• # plafonner les excès notoires

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Comment l'industrie pharmaceutique s'enrichit sur le dos des Etats et de leurs citoyens. Évalué à 2.

    Tout ça est un peu plus complexe que de dire "les salopiots, ils vendent plus cher que le prix de production".

    La recherche de nouveaux médicaments n'étant que très peu financée par l'état, ce sont des fonds privés qui financent... et espèrent avoir un retour sur investissement. La recherche, c'est risqué, rien ne laisse prévoir un résultat de recherche rapide, ni même un résultat tout court. Donc il est normal que ce coût de la recherche se répercute sur le prix de vente afin de rentabiliser l'investissement (le salaire des chercheurs, les matos, les labos, les tests, etc).
    Les entreprises pharmaceutiques n'étant pas philanthropes, non seulement elles incluent les coûts de recherche, mais elles ajoutent aussi une marge (incroyable, hein !), comme toutes les entreprises vendant des produits.

    Donc rien d'étonnant d'avoir un prix de vente supérieur au prix de production. Maintenant, est-ce normal de passer de 100 dollars à 84 000 dollars ? Probablement pas. Il est fort à parier que dans ce cas le groupe pharmaceutiques en question profite de sa situation monopolistique (un seul fournisseur car brevet), encore faudrait-il avoir les chiffres du coût de la recherche et le marché potentiel pour estimer tout ça.
    L'autorisation de mise sur le marché d'un médicament devrait prendre en compte cet aspect prix et le plafonner en cas d'excès notoire.

    Vu le prix délirant dans ce cas précis, je me demande s'il est possible pour un malade de se rendre dans un pays n'appliquant pas les brevets et qui produit à bas coût pour se faire soigner.