On apprend donc, infinie surprise, que « La Cnil dit non aux outils collaboratifs américains pour l'enseignement supérieur et la recherche. » Offrir toutes les données d'utilisateurs et d'employés de services publics, sans aucune garantie réelle, à des entreprises américaines, soumises aux lois des USA serait peut-être non conforme à la réglementation sur les données personnelles... Ça alors.
Pourtant, depuis fort longtemps, mirosoft et les géants du numérique remportent contrat sur contrat en France, imposent des formats privateurs qui leurs permettent de mettre en échec le code des marchés publics, et parviennent même à s'immiscer dans les endroits couverts par la confidentialité (ZRR, et cætera), voire le secret, sans que ça ne semble émouvoir quiconque. Alors de simples données personnelles. Ce n'est pas comme si tous les services de renseignement savaient qu'il s'agit bien souvent de la clef de toute opération bien menée. Non. Pensez-vous.
# Lettre morte
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Revue de presse de l'April pour la semaine 21 de l'année 2021. Évalué à 10.
On apprend donc, infinie surprise, que « La Cnil dit non aux outils collaboratifs américains pour l'enseignement supérieur et la recherche. » Offrir toutes les données d'utilisateurs et d'employés de services publics, sans aucune garantie réelle, à des entreprises américaines, soumises aux lois des USA serait peut-être non conforme à la réglementation sur les données personnelles... Ça alors.
Pourtant, depuis fort longtemps, mirosoft et les géants du numérique remportent contrat sur contrat en France, imposent des formats privateurs qui leurs permettent de mettre en échec le code des marchés publics, et parviennent même à s'immiscer dans les endroits couverts par la confidentialité (ZRR, et cætera), voire le secret, sans que ça ne semble émouvoir quiconque. Alors de simples données personnelles. Ce n'est pas comme si tous les services de renseignement savaient qu'il s'agit bien souvent de la clef de toute opération bien menée. Non. Pensez-vous.
Simultanément le gouvernement de l'en même temps, ne craignant pas les oxymores et la vanité, prétend installer son nuage souverain aux abords de Redmond, ou presque. Ah, mais attendez, on va voir ce qu'on va voir. On apposera une belle étiquette « Cloud de confiance » — vraiment magnifique ; le graphisme a été fait par un ami pour x millions — et les espions n'auront plus qu'à bien se tenir... les cotes pour ne pas mourir de rire.
Autant dire qu'une décision mineure d'une Cnil déjà fort affairée à épargner les grands pilleurs de données européennes risque fort de faire long feu. Nulle chance de reproduire le miracle des feux de paille d'Austerliz. Visiblement tout ce qui compte (les millions) en France est bel et bien en ordre de bataille dans l'autre sens.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace