• [^] # Re: résumé

    Posté par . En réponse au journal La pétition anti Stallman, anti FSF, anti GPL. Évalué à 8.

    Il semblerait qu'on puisse au contraire "guérir" de l'autisme d'après une étude du Weill Cornell Medical College.

    Cette étude a suivi 85 individus pendant 20 ans depuis leur diagnostic d'autisme à leur deux ans. 9% des individus ne rentraient alors plus dans le spectre autistique (et étaient donc "guéris").

    D'ailleurs on peut retrouver des témoignages de parents et de thérapeutes qui affirment que leur enfant/patient a été autiste et ne l'est plus aujourd'hui. C'est encore beaucoup ignoré et même moqué aujourd'hui, pourtant ces cas de sortie du spectre autistique existent et ils ne sont pas la conséquence d'un mauvais diagnostic posé à la base non plus.

    On sait qu'en mettant en place certaines thérapies comportementale très tôt avec le patient autiste, on a plus de chance d'arriver à réduire voir à lui faire perdre des symptômes autistiques. Mais il n'y a pas de règle absolue : ça peut très bien fonctionner avec un individu et absolument pas avec un autre.

    Bon après maladie ou pas maladie... le débat fait rage depuis longtemps et il est difficile d'affirmer l'un ou l'autre. Dans le sens ou être dans le spectre autistique pose régulièrement des difficultés sociales, pour le concerné comme pour son entourage, on peut au moins le considérer comme un handicap. Ayant été moi-même diagnostiqué Asperger, j'ai longtemps refusé d'être considéré comme "malade" ou "handicapé" mais je reconnais aujourd'hui que ça m'a posé (et me pose encore mais beaucoup moins parce que j'ai appris à gérer ces situations) des difficultés dans les interactions sociales. C'est donc bien, à minima, une forme de handicap.

    La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.