• [^] # Re: plafonner les excès notoires

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Comment l'industrie pharmaceutique s'enrichit sur le dos des Etats et de leurs citoyens. Évalué à 7.

    L'autorisation de mise sur le marché d'un médicament devrait prendre en compte cet aspect prix et le plafonner en cas d'excès notoire.

    Techniquement les pays avec une Sécurité Sociale le font indirectement avec le remboursement. Les États comme la France négocient le prix du remboursement et de fait le prix d'achat. S'ils jugent cela trop élevé par rapport au bénéfice du traitement, le remboursement n'aura pas lieu. Un médicament qui est cher en France sans remboursement par la Sécu globalement ne se vend pas donc le labo a aussi intérêt à suivre les prix que la Sécu est prête à mettre.

    La situation est plus préoccupante dans des pays n'ayant pas une Sécu liée à l'État comme les USA. Certains produits de base comme l'insuline ont le prix qui peuvent monter en flèche car la négociation est moins forte.

    Dans le cas présenté ici, je ne sais pas comment ils ont calculé le prix de base de 100€. C'est juste le prix des ingrédients pour le vendre ? Ou cela inclus tous les frais fixes comme la R&D, les labos / usines, le personnel, etc. ? Suivant l'hypothèse retenu le chiffre peut être artificielle faible pour choquer. Car le médicament doit aussi financer une partie de ces coûts fixes.

    Et avec ce genre de produits, le prix dépend aussi du volume car les coûts fixes sont importants au regard du prix du produit. Si tu ne fais que deux doses, le prix réel est exorbitant alors que si tu en fais 2 millions de dose avec les mêmes usines cela coûtera bien moins cher par dose. Pour estimer le coût il faut donc évaluer le coût fixe et le volume de vente pour voir si ça correspond ou pas, et ce n'est pas simple à évaluer de l'extérieur.