Les entreprises ne sont ni gentilles... ni méchantes (sauf si elles font quelque chose d'illégal, bien sûr). Dans le paradigme capitaliste, leur but est de faire du profit (ce qui n'est pas un gros mot en soi) et donc d'être meilleures que la concurrence en exploitant au maximum les degrés de liberté que leur laisse le système (jusqu'à être border line parfois...). Et ceci n'est pas spécifique à big pharma : si une entreprise d'agro-alimentaire pouvait vendre son lait à 1000€ le litre, elle le ferait.
Attendre d'une entreprise qu'elle se montre vertueuse "naturellement" n'a pas de sens (ça peut exister mais ce n'est pas dans sa nature).
C'est à la société de fixer les règles du jeu et les limites de la libre entreprise (lois, réglementation, démantèlement des monopoles, voire - dans certains domaines - mise en place d'un service public pouvant faire contre-poids) pour que de tels excès ne puissent pas arriver. Je ne dis pas que c'est simple, je dis juste que c'est la seule façon (du moins dans un monde régi par le capital et la libre-entreprise).
Le jugement moral implicite exprimé par le "sur le dos des États et des citoyens" du titre n'a pas vraiment de sens à mon avis (sauf à vouloir renverser le système capitaliste lui-même) et il est inopérant.
# on inverse la cause et l'effet
Posté par mahikeulbody . En réponse au lien Comment l'industrie pharmaceutique s'enrichit sur le dos des Etats et de leurs citoyens. Évalué à 3. Dernière modification le 03 avril 2021 à 20:18.
Les entreprises ne sont ni gentilles... ni méchantes (sauf si elles font quelque chose d'illégal, bien sûr). Dans le paradigme capitaliste, leur but est de faire du profit (ce qui n'est pas un gros mot en soi) et donc d'être meilleures que la concurrence en exploitant au maximum les degrés de liberté que leur laisse le système (jusqu'à être border line parfois...). Et ceci n'est pas spécifique à big pharma : si une entreprise d'agro-alimentaire pouvait vendre son lait à 1000€ le litre, elle le ferait.
Attendre d'une entreprise qu'elle se montre vertueuse "naturellement" n'a pas de sens (ça peut exister mais ce n'est pas dans sa nature).
C'est à la société de fixer les règles du jeu et les limites de la libre entreprise (lois, réglementation, démantèlement des monopoles, voire - dans certains domaines - mise en place d'un service public pouvant faire contre-poids) pour que de tels excès ne puissent pas arriver. Je ne dis pas que c'est simple, je dis juste que c'est la seule façon (du moins dans un monde régi par le capital et la libre-entreprise).
Le jugement moral implicite exprimé par le "sur le dos des États et des citoyens" du titre n'a pas vraiment de sens à mon avis (sauf à vouloir renverser le système capitaliste lui-même) et il est inopérant.