Je ne vais pas reprendre les réponses pertinentes de mes petits camarades, mais je ne comprends pas du tout ta réaction. Tu sembles oublier les propose de l'auteur sur l'absence de recherche par les labos et sur le complet dévoiement des brevets.
Pour avoir un master en chimie organique en ayant fait un an de recherche sur la synthèse de nouveaux médicaments, je sais pertinemment que de la recherche, il y en a, aussi bien privée que publique.
Sur le cas précis de cet article, à 100 dollars le coût de production et 84000 la vente, il y a clairement abus, on est tous d'accord (sauf peut-être le labo en question). Que ce soit un rachat de brevet à la place d'une recherche à la base ne fausse pas le raisonnement, le rachat a un coût qui doit être amorti et rentabilisé (dans la limite de l'acceptable, bien entendu, pas comme ici).
Les pays avec une vraie sécurité sociale qui peut peser sur le prix de vente, il n'y en a pas tant que ça dans le monde: Par expérience, le prix des médocs en Chine est folklorique, du simple au décuple entre la pharmacie de quartier et l'hôpital. Une opération de l'appendice peut coûter entre quelques milliers de RMB et quelques centaines de milliers suivant l'hôpital choisi.
Des pays avec l'état qui finance clairement la recherche sans que ça tombe dans la poche des grosses entreprises pour rien... c'est aussi pas gagné (merci les faux projets ANVAR et compagnies. Par exemple j'ai bossé dans une PME qui avait décroché un budget de recherche de 5 millions d'euros pour étudier des méthodes de filtration de granulés, le dossier était sciemment complètement bidon, aucun résultat, 5 millions net dans les caisses de la boîte, sans aucune contrepartie... bravo).
Le but de mon primo commentaire était de dire que tout n'est pas noir ni blanc. Une entreprise se doit de gagner de l'argent mais il y a aussi des excès, des magouilles, des détournements d'usage des brevets, etc, bien entendu. Mais c'est la plaie de tous les domaines, pas seulement de l'industrie pharmaceutique, sauf qu'ici ça a un impact direct sur la santé des gens. Donc oui, les états devrait encadrer davantage les prix, voire faire tomber un brevet dans le domaine public dans les cas graves.
[^] # Re: plafonner les excès notoires
Posté par xulops (site web personnel) . En réponse au lien Comment l'industrie pharmaceutique s'enrichit sur le dos des Etats et de leurs citoyens. Évalué à 5.
Pour avoir un master en chimie organique en ayant fait un an de recherche sur la synthèse de nouveaux médicaments, je sais pertinemment que de la recherche, il y en a, aussi bien privée que publique.
Sur le cas précis de cet article, à 100 dollars le coût de production et 84000 la vente, il y a clairement abus, on est tous d'accord (sauf peut-être le labo en question). Que ce soit un rachat de brevet à la place d'une recherche à la base ne fausse pas le raisonnement, le rachat a un coût qui doit être amorti et rentabilisé (dans la limite de l'acceptable, bien entendu, pas comme ici).
Les pays avec une vraie sécurité sociale qui peut peser sur le prix de vente, il n'y en a pas tant que ça dans le monde: Par expérience, le prix des médocs en Chine est folklorique, du simple au décuple entre la pharmacie de quartier et l'hôpital. Une opération de l'appendice peut coûter entre quelques milliers de RMB et quelques centaines de milliers suivant l'hôpital choisi.
Des pays avec l'état qui finance clairement la recherche sans que ça tombe dans la poche des grosses entreprises pour rien... c'est aussi pas gagné (merci les faux projets ANVAR et compagnies. Par exemple j'ai bossé dans une PME qui avait décroché un budget de recherche de 5 millions d'euros pour étudier des méthodes de filtration de granulés, le dossier était sciemment complètement bidon, aucun résultat, 5 millions net dans les caisses de la boîte, sans aucune contrepartie... bravo).
Le but de mon primo commentaire était de dire que tout n'est pas noir ni blanc. Une entreprise se doit de gagner de l'argent mais il y a aussi des excès, des magouilles, des détournements d'usage des brevets, etc, bien entendu. Mais c'est la plaie de tous les domaines, pas seulement de l'industrie pharmaceutique, sauf qu'ici ça a un impact direct sur la santé des gens. Donc oui, les états devrait encadrer davantage les prix, voire faire tomber un brevet dans le domaine public dans les cas graves.