Comme toujours, chaque énergie a ses avantages et ses inconvénients et le risque zéro n'existe pas. L'industrie nucléaire n'est certainement pas exemplaire, mais les autres industries non plus.
L'énergie abondante est à l'origine notre pouvoir d'achat, la première bonne question est de savoir si on veut fermer toutes les centrales nucléaires et donc accepter baisser notre pouvoir d'achat par dix.
La deuxième bonne question serait de savoir si le nucléaire a provoqué plus de morts que d'autres sources d'énergie comme le charbon ou l'hydroélectricité. Il semblerait que non et pourtant il n'existe pas à ma connaissance d'associations « sortir du charbon » ou « sortir de l'hydroélectricité ».
La troisième bonne question serait de savoir si le nucléaire est plus dangereux que la crise climatique, crise qui a le potentiel de provoquer des milliards de morts. Est-ce que remplacer les centrales nucléaires pilotables par des éoliennes ou des panneaux solaire intermittents a une incidence sur nos émissions de gaz à effet de serre ? Il semblerait que non.
La quatrième question serait par quoi remplacer l'énergie nucléaire et aussi l'énergie fossile ? Il semble peu probable qu'on puisse remplacer la totalité de nos centrales nucléaires (10,1 % de la production électrique mondiale en 2018) et fossiles (63,9 % de la production électrique mondiale en 2018) par de l'éolien et du solaire. Car comme l'écrit Philippe Bihouix dans un de ses livres : « Certes un quadrilatère de quelques dizaines ou centaines de kilomètres de côté pourrait fournir toute l'électricité mondiale [attention toute l'électricité, pas toute l'énergie mondiale]. Cependant les calculs de coin de table ne veulent rien dire. Pour produire les 22 000 TWh de la consommation électrique mondiale (en 2011), il faudrait installer l'équivalent de cinq cent années de production actuelle de panneaux solaires ! Sans oublier qu'au bout de quarante ans ou plus il faudrait tout recommencer, étant donnée la durée de vie des panneaux photovoltaïques. Et qui passerait le balai à chaque tempête de sable sur les dizaines de milliers de kilomètres carrés de panneaux ? »
[^] # Re: ça a influencé EDF
Posté par Bruno Ethvignot (site web personnel) . En réponse au lien 1979, la centrale nucléaire de Three Mile Island aux USA, un aperçu de l’enfer - podcast franceinter. Évalué à 3.
Comme toujours, chaque énergie a ses avantages et ses inconvénients et le risque zéro n'existe pas. L'industrie nucléaire n'est certainement pas exemplaire, mais les autres industries non plus.
L'énergie abondante est à l'origine notre pouvoir d'achat, la première bonne question est de savoir si on veut fermer toutes les centrales nucléaires et donc accepter baisser notre pouvoir d'achat par dix.
La deuxième bonne question serait de savoir si le nucléaire a provoqué plus de morts que d'autres sources d'énergie comme le charbon ou l'hydroélectricité. Il semblerait que non et pourtant il n'existe pas à ma connaissance d'associations « sortir du charbon » ou « sortir de l'hydroélectricité ».
La troisième bonne question serait de savoir si le nucléaire est plus dangereux que la crise climatique, crise qui a le potentiel de provoquer des milliards de morts. Est-ce que remplacer les centrales nucléaires pilotables par des éoliennes ou des panneaux solaire intermittents a une incidence sur nos émissions de gaz à effet de serre ? Il semblerait que non.
La quatrième question serait par quoi remplacer l'énergie nucléaire et aussi l'énergie fossile ? Il semble peu probable qu'on puisse remplacer la totalité de nos centrales nucléaires (10,1 % de la production électrique mondiale en 2018) et fossiles (63,9 % de la production électrique mondiale en 2018) par de l'éolien et du solaire. Car comme l'écrit Philippe Bihouix dans un de ses livres : « Certes un quadrilatère de quelques dizaines ou centaines de kilomètres de côté pourrait fournir toute l'électricité mondiale [attention toute l'électricité, pas toute l'énergie mondiale]. Cependant les calculs de coin de table ne veulent rien dire. Pour produire les 22 000 TWh de la consommation électrique mondiale (en 2011), il faudrait installer l'équivalent de cinq cent années de production actuelle de panneaux solaires ! Sans oublier qu'au bout de quarante ans ou plus il faudrait tout recommencer, étant donnée la durée de vie des panneaux photovoltaïques. Et qui passerait le balai à chaque tempête de sable sur les dizaines de milliers de kilomètres carrés de panneaux ? »