Oui, je l'ai compris comme ça. Mais en attendant, dans beaucoup de cas, je ne suis pas d'accord avec tes constats de différence ; dans les deux exemples ci-dessus, je ne vois pas de différence significative.
Au niveau de l'article, je peux détailler aussi pourquoi je ne trouve pas que certaines des différences que tu présente en sont :
Remarquez qu’ici encore, le droit moral inaliénable de l’auteur peut également restreindre la liberté de modification de l’œuvre.
idem pour le logiciel écrit par un français (le code est une œuvre de l'esprit également).
Avez-vous beaucoup d’exemple de romans que d’autres ont modifié pour l’améliorer et commercialisé ?
La première chose qui me vient à l'esprit, c'est les éditions résumées de grande œuvres. Et que penser des romans inachevés et publiés complétés par d'autres ? Je pense, par exemple, à la seconde version du Conte de fées à l'usage des moyennes personnes de Boris Vian. Enfin, sans être une amélioration d'une œuvre, il y a les fan fictions dont certaines auraient un niveau suffisant pour être éditées, mais qui le peuvent pas puisqu'il n'y a pas le droit.
Mais soyons honnête, les échanges de textes d’un écrivain à un autre sont rares voir inexistants.
C'est factuellement faux. Un exemple, bien connu, est la morale du Lièvre et la Tortue de Lafontaine qui est de Rabelais. Je suis sûr d'avoir déjà rencontré d'autres exemples, mais je ne les retrouve plus.
La citation "de code" sous copyright est bien entendu impossible.
En es-tu sûr ? Selon moi, les même règles que pour du texte s'appliquent puisque c'est le même droit qui régit les deux, mais je peux me tromper.
Ces deux droits permettent largement d’exercer une très large liberté de modifier un texte littéraire, quelle que soit sa licence.
Il donne des droits, certes, mais c'est encore limité à la parodie (le droit de citation n'offre pas à mon avis le droit de modifier une œuvre, au contraire).
Tout d’abord, un livre est quasiment un consommable : à part quelques exceptions, on ne lit un texte qu’une seule fois, éventuellement on le consulte de temps en temps.
Je connais plein de gens qui relisent des livres. Je le fais assez régulièrement, ma fille le fait tout le temps.
Il est également inerte et ne vous espionnera pas, même s’il est sur notre table de chevet.
Je suis d'accord avec le constat final, à partir du moment où tu contrôle la diffusion, il y a possibilité de surveillance même si ce n'est pas à la même échelle, ce que pointait également ce commentaire d'Ysabeau dans une autre discussion : https://linuxfr.org/nodes/124114/comments/1851191 . Sans parler d'une éventuelle forme de censure où quelqu'un pourrait acquérir une œuvre pour ne pas qu'elle soit diffusée.
Les monopoles en littérature se cachent ailleurs que dans des licences fermées, mais dans les infrastructures et les réseaux de distribution.
C'est une problématique générale à la vente de bien physique, sans doute plus marqué dans les biens culturels, et encore plus dans le livre. Mais ce n'est pas parce qu'il y a d'autres problèmes qu'il ne faut pas régler celui des licences. Et offrir les livres sous une licence ouverte pourrait permettre à de nouveaux acteurs d'offrir de nouvelles filières de distribution. Sans compter que le livre se numérise de plus en plus, et, en matière de distribution numérique, les communautés internet se montrent en général assez efficace (tu peux demander aux (削除) éditeurs (削除ここまで) producteurs de musique et de films)...
L’enjeu pour un auteur dans "sa contribution" à la liberté, c’est avant tout d’être lu. Je pense que le choix d’une licence doit être choisi selon cet objectif et non pour des raisons strictement idéologiques.
C'est peut être là ton erreur principale ; les licences libre ne sont pas au bénéfice de l'auteur, mais de celui qui reçoit l'œuvre. Et si le but de l'auteur c'est avant tout d'être lu, pourquoi limiter la diffusion de son œuvre ?
Après tout cela, je vais quand même préciser que je lis des livres publiés sous licence non libres, j'apprécie le travail d'édition et j'ai conscience de la difficulté à trouver un modèle pérenne de financement des auteurs et des éditeurs. J'apprécie également beaucoup que tu viennes ici débattre avec nous, et j'avais beaucoup aimé lire les premiers fils de discussion sur le sujet.
[^] # Re: Avantages d'une licence libre
Posté par aiolos . En réponse au journal Les différences entre la littérature et le code pour les licences libres. Évalué à 8.
Oui, je l'ai compris comme ça. Mais en attendant, dans beaucoup de cas, je ne suis pas d'accord avec tes constats de différence ; dans les deux exemples ci-dessus, je ne vois pas de différence significative.
Au niveau de l'article, je peux détailler aussi pourquoi je ne trouve pas que certaines des différences que tu présente en sont :
idem pour le logiciel écrit par un français (le code est une œuvre de l'esprit également).
La première chose qui me vient à l'esprit, c'est les éditions résumées de grande œuvres. Et que penser des romans inachevés et publiés complétés par d'autres ? Je pense, par exemple, à la seconde version du Conte de fées à l'usage des moyennes personnes de Boris Vian. Enfin, sans être une amélioration d'une œuvre, il y a les fan fictions dont certaines auraient un niveau suffisant pour être éditées, mais qui le peuvent pas puisqu'il n'y a pas le droit.
C'est factuellement faux. Un exemple, bien connu, est la morale du Lièvre et la Tortue de Lafontaine qui est de Rabelais. Je suis sûr d'avoir déjà rencontré d'autres exemples, mais je ne les retrouve plus.
En es-tu sûr ? Selon moi, les même règles que pour du texte s'appliquent puisque c'est le même droit qui régit les deux, mais je peux me tromper.
Il donne des droits, certes, mais c'est encore limité à la parodie (le droit de citation n'offre pas à mon avis le droit de modifier une œuvre, au contraire).
Je connais plein de gens qui relisent des livres. Je le fais assez régulièrement, ma fille le fait tout le temps.
Je suis d'accord avec le constat final, à partir du moment où tu contrôle la diffusion, il y a possibilité de surveillance même si ce n'est pas à la même échelle, ce que pointait également ce commentaire d'Ysabeau dans une autre discussion : https://linuxfr.org/nodes/124114/comments/1851191 . Sans parler d'une éventuelle forme de censure où quelqu'un pourrait acquérir une œuvre pour ne pas qu'elle soit diffusée.
C'est une problématique générale à la vente de bien physique, sans doute plus marqué dans les biens culturels, et encore plus dans le livre. Mais ce n'est pas parce qu'il y a d'autres problèmes qu'il ne faut pas régler celui des licences. Et offrir les livres sous une licence ouverte pourrait permettre à de nouveaux acteurs d'offrir de nouvelles filières de distribution. Sans compter que le livre se numérise de plus en plus, et, en matière de distribution numérique, les communautés internet se montrent en général assez efficace (tu peux demander aux
(削除) éditeurs (削除ここまで)producteurs de musique et de films)...C'est peut être là ton erreur principale ; les licences libre ne sont pas au bénéfice de l'auteur, mais de celui qui reçoit l'œuvre. Et si le but de l'auteur c'est avant tout d'être lu, pourquoi limiter la diffusion de son œuvre ?
Après tout cela, je vais quand même préciser que je lis des livres publiés sous licence non libres, j'apprécie le travail d'édition et j'ai conscience de la difficulté à trouver un modèle pérenne de financement des auteurs et des éditeurs. J'apprécie également beaucoup que tu viennes ici débattre avec nous, et j'avais beaucoup aimé lire les premiers fils de discussion sur le sujet.