• [^] # Re: Pas de bol

    Posté par . En réponse à la dépêche Des nouvelles de MandrakeSoft. Évalué à 1.

    Pour désigner la femme du maire, on ne dit pas "madame la maire" mais "madame la mairesse", de même qu'on dit "madame l'ambassadrice" pour désigner la femme de l'ambassadeur (mais on dit "madame l'ambassadeur" lorsqu'il s'agit d'une femme qui est effectivement ambassadeur, bien que de plus en plus de personnes utilisent "madame l'ambassadrice" pour désigner une femme ambassadeur). Dans le même ordre, mais concernant une féminisation cette fois, tu as un homme qui peut être : - une sentinelle - une recrue - une vigie - une vedette - une sage-femme - etc Maintenant, je ne dis pas que les choses n'évoluent pas, et de plus en plus de monde utilisent une féminisation des fonctions, mais bon, pourquoi cela devrait-il être à sens unique ? à l'origine, le masculin n'était que le neutre de la langue Française. Il faut donc savoir que la féminisation est rendue difficile car le français ne dispose pas d’un suffixe unique permettant de féminiser automatiquement les substantifs. Héritier du neutre latin, le masculin se voit conférer une valeur générique, notamment en raison des règles du pluriel qui lui attribuent la capacité de désigner les individus des deux sexes et donc de neutraliser les genres. Pour nommer le sujet de droit, indifférent par nature au sexe de l’individu qu’il désigne, il faut donc se résoudre à utiliser le masculin, le français ne disposant pas du neutre. http://www.culture.fr/culture/dglf/cogeter/feminisation/feminisation.rtf http://www.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/994001174/0000.pdf Bref, que la langue Française évolue soit une chose, mais vouloir justifier ce qui est encore une faute de Français par des explications scabreuses et assez tordues, il y a des limites. Alors oui, on va arriver à "féminiser" certaines fonction dans l'usage courant, non, tout ne peut pas l'être, et tout le ne sera pas partout, car l'usage du masculin-neutre est important pour garantir une "égalité" (c'est neutre), et enfin, j'espère que tout ce qui est dans l'usage courant ne fera pas forcément partie de la langue Française, parce que je n'exècre rien de plus que que le nouvel argot "SMS" et celui de banlieue ("ntm", les "keufs", et consors...)