• [^] # Re: Immunologie

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Linus vs un antivax. Évalué à 7.

    Tu confonds les conclusions que tu tires avec celles des scientifiques. Je n'ai pas vu d'étude sur les résultats des campagnes de vaccination contre le Covid.

    Donc cette étude n'existe pas par exemple : https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)00947-8/fulltext ? Ou celle-ci https://www.bmj.com/content/373/bmj.n1088 ?

    Je veux dire, les études concernant le cas réel au Royaume-Uni et en Israël ont largement été diffusé. D'ailleurs pour l'Israël, c'était l'une des raisons pour laquelle Pfizer a filé les doses en priorité à ce pays.

    elles ont été menées par les labos

    Mais en travail conjoint (comme d'habitudes) avec les autorités aussi, et on a du recul depuis le début de la campagne en décembre 2020. Bref, cela me semble bien faible d'utiliser cet argument aujourd'hui.

    sur une population réduite

    Les tests de Pfizer et compagnie ont été fait sur des cohortes bien suffisantes, avec un effet mesuré tel qu'il n'est pas utile d'avoir une population plus large pour ces mesures. Plus tard ils ont fait les tests nécessaires pour vérifier les cas plus difficiles comme la femme enceinte ou les enfants qui n'étaient pas pris en compte au début (comme dans toute évaluation thérapeutique, ils sont évalués en dernier).

    de façon accélérée (d'habitude c'est plusieurs années)

    Ce qui ne veut rien dire du tout si on ne se pose pas la question de savoir pourquoi c'est long d'habitude.

    D'habitude c'est long car il n'y a pes d'urgence à sortir un vaccin tout de suite, on n'est pas à quelques années près. Ici le COVID est tellement chiant qu'il a fallu changer de logique pour aboutir à un vaccin opérationnel le plus vite possible, sans que cela ne se traduise pour autant par une réduction de la sécurité.

    Par exemple d'habitude les labos ne discutent avec les administrations qu'en fin de processus pour fournir les données. Pour aller plus vite et s'assurer que tout se passerait bien, les autorités ont entretenu avec les laboratoires tout le long des processus d'évaluation. Ainsi quand les essais finaux étaient terminés, le plus gros avait déjà été préparé, il y a moins d'allers retours avec le labo et l'administration du coup.

    Ensuite car la situation était telle que les Etats ont assumé les risques à la place des labos financièrement. Ils ont injecté de l'argent dans leur R&D et ont signé des pré-commandes avant même les autorisations officielles. Cela signifiait qu'en gros si un labo échouait en fin de processus d'évaluation, ce sont les Etats qui auront perdu l'essentiel de l'argent, pas les labos. Donc ils ont pu accélérer le processus d'évaluation en passant d'une étape à l'autre sans attendre, préparer les lignes de production même si l'autorisation n'était pas sur la table, etc.

    D'habitude c'est long car la situation n'est pas urgente et que l'entreprise n'entreprend pas les étapes suivantes sans être sûrs que tout a bien été validé jusqu'ici. Car financièrement ce serait trop risqué.

    Puis il y a certaines données qui n'étaient pas définies, oui, par exemple la durée de couverture, le nombre de doses et l'écart optimal entre les doses. Le conditionnement aussi n'a pas été évalué de manière complète. Ces choses là prennent du temps à être analysées, et globalement ils n'ont pas testé pour trouver la solution optimale mais au moins des conditions de livraisons suffisantes pour lancer la campagne.

    Mais tout cela n'a rien à voir avec la sécurité. Les effets secondaires de cours termes courants ont été évalués, pour le long terme ou les phénomènes rares attendre plus longtemps ne sert à rien, à part attendre 60 ans et vacciner des millions de personnes ce qui n'est pas réaliste pour une étude clinique. C'est la pharmacovigilance qui s'occupe de ça, comme pour les traitements précédents.

    Sur les variants, l'an dernier à la même époque on a eu le même phénomène de baisse en France. Sachant qu'il y a des virus sensibles aux variations saisonnières, ce peut-être dû à la saison. Ça peut aussi bien être dû à l'émergence d'un autre variant, comme on l'a vu plusieurs fois cette année. D'ailleurs le variant indien semble émerger en Europe.

    Comme par hasard le Royaume-Uni et l'Israël ont su casser leur vague épidémique au milieu de l'hiver quand la France galérait jusqu'à fin avril de son côté :

    Bizarre que cela concerne les deux pays ayant vacciné le plus vite une large partie de la population mais pas la France.

    Quand j'écris «en toute rigueur» je veux dire qu'on est pas du métier, qu'on ne s'appuie sur aucune données, et que les scientifiques sont beaucoup plus mesurés et lents à conclure.

    Je ne suis pas du métier, mais des données et des publications, il y en a. Des scientifiques qui ont étudié ces dossiers se sont également bien prononcés. Oui la science prend du temps pour bien conclure, oui il reste des inconnus avec les vaccins, je ne le nie pas, depuis le début je le dis. Mais contrairement à toi, j'affirme : on sait des choses aujourd'hui aussi, et pas qu'un peu.