J'ai parlé de monopoles de fait. Gcc, XFree, le noyau Linux, ont des positions dominantes dans le LL. Que des forks puissent être créés n'y change rien si dans la situation actuelle ce n'est pas le cas. Et si techniquement il est facile de faire un fork (comme base pour un concurrent), encore faut-il que celui-ci soit largement adopté si on veut faire disparaitre une situation de monopole de fait.
« Regarde gcc, qui est le compilateur le plus utilisé. Il y a eu egcs. Idem pour les distributions. »
J'ai dit qu'il y avait des monopoles de fait, et aussi des cas avec beaucoup de concurrence, donc énumérer des exemples de concurrence n'apporte pas grand chose... bien sûr qu'il y en a.
« En LL il y a plein de concurrence et chaque projet essai d'être le meilleur. »
L'objectif de faire un très bon logiciel se traduit, dans une situation de concurrence, par « faire le meilleur ». Rien n'indique que l'objectif premier, dans le LL, soit d'être simplement meilleur qu'un autre, et non d'être le très bon logiciel souhaité. (les deux sont très différents : dans le libéralisme, c'est être meilleur que la concurrence qui compte, que le produit soit bon ou mauvais).
« Cette émulation est bonne pour le logiciel libre comme l'émulation dans un modèle libéral est bonne pour l'économie et « conduisant infailliblement à l'intérêt général ». Or c'est cette émulation que prone le modèle libéral. »
Je ne vois aucune raison d'associer ces deux « émulations », chacune reposant sur des motivations complètement différentes. Tu continues à voir des similitudes à propos de la concurrence, sans tenir compte de quelque chose de plus fondamental et à considérer en premier : le rapport au capitalisme. Donc la comparaison me parait toujours basée sur des choses pas comparables.
« Oui le modèle libéral a des défauts. Mais tous les modèles ont des défauts. Si on regarde les choses à l'autre bout, le logiciel libre n'est pas un modèle communiste. »
Je ne vois pas trop pourquoi placer le modèle communiste « à l'autre bout », par rapport au modèle libéral. Les modèles et leurs critères sont nombreux, pour parler d'un exact opposé, il faudrait que les modèles s'opposent sur tous les critères. À propos de tes remarques qui confrontent quand même le libre au modèle communiste, je ne suis pas spécialiste de ce dernier, mais je pense que tu le caricatures pas mal (gratuité, système pour tous, etc.) Mais surtout la démarche n'est sans doute pas pertinente dans ce sens là. Éventuellement on peut regarder un modèle politique, puis se demander si le LL y trouve plus ou moins bien sa place. Faire l'inverse n'aboutit à rien si on ne veut arriver qu'à un seul modèle, puisqu'il y en a a priori plusieurs (le logiciel ne concerne qu'un sous-ensemble de ce que la politique considère).
[^] # Re: Brevet logiciels : le vote reporté à septembre.
Posté par #3588 . En réponse à la dépêche Brevets logiciels : le vote reporté à septembre.. Évalué à 1.
J'ai parlé de monopoles de fait. Gcc, XFree, le noyau Linux, ont des positions dominantes dans le LL. Que des forks puissent être créés n'y change rien si dans la situation actuelle ce n'est pas le cas. Et si techniquement il est facile de faire un fork (comme base pour un concurrent), encore faut-il que celui-ci soit largement adopté si on veut faire disparaitre une situation de monopole de fait.
« Regarde gcc, qui est le compilateur le plus utilisé. Il y a eu egcs. Idem pour les distributions. »
J'ai dit qu'il y avait des monopoles de fait, et aussi des cas avec beaucoup de concurrence, donc énumérer des exemples de concurrence n'apporte pas grand chose... bien sûr qu'il y en a.
« En LL il y a plein de concurrence et chaque projet essai d'être le meilleur. »
L'objectif de faire un très bon logiciel se traduit, dans une situation de concurrence, par « faire le meilleur ». Rien n'indique que l'objectif premier, dans le LL, soit d'être simplement meilleur qu'un autre, et non d'être le très bon logiciel souhaité. (les deux sont très différents : dans le libéralisme, c'est être meilleur que la concurrence qui compte, que le produit soit bon ou mauvais).
« Cette émulation est bonne pour le logiciel libre comme l'émulation dans un modèle libéral est bonne pour l'économie et « conduisant infailliblement à l'intérêt général ». Or c'est cette émulation que prone le modèle libéral. »
Je ne vois aucune raison d'associer ces deux « émulations », chacune reposant sur des motivations complètement différentes. Tu continues à voir des similitudes à propos de la concurrence, sans tenir compte de quelque chose de plus fondamental et à considérer en premier : le rapport au capitalisme. Donc la comparaison me parait toujours basée sur des choses pas comparables.
« Oui le modèle libéral a des défauts. Mais tous les modèles ont des défauts. Si on regarde les choses à l'autre bout, le logiciel libre n'est pas un modèle communiste. »
Je ne vois pas trop pourquoi placer le modèle communiste « à l'autre bout », par rapport au modèle libéral. Les modèles et leurs critères sont nombreux, pour parler d'un exact opposé, il faudrait que les modèles s'opposent sur tous les critères. À propos de tes remarques qui confrontent quand même le libre au modèle communiste, je ne suis pas spécialiste de ce dernier, mais je pense que tu le caricatures pas mal (gratuité, système pour tous, etc.) Mais surtout la démarche n'est sans doute pas pertinente dans ce sens là. Éventuellement on peut regarder un modèle politique, puis se demander si le LL y trouve plus ou moins bien sa place. Faire l'inverse n'aboutit à rien si on ne veut arriver qu'à un seul modèle, puisqu'il y en a a priori plusieurs (le logiciel ne concerne qu'un sous-ensemble de ce que la politique considère).