Bonjour,
Il faut aussi prendre en compte le "coût environnemental" de l'approvisionnement en combustible et de son enrichissement, cf cet ancien reportage sur FranceCulture, les mines au Niger (le scandale Uramin) etc...
Dans le cas du Limousin, je ne retrouve plus le papier mais il y avait aussi une histoire de pollution chimique liée à la méthode d'extraction ou de lavage qui requérait l'usage de grosses quantités d'acide sulfurique.
Concernant les éoliennes, bien que d'un niveau de danger ou de complexité moindre, apparemment ce n'est pas aussi simple de remettre en état les sols lorsqu'une éolienne est hors d'usage ou démontée, il reste la partie bétonnée dans le sol dont le retrait est complexe et coûteux.
Le photovoltaïque, c'est relativement énergivore et polluant lors de la production et de l'élimination des panneaux. Sans compter les projets délirants de "routes solaires" voués à l'échec (mettre des panneaux dont le rendement est intrinsèquement faible sous une épaisse résine, le tout dans le sol sous la poussière, la boue et soumis aux contraintes mécaniques de véhicules roulant dessus, c'est vraiment un gâchis incroyable), ou d'autre qui ne trouvent pas d'autres endroits pour les installer que des forêts (qu'il faut raser), on atteint des sommets de bêtise criminelle.
Mais tout cela est aussi à mettre en perspective de l'effort de R&D qu'on veut bien investir dans les différentes technologies. Dans la durée, les investissements dans la filière nucléaire ont été colossaux durant plus d'un demi-siècle en France, avec une certaine réussite (avant qu'on ne commence à perdre la maîtrise d'oeuvre suite à la vente à la découpe de multiples services et entreprises clés de cette industrie).
Un des principaux problèmes des énergies dites renouvelables est l'intermittence de la production.
En France on a aussi des gens qui travaillent sur le stockage de l'énergie, cf le réseau RS2E.
Reste à savoir si l'investissement humain et matériel dans ces labos et structures est à la mesure de l'enjeu.
Enfin, la meilleure énergie c'est celle qu'on n'utilise pas. On a notamment des dizaines de milliers de bâtiments publics (écoles, lycées, universités, bâtiments administratifs, mairies etc...) qui pourraient être mieux isolés ou conçus et qui sont encore trop énergivores. Et donc une grosse marge de progrès possible pour la puissance publique si telle était la volonté politique de montrer l'exemple.
[^] # Re: tl;dr
Posté par bistouille . En réponse au lien Non, le nucléaire n’est pas un investissement durable selon les critères de l’Union européenne. Évalué à 8.
Bonjour,
Il faut aussi prendre en compte le "coût environnemental" de l'approvisionnement en combustible et de son enrichissement, cf cet ancien reportage sur FranceCulture, les mines au Niger (le scandale Uramin) etc...
Dans le cas du Limousin, je ne retrouve plus le papier mais il y avait aussi une histoire de pollution chimique liée à la méthode d'extraction ou de lavage qui requérait l'usage de grosses quantités d'acide sulfurique.
Concernant les éoliennes, bien que d'un niveau de danger ou de complexité moindre, apparemment ce n'est pas aussi simple de remettre en état les sols lorsqu'une éolienne est hors d'usage ou démontée, il reste la partie bétonnée dans le sol dont le retrait est complexe et coûteux.
Le photovoltaïque, c'est relativement énergivore et polluant lors de la production et de l'élimination des panneaux. Sans compter les projets délirants de "routes solaires" voués à l'échec (mettre des panneaux dont le rendement est intrinsèquement faible sous une épaisse résine, le tout dans le sol sous la poussière, la boue et soumis aux contraintes mécaniques de véhicules roulant dessus, c'est vraiment un gâchis incroyable), ou d'autre qui ne trouvent pas d'autres endroits pour les installer que des forêts (qu'il faut raser), on atteint des sommets de bêtise criminelle.
Mais tout cela est aussi à mettre en perspective de l'effort de R&D qu'on veut bien investir dans les différentes technologies. Dans la durée, les investissements dans la filière nucléaire ont été colossaux durant plus d'un demi-siècle en France, avec une certaine réussite (avant qu'on ne commence à perdre la maîtrise d'oeuvre suite à la vente à la découpe de multiples services et entreprises clés de cette industrie).
Un des principaux problèmes des énergies dites renouvelables est l'intermittence de la production.
En France on a aussi des gens qui travaillent sur le stockage de l'énergie, cf le réseau RS2E.
Reste à savoir si l'investissement humain et matériel dans ces labos et structures est à la mesure de l'enjeu.
Enfin, la meilleure énergie c'est celle qu'on n'utilise pas. On a notamment des dizaines de milliers de bâtiments publics (écoles, lycées, universités, bâtiments administratifs, mairies etc...) qui pourraient être mieux isolés ou conçus et qui sont encore trop énergivores. Et donc une grosse marge de progrès possible pour la puissance publique si telle était la volonté politique de montrer l'exemple.