ispell core dumpait: > Je pense que dans beaucoup de cas ( MP3 pirates, pédo-pornographie, racisme , etc ), le caractère illicite des contenus peut être effectif ( pas besoin de longue recherche ou analyse pour le déterminer ); il est évident.
Un "caractère illicite effectif évident", je ne comprends pas trop. Sans doute entends tu par là que 99% des gens ont un reflexe instinctif qui les pousse à émettre des jugements moraux irréfléchis : ca j'aime, ca j'aime pas ? Il est manifestement évident que les gens fonctionnent ainsi. Moi aussi.
C'est d'ailleurs pour cela qu'on a pris des précautions en passant par des lois et par des juges. On cherchera ainsi à éviter trop d'arbitraire. On distinguera entre le filtrage et la censure. On distinguera les passages incriminés des passages innocents. On prononcera publiquement le jugement. On impliquera le coupable dans la "correction" de son crime.
Voici quelques raccourcis que votre politique de gouvernance vous amène à faire.
- La loi c'est super simple. C'est à portée de n'importe quel moraliste.
- Internet c'est super simple. Ca obéit aux lois francaises. (l'acte sodomique est illégal au Texas)
- Il suffit aux moralistes de regarder les contenus. Or ce que le juge condamne, ce sont des actes.
- La fin justifie les moyens. S'il est plus facile de couper un site entier que de retirer deux cents pages, alors on coupe le site promptement.
- Il est vain de se soucier du lecteur. Le fait que le lecteur voit apparaitre et disparaitre des contenus magiquement, on s'en tape le haricot.
- Il est vain de se soucier du délinquant. L'essentiel est de lui mettre des baffes. Corriger les comportements, faire de la pédagogie, le moraliste s'en tape le haricot.
- Le moraliste, sûr de son bon droit, se permet de refaire l'Histoire. Le manifeste, la clarté, la simplicité lui saute tellement aux yeux que ce n'est même pas la peine d'aller vérifier dans les archives si son intuition est la bonne. (Le Marquis de Sade, La Religieuse de Diderot, Arouet, Telliamed)
- Le moraliste critique le présent et s'occupe seul du futur.
> j'attend beaucoup du futur article sur la «dénonciation calomnieuse»
Les internautes francais ne sont pas procéduriers, tu seras décu.
La réaction naturelle de l'internaute sera plutôt d'aller lorgner vers les technologies cryptées, Palladium par exemple.
Ce que tu auras, c'est une législation sur les liens URL. Les bons liens, les liens illicites, les liens manifestement difficiles, les liens morts, les liens profonds, les liens symboliques, les liens cachés, les liens cryptés, les liens propriétaires, etc.
Pouvez déjà commencer à vous prendre la tête la dessus. C'est l'avenir.
--
Les gens sages, afin de ne point perdre leurs chiens, leur pendent un grelot au cou, et il est prescrit aux bicyclistes de s'annoncer, de peur d'accident, par une clochette qu'on entende au moins à cinquante pas. De même, on juge de la fidélité d'un maître quand il carillonne pendant cinquante minutes. Il veut dire : Je suis là, soyez en repos, je veille sur vos loisirs.
Ubu enchaîné, Alfred Jarry
[^] # Re: Le retour de l'avocat du diable.
Posté par cornofulgur . En réponse à la dépêche Le Sénat adopte le projet de loi sur l'économie numérique. Évalué à 3.
> Je pense que dans beaucoup de cas ( MP3 pirates, pédo-pornographie, racisme , etc ), le caractère illicite des contenus peut être effectif ( pas besoin de longue recherche ou analyse pour le déterminer ); il est évident.
Un "caractère illicite effectif évident", je ne comprends pas trop. Sans doute entends tu par là que 99% des gens ont un reflexe instinctif qui les pousse à émettre des jugements moraux irréfléchis : ca j'aime, ca j'aime pas ? Il est manifestement évident que les gens fonctionnent ainsi. Moi aussi.
C'est d'ailleurs pour cela qu'on a pris des précautions en passant par des lois et par des juges. On cherchera ainsi à éviter trop d'arbitraire. On distinguera entre le filtrage et la censure. On distinguera les passages incriminés des passages innocents. On prononcera publiquement le jugement. On impliquera le coupable dans la "correction" de son crime.
Voici quelques raccourcis que votre politique de gouvernance vous amène à faire.
- La loi c'est super simple. C'est à portée de n'importe quel moraliste.
- Internet c'est super simple. Ca obéit aux lois francaises. (l'acte sodomique est illégal au Texas)
- Il suffit aux moralistes de regarder les contenus. Or ce que le juge condamne, ce sont des actes.
- La fin justifie les moyens. S'il est plus facile de couper un site entier que de retirer deux cents pages, alors on coupe le site promptement.
- Il est vain de se soucier du lecteur. Le fait que le lecteur voit apparaitre et disparaitre des contenus magiquement, on s'en tape le haricot.
- Il est vain de se soucier du délinquant. L'essentiel est de lui mettre des baffes. Corriger les comportements, faire de la pédagogie, le moraliste s'en tape le haricot.
- Le moraliste, sûr de son bon droit, se permet de refaire l'Histoire. Le manifeste, la clarté, la simplicité lui saute tellement aux yeux que ce n'est même pas la peine d'aller vérifier dans les archives si son intuition est la bonne. (Le Marquis de Sade, La Religieuse de Diderot, Arouet, Telliamed)
- Le moraliste critique le présent et s'occupe seul du futur.
> j'attend beaucoup du futur article sur la «dénonciation calomnieuse»
Les internautes francais ne sont pas procéduriers, tu seras décu.
La réaction naturelle de l'internaute sera plutôt d'aller lorgner vers les technologies cryptées, Palladium par exemple.
Ce que tu auras, c'est une législation sur les liens URL. Les bons liens, les liens illicites, les liens manifestement difficiles, les liens morts, les liens profonds, les liens symboliques, les liens cachés, les liens cryptés, les liens propriétaires, etc.
Pouvez déjà commencer à vous prendre la tête la dessus. C'est l'avenir.
--
Les gens sages, afin de ne point perdre leurs chiens, leur pendent un grelot au cou, et il est prescrit aux bicyclistes de s'annoncer, de peur d'accident, par une clochette qu'on entende au moins à cinquante pas. De même, on juge de la fidélité d'un maître quand il carillonne pendant cinquante minutes. Il veut dire : Je suis là, soyez en repos, je veille sur vos loisirs.
Ubu enchaîné, Alfred Jarry