Licencier les technos américaine peut sembler séduisant mais le diable se cache dans les détails.
En effet, il y a des services cloud qui ne sont pas régionalisés. Généralement les annuaires, la facturation, ... Donc dans ce cas, est-ce que ces services vont être rapatriés dans les data-centres des opérateurs ou vont-ils rester globaux ? Dans ce dernier cas, quid de la fuite d'information par méta-data ?
Ensuite, ces couches technologiques sont généralement propriétaire (au moins en partie) et patchées (mise à jour sécu, mise à jour fonctionnalités, ...). Lors de l'application des patchs, les opérateurs locaux pourront ils les recompiler pour être sûr qu'il n'y ait pas de fuite de données vers la maison mère ?
De mon avis, la souveraineté des données passe plutôt par du véritable chiffrement de bout en bout, à commencer par des HSM on prem et en finissant par des technos comme SGX ou SEV. Tout le reste ne reposera que sur la confiance qu'on veut bien mettre dans l'éditeur de techno sous licence.
Lorsque un journaliste a demandé si ces licences technologiques permettront de s'affranchir des lois extra-territoriales, la réponse a été cinglante : "oui". Sans hésitation. Et bien moi, je suis beaucoup plus réservé.
# Technologie américaine licenciée
Posté par LoloB . En réponse au journal Le cloud souverain Françoogle. Évalué à 8.
Licencier les technos américaine peut sembler séduisant mais le diable se cache dans les détails.
En effet, il y a des services cloud qui ne sont pas régionalisés. Généralement les annuaires, la facturation, ... Donc dans ce cas, est-ce que ces services vont être rapatriés dans les data-centres des opérateurs ou vont-ils rester globaux ? Dans ce dernier cas, quid de la fuite d'information par méta-data ?
Ensuite, ces couches technologiques sont généralement propriétaire (au moins en partie) et patchées (mise à jour sécu, mise à jour fonctionnalités, ...). Lors de l'application des patchs, les opérateurs locaux pourront ils les recompiler pour être sûr qu'il n'y ait pas de fuite de données vers la maison mère ?
De mon avis, la souveraineté des données passe plutôt par du véritable chiffrement de bout en bout, à commencer par des HSM on prem et en finissant par des technos comme SGX ou SEV. Tout le reste ne reposera que sur la confiance qu'on veut bien mettre dans l'éditeur de techno sous licence.
Lorsque un journaliste a demandé si ces licences technologiques permettront de s'affranchir des lois extra-territoriales, la réponse a été cinglante : "oui". Sans hésitation. Et bien moi, je suis beaucoup plus réservé.