Oui en effet, c'est ce que je voulais dire en écrivant que ce problème est très lié au mode de financement de la recherche par projets et l'évaluation de la recherche et des chercheurs. Les deux poussant à sur-publier, d'où l'explosion de revues médiocres et/ou prédatrices, de fraudes scientifiques, de métriques bibliographiques vides de sens (facteur d'impact par exemple) et autres joyeusetés.
Je partage ton opinion sur le classement de Shangai, à un détail près: à ma connaissance (pour les laboratoires du CNRS en tout cas) il n'est pas utilisé pour déterminer les maigres dotations récurrentes de l'état. Ça c'est en principe le travail de l'HCERES. Mais l'idée générale est la même : les différents gouvernements successifs ne font pas confiance aux instituts nationaux et préfèrent déléguer à des organismes tiers (comme l'ANR par exemple) la responsabilité de choisir quel projet va être financé, en mettant les laboratoires en compétition via des appels à projets hyper sélectifs (10% de réussite en moyenne). Ça représente des milliers d'heures de fonctionnaires perdues chaque année.
Maintenant, en informatique tout du moins, la plupart des auteurs mettent les articles à disposition. Il diffère de l'article publiée dans la revue en portant souvent la mention draft ou autre, mais c'est juste pour des raisons légales.
Absolument. Ce sont les "pre-print", c'est-à-dire la version de l'article tel qu'envoyé à l'éditeur. Pour ça, arXiv et HAL sont une bonne source également.
[^] # Re: Publications, open-access, open-science
Posté par aboulle . En réponse au journal Journaux scientifiques en libre accès et foutoir avec les licences libres. Évalué à 10.
Oui en effet, c'est ce que je voulais dire en écrivant que ce problème est très lié au mode de financement de la recherche par projets et l'évaluation de la recherche et des chercheurs. Les deux poussant à sur-publier, d'où l'explosion de revues médiocres et/ou prédatrices, de fraudes scientifiques, de métriques bibliographiques vides de sens (facteur d'impact par exemple) et autres joyeusetés.
Je partage ton opinion sur le classement de Shangai, à un détail près: à ma connaissance (pour les laboratoires du CNRS en tout cas) il n'est pas utilisé pour déterminer les maigres dotations récurrentes de l'état. Ça c'est en principe le travail de l'HCERES. Mais l'idée générale est la même : les différents gouvernements successifs ne font pas confiance aux instituts nationaux et préfèrent déléguer à des organismes tiers (comme l'ANR par exemple) la responsabilité de choisir quel projet va être financé, en mettant les laboratoires en compétition via des appels à projets hyper sélectifs (10% de réussite en moyenne). Ça représente des milliers d'heures de fonctionnaires perdues chaque année.
Absolument. Ce sont les "pre-print", c'est-à-dire la version de l'article tel qu'envoyé à l'éditeur. Pour ça, arXiv et HAL sont une bonne source également.