• [^] # Re: DRM humain

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Sanipasse : le déconfinement libre !. Évalué à 7.

    Les idées derrière certains arguments doivent être prises en compte : par exemple si dit comme ça, l'argument de "limiter la propagation pour sauver des vies" marche pour la vaccination, il marche mieux pour un confinement strict : il est parfois (souvent ?) nécessaire d'être plus complexe, comme l'a bien montré le fil sur l'opposition libertés / sécurité.

    Tout à fait, et je pense que globalement personne ne dit ou soutien qu'on doit tendre vers le 0 mort COVID à tout prix. Le tout est de trouver un équilibre entre les libertés individuelles et sociétales tout en ayant une situation sanitaire sous contrôle pour limiter les décès.

    Notons que c'est globalement comme ça pour tous les sujets, l'être humain pollue, tue, emmerde ses voisins, etc. C'est inévitable, le tout est à chaque fois de trouver un curseur acceptable, c'est l'enjeu de la politique et du droit que de trouver une solution à cela.

    Le tout en se basant si possible aussi sur les connaissances scientifiques, car quitte à prendre une décision, autant que cela soit basé sur des connaissances.

    tel que prévu aujourd'hui, limité aux événements de plus de milles personnes, aussi valable avec test PCR, cela paraît raisonnable, mais cela ouvre surtout le chemin à de possibles évolutions bien plus drastiques, en particulier si le taux de vaccination est insuffisant : être pour demande donc de prendre le temps de se poser la question d'où poser la limite.

    Être contre demande aussi de visualiser la situation si justement on ne fait pas attention et d'en assumer les conséquences. Or à titre personnel cela ne me fait pas envie un tel monde, et je ne suis même pas sûr que économique ou bien être de la population ce soit optimal de ne rien faire. Car bon accumuler les décès avec la peur d’attraper ou transmettre la maladie a ses proches, on a connu plus serein comme environnement.

    j'ai l'impression qu'on insiste pas assez sur le fait que le passe sanitaire ne suffit pas à garantir l'absence de risque d'être porteur du covid : il le réduit beaucoup, mais il ne l'annule pas.

    Personne ne dit le contraire, le tout est de réduire le risque de façon suffisante. C'est la notion même d'équilibre que tu voulais plus haut.

    Les vaccins ne suppriment pas le risque de contamination : une efficacité de 95 % de Pfizer signifie qu'il diminue par 20 1 le risque de contamination sur le variant Wuhan (pour les variants anglais, et sud-africain, il semblerait que le risque soit seulement divisé par 10 et par 4, respectivement - lien FuturaScience)

    Une diminution aussi importante du risque de transmission reste essentielle, et dans l'objectif de retrouver une vie normale rapidement sans pour autant nuire à la santé publique, c'est très intéressant.

    Comme on le dit, le but n'est pas d'avoir 0 mort COVID en décembre 2021 par exemple, ce serait top si c'était le cas mais ce n'est pas l'objectif car probablement trop difficile à atteindre. Le but est qu'on puisse retrouver une vie normale, avec le COVID qui circule un peu, tout en ayant le système hospitalier qui tourne.

    il me semble que ça favorise aussi les variations immunorésistantes du virus : il est nécessaire de ne pas se satisfaire de cela : si ça suffit, ça voudra surtout dire qu'on a eu de la chance, et surtout on ne sera pas prêt à l'avenir.

    Pas du tout, au contraire.

    Disons que le vaccin peut favoriser le fait qu'un variant domine un autre car il sera résistant au vaccin. C'est vrai. Mais cela ne favorise pas l'apparition soudaine de variants résistants, au contraire car plus il y a de virus en circulation car il y a plus de malades, plus tu as la probabilité qu'une mutation apparaisse et plus tu vas avoir une probabilité non négligeable d'avoir un variant plus contagieux, mortel ou autre.

    En ce sens le vaccin est donc utile, même auprès des jeunes, car tu réduis la circulation du virus et tu réduis ainsi le risque qu'une mutation chiante fasse surface. Et il faut d'autant le faire vite et maintenant qu'on a des vaccins qui pour l'instant sont efficaces contre tous les variants communs identifiés.

    en particulier, on ne sait vraiment pas grand chose de notre système immunitaire, mais il y a une chose certaine, par contre, c'est que l'excès en tout est mauvais, et quand je lis que "En raison de l’incertitude liée aux variants, les personnes ayant reçu le vaccin de Pfizer pourraient recevoir une troisième dose d’ici à six mois ou un an" (selon Le Monde), je me dis que sur-stimuler comme ça le système immunitaire peut avoir des répercussions pour certains (après tout, la principale forme grave du covid est quand même une sur-réaction du système immunitaire)

    Cela relève de l'opinion, on a beaucoup de choses à apprendre sur le système immunitaire c'est certain (c'est très très complexe dans le détail). Mais on sait pas mal de choses aussi.

    Il ne suffit pas de partir du bon sens pour tirer une conclusion sur un sujet si technique. Tu n'as aucun élément concret qui montre qu'un vaccin en plus ou une dose de ce vaccin en plus pose soucis au système immunitaire. Laissons les spécialistes évaluer cela.

    D'ailleurs, on pourrait même approximer plutôt dans l'autre sens. Sachant qu'un être humain rencontre des dizaines d'infections différentes au cours de sa vie, probablement des milliers de corps étrangers différents auquel il va réagir, que beaucoup de pays ont une bonne poignées de vaccins administrés dans sa population depuis un paquet de temps, croire que une dose ou un vaccin de plus va soudainement provoquer un excès irrémédiable pour le système immunitaire semble bien discutable.

    C'est peut être vrai, mais c'est douteux, et laissons les scientifiques étudier la question plutôt que de sortir une phrase bateau qui ne repose sur rien.