• [^] # Re: Intérêts

    Posté par . En réponse au journal La Bourse ou la vie ?. Évalué à 5.

    Je suis d'accord sur un point : les intérêts ne participent pas à l'augmentation de la masse monétaire.

    Par contre, les intérêts correspondent à la rémunération d'un service (et à la couverture du risque associé). Si tu vas par là, payer un médecin ou un avocat, c'est aussi un mécanisme pour transférer de l'argent des pauvres aux riches :-) Ou plus généralement, toute entreprise qui réalise une partie de ses bénéfices en vendant quelque chose au public est une machine à transférer l'argent des pauvres vers les actionnaires. Il y a quelque chose de tordu dans ton raisonnement. Considère juste que prêter du pognon, c'est comme prêter une voiture; tu peux profiter de la chose prêtéé le temps du prêt, parce que tu en as besoin, et en échange, tu payes quelque chose.

    Note que la banque a travaillé pour gagner ces intérêts : elle a installé des agences, payé des agents, des comptables, des logiciels, (corrompu des politiciens ou des concurrents—eh, quoi, c'est du travail aussi), et pris un risque (puisque si tu ne rembourses pas, le trou dans la caisse de la banque est réel—les autres banques sont d'accord pour accepter l'argent magique, mais ça ne marche que si l'argent magique ne disparait pas).

    Le fait est quand dans notre monde actuel, le fait d'avoir de l'argent et de pouvoir le prêter donne du pouvoir, puisqu'il y a plus de gens qui ont besoin d'argent que de gens qui peuvent le prêter. De même que dans un monde où tout le monde crève la faim, avoir des stocks de bouffe donne du pouvoir, c'est un principe d'offre et de demande.

    D'ailleurs, ça marche à toutes les échelles. Si tu as un prêt en cours, ta banque a en effet un certain pouvoir sur toi. Si tu es à découvert de 2000,ドル elle en a encore plus. Si par contre tu as rempli des comptes rémunérés, alors tu as du pouvoir sur ta banque, tu peux négocier des trucs sous la menace de partir à la concurrence.