• [^] # Re: Triste

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Multiple démissions dans l'équipe du réseau IRC Freenode. Évalué à 5.

    Clairement, il y a un problème sur la façon de communiquer (ou même de travailler, car bon, un leak de gist déjà public, mvoyez) et sur le choix des priorités.

    Au tout début quand l’affaire s’est ébruitée, j’ai passé beaucoup de temps à essayer de dire aux gens : « attendez, même si c’est super crédible parce qu’on a déjà vu des choses similaires par le passé avec d’autres projet, vous agissez sur la base de prétendus brouillons sur des gists... ». Et surtout, comment je fais pour authentifier que ces gens-là sont ce qu’ils disent être ? Franchement, si on peut faire exploser un service sur la base de quelques brouillons postés par je sais pas qui sur une service de copier/coller... Ça fait peur. Alors bien sûr avec le temps les informations plus officielles ont commencé à sortir, mais tout était dans un montage toxique nourrissant un climat anxiogène.

    Sans compter que ça fait des années qu’on voit passer des spams qui soit poussent les gens à quitter Freenode par l’usure, soit en difamment Freenode, soit en faisant directement la promotion d’autres services.

    Un truc que j’ai trouvé très bizarre, c’est qu’il a été prétendu que rasengan/Andrew Lee n’avait qu’accès à des chose comme la marque, le nom de domaine, etc. mais que l’infrastructure elle-même (serveurs, etc.) appartenait à des tiers et donc qu’on se retrouvait avec le cas classique où qu’un groupe a la marque et/ou le domaine et qu’un autre groupe a l’infrastructure et la force de travail. Et ce que j’ai trouvé bizarre donc, c’est que dans ce cas, il suffit de créer une nouvelle marque, un nouveau domaine, si possible changer les adresses IPs (ça peut se faire chez certains fournisseurs), d’invalider tous les mots de passe, et de changer le port par défaut pour que les clients déjà configurés cessent immédiatement de parler à ce qui pourrait devenir un man-in-the-middle. Comme ça, toute l’infrastructure est conservée, et le nouveau propriétaire du nom ne conserve qu’un nom. À la place, on a eu un Libera tout neuf tout frais qui part de rien comme s’ils n’avaient aucun accès à l’infrastructure...

    Le problème si on s’habitue à ce genre de pratique c’est qu’il deviendra de plus en plus facile de siphoner des projets ou de les faire exploser avec un peu d’ingénierie sociale appliquant la même méthode. On ne devrait pas utiliser ces méthodes même quand l’intention est légitime.

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