Lesquin est un aéroport avec une activité commerciale. Il y a donc une très longue piste bétonnée (orientée 080°/260°), et une piste plus courte, la 01/19, plutôt destinée à la petite aviation.
La 08/26 est sans danger. Elle mesure plus de 2 km de long. Si l'accident mentionné ici y avait lieu, l'avion se serait posé sur la piste (le crash a eu lieu à 1,3 km du point de départ de la piste). Un non événement. Certains décident de décoller d'un point plus proche du milieu de la piste, réduisant leur marge, mais les niveaux intermédiaires sont de 1,8km et 1km de longueur, sans compter le kilomètre de champs autour de la piste... Bref, le risque est très très faible.
Sur la 01/19 : elle mesure 1,6 km de long. C'est à dire que si le même accident y avait eu lieu, à nouveau, l'avion aurait pu se poser sur la piste.
Le siège social de boulanger est droit dans l'axe de cette deuxième piste, à une distance d'environ 1,4 km. Un avion en configuration d'atterrissage passera à environ 80 mètres de hauteur. En configuration de décollage «normale», l'avion devrait déjà être à une bonne altitude, facilement 200 mètres.
Mais... un aéroclub est (souvent) une école de pilotage. Et dans la formation, il faut enchaîner les atterrissages en faisant ce que l'on appelle des touchers (touch and go en anglais). On atterrit et on redécolle immédiatement. Cela nous fait décoller depuis un point considérablement décalé sur la piste puisque l'on ne s'arrête pas pour faire demi-tour et se remettre en début de piste.
Un élève peut donc faire l'exercice mais, manque d'expérience oblige, prendre plus de temps à redécoller, et en prime atterrir sur un point décalé du seuil de la piste. On peut envisager donc qu'il quitte le sol après plus des trois quarts de la piste (c'est mal), laissant moins de 400 mètres de piste à parcourir, puis 1,4 km de distance avec le bâtiment dont tu parles. En prenant une montée «molle» (500 pieds par minute) et une vitesse sol modérée (120 km par heure), on est à une altitude de 1.4/120 * 60 * 500 = 450 pieds soit 140 mètres. Pour arriver à 30 mètres, en prenant 1,5 km de distance il faudrait un taux de montée de moins de 150 pieds par minute... c'est très très plat.
Autre hypothèse, mais c'est un exercice bien moins fréquent : au décollage, l'instructeur a coupé les gaz pour faire une simulation de panne moteur au décollage, forçant l'élève à trouver où se poser. Le temps de l'exercice l'avion va perdre de l'altitude, et au moment où il va remettre les gaz il pourra être plus proche du bâtiment. Mais 30 mètres... c'est trop proche, aucun instructeur ne ferait ça.
Je t'invite donc à vérifier et recalibrer ta louche avec un site comme flightradar qui te donnera l'altitude de l'avion avec plus de précision :)
[^] # Re: Triste. Même risque à Lesquin ?
Posté par Pinaraf . En réponse au journal [HS] Ils étaient trois. Évalué à 10.
Lesquin est un aéroport avec une activité commerciale. Il y a donc une très longue piste bétonnée (orientée 080°/260°), et une piste plus courte, la 01/19, plutôt destinée à la petite aviation.
La 08/26 est sans danger. Elle mesure plus de 2 km de long. Si l'accident mentionné ici y avait lieu, l'avion se serait posé sur la piste (le crash a eu lieu à 1,3 km du point de départ de la piste). Un non événement. Certains décident de décoller d'un point plus proche du milieu de la piste, réduisant leur marge, mais les niveaux intermédiaires sont de 1,8km et 1km de longueur, sans compter le kilomètre de champs autour de la piste... Bref, le risque est très très faible.
Sur la 01/19 : elle mesure 1,6 km de long. C'est à dire que si le même accident y avait eu lieu, à nouveau, l'avion aurait pu se poser sur la piste.
Le siège social de boulanger est droit dans l'axe de cette deuxième piste, à une distance d'environ 1,4 km. Un avion en configuration d'atterrissage passera à environ 80 mètres de hauteur. En configuration de décollage «normale», l'avion devrait déjà être à une bonne altitude, facilement 200 mètres.
Mais... un aéroclub est (souvent) une école de pilotage. Et dans la formation, il faut enchaîner les atterrissages en faisant ce que l'on appelle des touchers (touch and go en anglais). On atterrit et on redécolle immédiatement. Cela nous fait décoller depuis un point considérablement décalé sur la piste puisque l'on ne s'arrête pas pour faire demi-tour et se remettre en début de piste.
Un élève peut donc faire l'exercice mais, manque d'expérience oblige, prendre plus de temps à redécoller, et en prime atterrir sur un point décalé du seuil de la piste. On peut envisager donc qu'il quitte le sol après plus des trois quarts de la piste (c'est mal), laissant moins de 400 mètres de piste à parcourir, puis 1,4 km de distance avec le bâtiment dont tu parles. En prenant une montée «molle» (500 pieds par minute) et une vitesse sol modérée (120 km par heure), on est à une altitude de 1.4/120 * 60 * 500 = 450 pieds soit 140 mètres. Pour arriver à 30 mètres, en prenant 1,5 km de distance il faudrait un taux de montée de moins de 150 pieds par minute... c'est très très plat.
Autre hypothèse, mais c'est un exercice bien moins fréquent : au décollage, l'instructeur a coupé les gaz pour faire une simulation de panne moteur au décollage, forçant l'élève à trouver où se poser. Le temps de l'exercice l'avion va perdre de l'altitude, et au moment où il va remettre les gaz il pourra être plus proche du bâtiment. Mais 30 mètres... c'est trop proche, aucun instructeur ne ferait ça.
Je t'invite donc à vérifier et recalibrer ta louche avec un site comme flightradar qui te donnera l'altitude de l'avion avec plus de précision :)