• # paradigmes/univers ≠

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Les doutes d'un gars qui écrit: sérieusement se mettre à Emacs, ou pas ?. Évalué à 4. Dernière modification le 11 mai 2021 à 03:26.

    Il y a certains trucs qui m'interpellent... Prenons point par point :

    Depuis toujours, pour écrire j'utilise Microsoft Word (j'ai aussi utilisé Scrivener) et, depuis mon passage à Linux, LibreOffice Writer. À côté de ça, j'utilise aussi un éditeur de texte + Markdown, pour blogger ou pour écrire des trucs en ligne.

    Pourquoi un éditeur de texte, sachant que tu peux aussi utiliser ton traitement de texte pour écrire du Markdown ...avec les avantages qui vont avec : tu connais l'outil (donc pas de prise de tête pour un certain nombre d'opérations et pour les nouvelles tu sais comment configurer etc.), tu as tes petits à portée de main (par exemple pour la correction orthographique)

    Ma question a l'air trollesque mais j'ai cependant constaté qu'avec des outils qu'on maîtrise on fait bien mieux qu'avec de nouveaux trucs qui ne correspondent pas du tout à votre mode de fonctionnement (j'insiste sur ce point car la découverte de nouveaux outils est aussi un bonheur quand ça permet de retrouver des façons de faire avec lesquelles on est plus en phase que les habitudes qu'on se coltine.)

    En switchant sur Linux, je me suis fait la promesse de tenter de tout écrire dans un éditeur de texte, y compris la fiction. Par curiosité, par goût de tenter de nouvelles choses, mais aussi motivé à l'idée de pouvoir tout gérer dans des fichiers TXT, et d'apprendre à utiliser Git (pour le contrôle de versions des manuscrits).

    Justement, qu'entends-tu par « tout » ? Tu voudras faire ton courrier et tes cartes de vœux dans un éditeur de texte ? (ce n'est pas pour dénigrer ou décourager hein, même mes schémas se font avec un éditeur de texte, mais pour autant je n'en fais pas de prosélytisme car j'ai conscience que ça ne convient pas à tout le monde ainsi que des complications que cela peut engendrer pour échanger avec les gens.) Quand tu écris « y compris la fiction » qu'apporterait ce changement brusque par rapport à avant ?

    Sinon, le « goût de tenter de nouvelles choses » est bien pour découvrir mais n'implique pas la radicalité de vouloir « tout écrire dans un éditeur de texte » du jour au lendemain. J'ai un peu peur de ce genre d'enthousiasme qui balai tout sans se poser la question des vraies attentes inconscientes et des difficultés que l'on rencontrera ; parce-que ça peut mener à des déceptions grave. (désolé de faire mon rabat-joie bien que ravi que tu veuilles découvrir ce merveilleux côté du miroir.)

    Mon éditeur de texte par défaut, c'est VisualStudio Code (en réalité, j'utilise son fork VSCodium, mais c'est la même chose sauf quelques réglages par défaut qui sont plus respectueux de la vie privée). VSCode est simple d'emploi, on trouve à peu près un gazillion et demi d'extensions simples à installer et a configurer, dont certaines vachement sympa pour écrire, et on n'a pas besoin de tout réapprendre à zéro juste pour commencer a l'utiliser... Un outil de plus, dans la boite à outils, quoi.

    Du coup, que t'apporte VSCodium par rapport à LibreOffice Writer ? :-)

    Et si VSCodium est « vachement sympa pour écrire, et on n'a pas besoin de tout réapprendre à zéro juste pour commencer à l'utiliser » ; qu'est-ce qui motive vraiment la recherche d'un autre éditeur d'une part, et qu'apporterait Emacs de plus d'autre part ?

    Désolé pour la séance de psychanalyse mais je crois qu'il faut toujours bien préparer les longs voyages et que si certaines choses sont bien claires on sait mieux doser l'effort qu'on va mettre pour que ça en vaille le coup et que la traversée soit plaisante malgré les turbulences qui pourraient survenir.

    "It is seldom that liberty of any kind is lost all at once." ― David Hume