• [^] # Re: Sauvons la planete de l'ecologie hysterique

    Posté par . En réponse au lien L’écologie et les Français : une histoire contrariée. Évalué à 4.

    Oui, en fait, j'avais le même probléme avec l'économie. J'ai rejeté en bloc pendant longtemps l'économie car je pensais qu'elle n'était qu'une fausse science utilisée pour justifier des positions idéologiques (socialisme, libéralisme, etc ...). En fait, je me plantais largement. L'économie est bien une science, avec une dimension sociale qui certes la rend moins "fiable", surtout du fait de sa dimension auto-réalisatrice. On décrit des systèmes économiques qui sont ensuite utilisés tel quel par les acteurs, c'est donc assez évident que ce que l'on décrit va être plus ou moins confirmé par l'observation, puisque le réel se construit a partir de ce que l'on a décrit.

    D'une façon générale, la science et la politique ne font pas bon ménage, surtout a cause du fait que la recherche en science suppose des controverses, et demande à ce que les acteurs soient capables de remettre en question des théories pourtant bien établies. Ceci ne veut pas dire que la science n'est pas capable de produire des connaissances fiables, bien au contraire, c'est justement parce qu'elles sont remises en question régulièrement que la solidité des connaissances produites est testée, et donc relativement sure.

    En politique, l'esprit partisan à tendance à prendre le dessus, on se met a défendre des idées non pas pour elles-mêmes, mais pour influencer le débat public, orienté la politique de la cité, ou tout simplement, pour accéder au pouvoir.

    Aujourd'hui, je pense que l'on devrait voir une convergence entre l'économie et l'écologie, de fait, si l'économie étudie les échanges au sein des sociétés humaines, l'écologie décrit le même type d'échange mais au sein de la nature. Le fameux rapport Meadows peut déjà être vu comme une tentative de réunir ces deux sciences en utilisant la modélisation des systèmes complexes. Il est évident que ces deux sciences ont de très fortes implications politiques, et il va falloir que l'on arrive à infuser le débat d'idées indispensable à un fonctionnement sain de nos systèmes politiques démocratiques avec des connaissances produite par ailleurs avec des sciences qui ne seraient pas "polluées" par des luttes partisanes.

    Car il y a aussi, en quelque sorte, une écologie et une économie de la connaissance.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.