C'est l'une des interprétations possibles sur le sujet, mais ça n'est généralement pas celle qui est utilisée lorsque l'on estime le patrimoine d'un particulier ou d'une entreprise.
Je ne pense pas qu'il y ait plusieurs interprétations, il y a juste des problèmes de définition.
Le patrimoine, ce n'est pas ton solde. Par exemple, si tu achètes un appart 100000€ et que pour le financer, tu empruntes 70000,ドル alors ton patrimoine augmente de 70000€ le jour de l'achat. Si par contre tu finances les 100000€ à partir de tes économies, alors ton patrimoine ne change pas. Il n'y a pas plusieurs manières d'interpréter ça, c'est juste que la définition du patrimoine ne correspond pas du tout à ce que certains essayent de lui faire dire.
Le taux de réserve obligatoire imposé par la BCE est de 1%
Sur les dépots à vue? Ça m'étonnerait, ça doit être plus. De toutes manières, les réserves des banques sont toujours supérieures aux réserves obligatoires (je n'ai jamais compris pourquoi, c'est toujours compliqué, la finance). Il ne faut pas non plus oublier que les banques peuvent emprunter aux banques centrales également, ce qui élimine une grosse partie des problèmes liés aux positions qui ne sont pas liquides.
Il s'agit entre-autres des prêts accordés aux particuliers et entreprises.
Ah non, ça ce n'est pas vrai. C'est parfois ce que les banquiers croient, mais je pense que tous les économistes sont d'accord pour dire que les prêts correspondent à de l'argent «magique»(1) créé par un jeu d'écriture au moment où le prêt est accordé, et détruit au fil des remboursements. Ça fonctionne parce que les banques se font confiance, et que l'argent «magique» devient «réel» au moment où il sort de la banque émettrice du prêt.
C'est un peu pour ça que ça ne change pas grand chose que les États empruntent aux banques où à la BCE, puisque l'argent des banques n'est pas plus ou moins magique que celui de la BCE (2), et que les intérêts seront payés aussi avec de l'argent magique. Emprunter aux banques permet d'injecter des € dans l'économie via les intérêts et à sécuriser les banques avec des avoirs sûrs, alors qu'emprunter à la BCE n'a aucun effet sur l'économie puisque les intérêts reviennent dans la poche des actionnaires des banques centrales (les états).
Après, savoir s'il vaut mieux injecter le pognon par le haut (les actionnaires des banques) ou par le bas (les pauvres), c'est juste politique. J'ai l'impression que le préjugé que les riches savent mieux dépenser leur argent que les pauvres n'est pas confirmé par les faits. À ma connaissance, il n'est pas non plus établi que les pauvres dépenseraient leur pognon de manière optimale pour l'économie et pour l'écologie, donc ce n'est pas non plus comme si une des deux options était rationnellement réfutée (c'est juste qu'on a rarement tenté de donner directement des billets neuf aux pauvres). Peut-être que le plus proche, c'est ce qu'on fait en France, avec l'État qui s'endette et un système social plutôt protecteur par rapport aux autres pays, mais il n'a échappé à personne que les performances économiques de la France n'étaient pas extraordinaires...
(1) mauvais vocabulaire puisque tout l'argent est «magique». Il y en a juste une partie un peu moins magique de l'autre :-)
(2) enfin si, l'argent de la BCE est quand même un peu plus magique, dans le sens où la BCE fabrique le pognon officiel et qu'elle ne peut pas faire faillite.
[^] # Re: La bourse n'est pas un jeu à somme nulle
Posté par arnaudus . En réponse au journal La Bourse ou la vie ?. Évalué à 5.
Je ne pense pas qu'il y ait plusieurs interprétations, il y a juste des problèmes de définition.
Le patrimoine, ce n'est pas ton solde. Par exemple, si tu achètes un appart 100000€ et que pour le financer, tu empruntes 70000,ドル alors ton patrimoine augmente de 70000€ le jour de l'achat. Si par contre tu finances les 100000€ à partir de tes économies, alors ton patrimoine ne change pas. Il n'y a pas plusieurs manières d'interpréter ça, c'est juste que la définition du patrimoine ne correspond pas du tout à ce que certains essayent de lui faire dire.
Sur les dépots à vue? Ça m'étonnerait, ça doit être plus. De toutes manières, les réserves des banques sont toujours supérieures aux réserves obligatoires (je n'ai jamais compris pourquoi, c'est toujours compliqué, la finance). Il ne faut pas non plus oublier que les banques peuvent emprunter aux banques centrales également, ce qui élimine une grosse partie des problèmes liés aux positions qui ne sont pas liquides.
Ah non, ça ce n'est pas vrai. C'est parfois ce que les banquiers croient, mais je pense que tous les économistes sont d'accord pour dire que les prêts correspondent à de l'argent «magique»(1) créé par un jeu d'écriture au moment où le prêt est accordé, et détruit au fil des remboursements. Ça fonctionne parce que les banques se font confiance, et que l'argent «magique» devient «réel» au moment où il sort de la banque émettrice du prêt.
C'est un peu pour ça que ça ne change pas grand chose que les États empruntent aux banques où à la BCE, puisque l'argent des banques n'est pas plus ou moins magique que celui de la BCE (2), et que les intérêts seront payés aussi avec de l'argent magique. Emprunter aux banques permet d'injecter des € dans l'économie via les intérêts et à sécuriser les banques avec des avoirs sûrs, alors qu'emprunter à la BCE n'a aucun effet sur l'économie puisque les intérêts reviennent dans la poche des actionnaires des banques centrales (les états).
Après, savoir s'il vaut mieux injecter le pognon par le haut (les actionnaires des banques) ou par le bas (les pauvres), c'est juste politique. J'ai l'impression que le préjugé que les riches savent mieux dépenser leur argent que les pauvres n'est pas confirmé par les faits. À ma connaissance, il n'est pas non plus établi que les pauvres dépenseraient leur pognon de manière optimale pour l'économie et pour l'écologie, donc ce n'est pas non plus comme si une des deux options était rationnellement réfutée (c'est juste qu'on a rarement tenté de donner directement des billets neuf aux pauvres). Peut-être que le plus proche, c'est ce qu'on fait en France, avec l'État qui s'endette et un système social plutôt protecteur par rapport aux autres pays, mais il n'a échappé à personne que les performances économiques de la France n'étaient pas extraordinaires...
(1) mauvais vocabulaire puisque tout l'argent est «magique». Il y en a juste une partie un peu moins magique de l'autre :-)
(2) enfin si, l'argent de la BCE est quand même un peu plus magique, dans le sens où la BCE fabrique le pognon officiel et qu'elle ne peut pas faire faillite.