Bien sûr que cela fait sens de ramener une pratique de loisir au nombre de spectateurs, ça permet d'assigner à chaque personne concernée par cette activité une part du coût environnemental de ce loisir.
Si la F1 était regardée par 3 tondus, la F1 n'existerait pas car trop chère pour se passer de téléspectateurs. Et en dehors de la considération économique, si la F1 avait le même bilan carbone pour seulement 3 téléspectateurs, son impact serait démesuré par rapport à son impact dans la population, il faudrait dans ce cas envisager son arrêt oui.
En quoi est-ce pertinent ? Si on admet 2 kg équivalent CO2 par spectateur par an (c'est un ordre de grandeur) pour environ 20 courses, qui durent 1h30 donc on va dire la durée d'un film. Si à la place ces 90 millions de téléspectateurs sans F1 vont faire autre chose (il faut bien s'occuper autrement), comme aller au cinéma, leur bilan carbone sera probablement plus élevé. À dire vrai dans mon cas juste aller une fois au cinéma dans l'année a un impact carbone (en ne considérant que le déplacement) plus grand que de regarder la saison entière de F1. Et c'est probablement le cas d'une bonne partie des gens en fait.
Du coup, la F1 en tant que loisir pour un téléspectateur n'a pas un impact si grand qu'on pourrait le croire, et il est peut être préférable à ce jour qu'ils continuent de regarder plutôt que de faire des loisirs courants qui paraissent pourtant anodins niveau impact environnemental. C'est contre intuitif mais je pense que cela résume le nerf de la guerre : tout loisir pollue et l'impact principal est souvent le déplacement des gens pour s'y rendre.
Et mon point est de dire que bannir la F1 devrait mener au bannissement de pratiquement tout loisir commercial si on respecte la logique. C'est aberrant et pas l'objectif.
Par contre je n'utilise pas cet argument pour dire que la F1 ne doit rien faire. Elle doit réduire son empreinte environnementale au maximum et prendre des mesures fortes, comme pour toutes nos activités de manière générale.
[^] # Re: Dilème facile à résoudre
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal [HS] Ils étaient trois. Évalué à 7.
Bien sûr que cela fait sens de ramener une pratique de loisir au nombre de spectateurs, ça permet d'assigner à chaque personne concernée par cette activité une part du coût environnemental de ce loisir.
Si la F1 était regardée par 3 tondus, la F1 n'existerait pas car trop chère pour se passer de téléspectateurs. Et en dehors de la considération économique, si la F1 avait le même bilan carbone pour seulement 3 téléspectateurs, son impact serait démesuré par rapport à son impact dans la population, il faudrait dans ce cas envisager son arrêt oui.
En quoi est-ce pertinent ? Si on admet 2 kg équivalent CO2 par spectateur par an (c'est un ordre de grandeur) pour environ 20 courses, qui durent 1h30 donc on va dire la durée d'un film. Si à la place ces 90 millions de téléspectateurs sans F1 vont faire autre chose (il faut bien s'occuper autrement), comme aller au cinéma, leur bilan carbone sera probablement plus élevé. À dire vrai dans mon cas juste aller une fois au cinéma dans l'année a un impact carbone (en ne considérant que le déplacement) plus grand que de regarder la saison entière de F1. Et c'est probablement le cas d'une bonne partie des gens en fait.
Du coup, la F1 en tant que loisir pour un téléspectateur n'a pas un impact si grand qu'on pourrait le croire, et il est peut être préférable à ce jour qu'ils continuent de regarder plutôt que de faire des loisirs courants qui paraissent pourtant anodins niveau impact environnemental. C'est contre intuitif mais je pense que cela résume le nerf de la guerre : tout loisir pollue et l'impact principal est souvent le déplacement des gens pour s'y rendre.
Et mon point est de dire que bannir la F1 devrait mener au bannissement de pratiquement tout loisir commercial si on respecte la logique. C'est aberrant et pas l'objectif.
Par contre je n'utilise pas cet argument pour dire que la F1 ne doit rien faire. Elle doit réduire son empreinte environnementale au maximum et prendre des mesures fortes, comme pour toutes nos activités de manière générale.