Ce sont des bons connaisseurs du fonctionnement des médias, des politiques et de l'administration.
Branco peut-être, Onfray pas du tout.
Sans vouloir manquer de respect à leurs admirateurs, Branco et Onfray me paraissent être, pour l'essentiel, des fumistes.
Ils ont en commun un ego surdimensionné, ce qu'accompagne une production et une médiatisation frénétiques, au détriment de leur qualité.
Branco - il se trouve, par hasard, que je l'ai cotoyé il y a quelques années, ayant fait mes études au même endroit et en même temps que lui - joue une fibre "populiste" pour brasser large, et c'est une stratégie au moins en partie assumée. Ce discours sur la faiblesse morale, la décadence des élites me semble être, au mieux, du niveau PMU (ses liens personnels avec Piotr Pavlenski, à l'origine de l' «affaire Griveaux», en sont une illustration). Et il le sait très bien. Mais cela participe, selon moi, à une dépolitisation un peu grotesque des questions qu'il aborde. Il passe sa vie à se mettre en scène, se montrer partout, à personnaliser les questions, et sa personne semble passer loin devant les questions qu'il aborde (pas forcément mal, mais presque toujours avec fausse outrance et moraline).
Onfray adore avoir un avis sur tout, surtout s'il paraît à contre-courant. Il est prêt à être anarchiste, nationaliste, anti-capitaliste, libéral, peu importe tant que ça fait parler de lui. Ses livres (dont il s'enorgueillit tant d'en avoir écrit beaucoup, comme si c'était un gage de quoi que ce soit) sont le plus souvent tout à fait indigents, mal écrits, brouillons, écrits à la va-vite. A chaque fois qu'il aborde un sujet ou un auteur que je connais bien, je ris au éclats. Ce n'est pas de la pop philosophie, ni de l'éducation populaire (qui sont, au demeurant, des démarches tout à fait louables), mais de la philosophie de caniveau. Il dit tout et son contraire, le tout dans une langue très sûre d'elle et faussement sulfureuse. Ça passe bien à la télé, mais ce n'est pas de la pensée. Il était post-anarchiste hier, fricote avec l'extrême-droite aujourd'hui, tout en s'étendant en assertions faciles, sûres d'elles, et vides.
Toutes opinions politiques mises à part, tout cela n'est que du bruit narcissique et mégalo.
[^] # Re: Podcast Affaires sensibles
Posté par ElVirolo (site web personnel) . En réponse au lien Deux ans après l’arrestation d’Assange. Évalué à 5.
Branco peut-être, Onfray pas du tout.
Sans vouloir manquer de respect à leurs admirateurs, Branco et Onfray me paraissent être, pour l'essentiel, des fumistes.
Ils ont en commun un ego surdimensionné, ce qu'accompagne une production et une médiatisation frénétiques, au détriment de leur qualité.
Branco - il se trouve, par hasard, que je l'ai cotoyé il y a quelques années, ayant fait mes études au même endroit et en même temps que lui - joue une fibre "populiste" pour brasser large, et c'est une stratégie au moins en partie assumée. Ce discours sur la faiblesse morale, la décadence des élites me semble être, au mieux, du niveau PMU (ses liens personnels avec Piotr Pavlenski, à l'origine de l' «affaire Griveaux», en sont une illustration). Et il le sait très bien. Mais cela participe, selon moi, à une dépolitisation un peu grotesque des questions qu'il aborde. Il passe sa vie à se mettre en scène, se montrer partout, à personnaliser les questions, et sa personne semble passer loin devant les questions qu'il aborde (pas forcément mal, mais presque toujours avec fausse outrance et moraline).
Onfray adore avoir un avis sur tout, surtout s'il paraît à contre-courant. Il est prêt à être anarchiste, nationaliste, anti-capitaliste, libéral, peu importe tant que ça fait parler de lui. Ses livres (dont il s'enorgueillit tant d'en avoir écrit beaucoup, comme si c'était un gage de quoi que ce soit) sont le plus souvent tout à fait indigents, mal écrits, brouillons, écrits à la va-vite. A chaque fois qu'il aborde un sujet ou un auteur que je connais bien, je ris au éclats. Ce n'est pas de la pop philosophie, ni de l'éducation populaire (qui sont, au demeurant, des démarches tout à fait louables), mais de la philosophie de caniveau. Il dit tout et son contraire, le tout dans une langue très sûre d'elle et faussement sulfureuse. Ça passe bien à la télé, mais ce n'est pas de la pensée. Il était post-anarchiste hier, fricote avec l'extrême-droite aujourd'hui, tout en s'étendant en assertions faciles, sûres d'elles, et vides.
Toutes opinions politiques mises à part, tout cela n'est que du bruit narcissique et mégalo.