tous les gens intelligents et non malveillants à l'égard de la démocratie [*] tiennent tant à ce mode de scrutin : quiconque le souhaite peut surveiller, vérifier, comprendre, déceler une éventuelle erreur. Toutes choses strictement impossibles avec des ordinateurs de vote, même pour des équipes d'experts (cf. l'histoire archétypiques des 4096 votants surnuméraires...).

    Les tenants notables de l'introduction de ces intermédiaires dans les votes que sont les machines (hors donc pathologies cérébrales ou vénalité) sont donc des républicains [*], ou à l'extrême des partisans d'une forme d'oligarchie cherchant à se débarrasser des scrutins démocratiques. La question a déjà été tranchée de nombreuses fois un peu partout dans le monde au cours des millénaires qui nous ont précédé. Inutile d'y revenir à nouveau ; surtout avec des masques. Ce n'est tout de même pas de la bio-éthique qu'il s'agirait de faire progresser aux rythmes des ambitions des classes dominantes.

    [*] Cf. « Les politiques », Aristote. Bien prendre ces deux termes aux sens opposés que leur donnaient les grecs et qui se retrouvent un peu dans les dénominations de partis aux USA : la démocratie est un gouvernement par la majorité (les pauvres), la république est un gouvernement oligarchique modéré, où les affaires sont dirigées publiquement par et pour une large classe dominante.

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace