• [^] # Re: une expérience de plus

    Posté par . En réponse au journal De la difficulté à grandir.... Évalué à 5.

    En fait, moi je l'ai compris qu'en trois jours il avait pris la décision de fermer, pas nécessairement qu'il l'a effectivement fait en 3 jours (parce qu'en pratique ce n'est pas possible—en France—si tu as des salariés).

    J'ai été dans une boite—et j'ai connu des gens qui ont été dans une situation similaire—qui va mal, dont le patron va mal, et bien, le mieux qu'il peut se passer c'est que ça ne dure pas trop longtemps.

    Enfin, sur la responsabilité du patron sur l'emploi de ses salariés, je pense que c'est vrai, dans une certaine mesure. Notamment l'assurance chômage permet selon moi deux choses : protéger le salarié d'une perte d'emploi et mutualiser la responsabilité du patron en cas de fermeture. En effet, je ne trouve pas normal qu'un patron porte seul la responsabilité de la fermeture de son entreprise, notamment s'il n'y a pas de faute de gestion. Des clients qui se barrent, parfois sans sans payer, ou des besoins qui disparaissent (par exemple, les photographes qui développaient nos péliculles), ce sont des choses qui arrivent. Et en pratique, en cas de licenciement économique1, le patron assume une partie du maintient du salaire à taux plein pendant 1 an (par le biais du CSP) en versant à l'assurance chômage l'équivalent du préavis. Et lui même n'aura pas le droit au chômage.

    Le cas est alors très différent d'une fondation ou d'une grande entreprise dont les patrons s'augmentent un an avant de licenciser beaucoup de personnes et/ou se versent un grosse prime de départ ou de résultat.

    1: Ce qui est aussi le cas lors d'un départ en retraite