Je suis perturbé.
La première partie de ton message est clairement ironique, mais après tu dis très sérieusement que toutes les comparaisons ont une limite.
Or la comparaison que tu utilises pour ce faire est sans commune mesure avec celle que tu critiques...
Car une arme à feu est effectivement conçue pour tuer. De façon tout à fait neutre, ça sert simplement à tuer. Pas à blesser, ni à se défendre. À tuer.
Et autant dans certains cas ce n'est pas considéré comme immoral (un conflit armé, ou les animaux lors de la chasse), autant dans le cas général, si.
Tuer, par défaut, c'est immoral.
Et les exceptions à ce cas par défaut évoluent selon les âges, et les cultures, en France il n'était pas immoral de guillotiner il y a deux siècles, mais ça l'est aujourd'hui.
Par contre une chaise, ça n'a jamais été immoral. Ni par défaut, ni jamais.
Un couteau non plus.
Une branche d'arbre non plus, même si on peut blesser ou tuer avec.
Un logiciel, dans le cas général, sans autre précision, ça n'a rien d'immoral.
Un algorithme non plus d'ailleurs, qu'il soit informatique ou pas.
Un logiciel conçu pour enfreindre la loi, c'est immoral, mais c'est comme la chaise électrique en France aujourd'hui, ça entre dans la catégorie des chaises, mais celle-ci est spécifiquement conçue pour tuer, ce qui est immoral. En France. Aujourd'hui.
Il n'y a rigoureusement aucune raison de réglementer les chaises en général.
Par contre les chaises électriques, oui !
Il n'y a aucune raison de réglementer les logiciels, mais ceux qui sont conçus pour enfreindre les lois, si (par exemple un logiciel espion utilisé par les services secrets).
Et il y a toute les raisons de réglementer les usages, comme celui de tuer, que ça soit avec un stylo-bille, une chaise, ou un logiciel.
La morale entre donc exclusivement dans la réglementation des usages.
Ou dans le cas spécifique d'un logiciel conçu comme étant immoral.
Un logiciel de partage de fichier n'a rien d'immoral.
Il y a des usages cependant qui sont considérés par une partie de la population, aujourd'hui, en France, comme immoraux.
La réglementation se fait donc sur l'usage, pas sur le logiciel.
[^] # Re: Très franchement
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au journal Logiciel libre et morale font-il bon ménage ?. Évalué à 5.
Je suis perturbé.
La première partie de ton message est clairement ironique, mais après tu dis très sérieusement que toutes les comparaisons ont une limite.
Or la comparaison que tu utilises pour ce faire est sans commune mesure avec celle que tu critiques...
Car une arme à feu est effectivement conçue pour tuer. De façon tout à fait neutre, ça sert simplement à tuer. Pas à blesser, ni à se défendre. À tuer.
Et autant dans certains cas ce n'est pas considéré comme immoral (un conflit armé, ou les animaux lors de la chasse), autant dans le cas général, si.
Tuer, par défaut, c'est immoral.
Et les exceptions à ce cas par défaut évoluent selon les âges, et les cultures, en France il n'était pas immoral de guillotiner il y a deux siècles, mais ça l'est aujourd'hui.
Par contre une chaise, ça n'a jamais été immoral. Ni par défaut, ni jamais.
Un couteau non plus.
Une branche d'arbre non plus, même si on peut blesser ou tuer avec.
Un logiciel, dans le cas général, sans autre précision, ça n'a rien d'immoral.
Un algorithme non plus d'ailleurs, qu'il soit informatique ou pas.
Un logiciel conçu pour enfreindre la loi, c'est immoral, mais c'est comme la chaise électrique en France aujourd'hui, ça entre dans la catégorie des chaises, mais celle-ci est spécifiquement conçue pour tuer, ce qui est immoral. En France. Aujourd'hui.
Il n'y a rigoureusement aucune raison de réglementer les chaises en général.
Par contre les chaises électriques, oui !
Il n'y a aucune raison de réglementer les logiciels, mais ceux qui sont conçus pour enfreindre les lois, si (par exemple un logiciel espion utilisé par les services secrets).
Et il y a toute les raisons de réglementer les usages, comme celui de tuer, que ça soit avec un stylo-bille, une chaise, ou un logiciel.
La morale entre donc exclusivement dans la réglementation des usages.
Ou dans le cas spécifique d'un logiciel conçu comme étant immoral.
Un logiciel de partage de fichier n'a rien d'immoral.
Il y a des usages cependant qui sont considérés par une partie de la population, aujourd'hui, en France, comme immoraux.
La réglementation se fait donc sur l'usage, pas sur le logiciel.
Bref, j'ai l'impression de tautologer...