• [^] # Re: résumé

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal La pétition anti Stallman, anti FSF, anti GPL. Évalué à 3.

    Implicitement, le fait de parler de maladie à propos de l'autisme revient à dire qu'au fond il y a une personne "normale" qui a une maladie qui change son comportement pour lui donner ce côté autistique.

    [...]

    Le fait de parler de maladie renvoie donc à cette vision. Cela revient à nier la personne telle qu'elle est en laissant entendre qu'il y a une personne "normale" derrière la maladie, et qu'en guérissant cette dernière on pourrait retrouver cette personne enfouie. L'autisme fait partie intégrante de la personne, au même titre que la couleur de la peau ou des yeux. Derrière une peau noire il n'y a pas de peau blanche cachée ou inversement.

    Pas du tout. Il y a eu un soucis durant le développement, dont la cause est je crois toujours inconnue à ce jour comme tu le soulignes, et qui a ça pour conséquence. L'autiste est donc comme ça, il vivra comme ça et il n'a pas un aspect normal derrière qui n'attend qu'à être libéré à priori.

    Comme je le dis, je me base sur la définition de ce qu'est une maladie. Je sais qu'hélas certains utilisent le terme de manière péjorative ou avec une vision étriquée de ce qu'est un autiste mais ce n'est pas mon cas. Et je pense que en tout cas si c'est le principal problème que vivent les autistes à ce sujet, je ne suis pas sûr que changer le terme changera la perception, il vaut mieux s'attaquer aux gens qui perçoivent mal ce qu'est l'autisme, que ce soit dans la variétés des cas, la source du mal et des possibilités de soin.

    Les parents étaient pointés du doigt comme les responsables, et c'est eux qui étaient traités et non pas les enfants.

    J'en ai conscience de cela, et là encore je ne pointe du doigt personne non plus.

    Cela revient à nier la personne telle qu'elle est en laissant entendre qu'il y a une personne "normale" derrière la maladie, et qu'en guérissant cette dernière on pourrait retrouver cette personne enfouie. L'autisme fait partie intégrante de la personne, au même titre que la couleur de la peau ou des yeux. Derrière une peau noire il n'y a pas de peau blanche cachée ou inversement.

    C'est malheureusement le cas de nombreux malades, que ce soit des malades avec un impact physique fort comme ceux ayant des troubles mentaux comme les schizophrènes. Beaucoup de gens (et parfois les malades eux même) définissent les gens à partir de la maladie. Oubliant que ce sont des personnes, ou que la maladie ne fait pas tout dans un individu. Et je le sais car je l'ai vécu dans mon entourage mais pour d'autres choses.

    Ce n'est pas en cachant le terme de maladie sous le tapis que selon moi on résout ce genre de soucis, mais c'est ma vision des choses et après je laisse les sociétés savantes en décider de ce qui est le mieux, pour l'instant le consensus n'est pas totalement clair.