Certes, mais il y a de la marge entre ne plus prendre l'avion et ne plus s'habiller. On me sort souvent l'argument du "retour à la bougie", mais je trouve que c'est un argument de mauvaise foi : d'une part, il ne s'agit (espérons !) pas de cela, d'autre part, c'est une pirouette permettant de botter en touche.
De toute façon, l'avion tel qu'il est utilisé n'est tout simplement pas tenable écologiquement. Les besoins sont peut-être difficiles à évaluer mais les limites du tenable, elles, le sont davantage.
Et, quitte à individualiser la question, on peut la renverser : si les besoins sont arbitraires, je ne vois pas pourquoi l'on m'imposerait l'arbitraire de ceux qui prennent beaucoup l'avion quand je fais moi-même des efforts. Il y a un enjeu collectif de la pollution et du réchauffement climatique.
En faisant un rapprochement un peu hasardeux avec la morale, la question de la généralisation du comportement individuel se pose : que se passerait-il si tout le monde prenait beaucoup l'avion ? Certains considèrent qu'ils ont un droit à polluer alors qu'ils savent qu'ils ne peuvent le faire qu'à la condition que les autres ne le fassent pas (ou moins).
[^] # Re: Le problème n'est pas technique/pratique mais moral
Posté par ElVirolo (site web personnel) . En réponse au lien Pourquoi arrêter l’avion ne devrait plus être un débat. Évalué à -1.
Certes, mais il y a de la marge entre ne plus prendre l'avion et ne plus s'habiller. On me sort souvent l'argument du "retour à la bougie", mais je trouve que c'est un argument de mauvaise foi : d'une part, il ne s'agit (espérons !) pas de cela, d'autre part, c'est une pirouette permettant de botter en touche.
De toute façon, l'avion tel qu'il est utilisé n'est tout simplement pas tenable écologiquement. Les besoins sont peut-être difficiles à évaluer mais les limites du tenable, elles, le sont davantage.
Et, quitte à individualiser la question, on peut la renverser : si les besoins sont arbitraires, je ne vois pas pourquoi l'on m'imposerait l'arbitraire de ceux qui prennent beaucoup l'avion quand je fais moi-même des efforts. Il y a un enjeu collectif de la pollution et du réchauffement climatique.
En faisant un rapprochement un peu hasardeux avec la morale, la question de la généralisation du comportement individuel se pose : que se passerait-il si tout le monde prenait beaucoup l'avion ? Certains considèrent qu'ils ont un droit à polluer alors qu'ils savent qu'ils ne peuvent le faire qu'à la condition que les autres ne le fassent pas (ou moins).